Confidence pour confidence - Comment j'ai changé de vie

Confidence pour confidence

Je ne sais pas pourquoi je ressens le besoin de vous écrire ce soir. Peut être parce que je suis à un tournant de ma vie, personnelle et professionnelle. Surement parce que je reçois beaucoup de messages adorables en ce moment, des messages intimes, personnels qui me parlent de peurs, de doutes et qui me demandent mon secret. Mon secret pour être positive, enjouée, pour arriver à gérer ma vie professionnelle et ma vie de jeune maman, mon secret pour ne jamais douter et avoir confiance en moi.

Alors je vais vous décevoir, surement. Je n’ai pas de secret, pas de recette miracle. Je doute aussi, j’ai peur parfois. Je doute dans ma vie de maman, dans ma vie d’entrepreneur, de blogueuse. Je doute dans ma vie d’épouse et de femme. La différence avec il y a quelques années, c’est que ces doutes ne font plus totalement barrage à mon action. Je doute, j’ai peur, mais cela ne m’empêche plus de me mettre en action et d’aller de l’avant.

Je crois qu’il y a eu plusieurs tournants dans ma vie, le plus marquant surement a été il y a quelques années. Examen gynécologique, on me trouve une « grosseur » à l’ovaire. A ce simple mot tout s’écroule autour de moi et les questions défilent  » ça veut dire quoi grosseur ? » et puis presque tout de suite après  » ça veut dire que j’ai un cancer ? ». Ma maman est décédée d’un cancer à 30 ans, ça rend un peu parano sur la question. Au fil des examens et des semaines qui passent il s’avère qu’il n’y a rien de grave, et que la vie doit reprendre son cours. Mais j’ai eu peur, vraiment, et j’ai réalisé combien j’avais raté de choses, d’opportunités, combien je m’étais gâchée la vie avec des choses qui n’en valaient pas la peine, combien au contraire je n’avais pas assez savouré certains moments. Alors je me suis jurée à ce moment là que j’allais vivre, pleinement et sans compromis. C’est pour cela qu’aujourd’hui je me lève – très – tôt, que je parle – très – vite, que j’ai beaucoup de projets en même temps, que j’aime – trop – fort. Pour cela que je savoure des petits bonheurs anodins comme l’odeur de la brioche qui sort du four, les ronronnements de mon chat sur mes genoux, le soleil qui se lève à travers les volets de la fenêtre de la cuisine. Pour cela que je m’émerveille devant les fleurs, les papillons et les formes de nuages dans le ciel. En fait, je crois que je n’avais pas réalisé avant ce moment là combien la vie est précieuse et surtout que l’on n’a pas de deuxième chance, il n’existe pas de bouton reset, pas de deuxième vie ou d’elixir magique.

C’est bête d’avoir du en passer par là pour réaliser cela, mais je crois que malheureusement c’est trop courant. Il y a quelques semaines je regardais un documentaire sur une jeune femme, atteinte d’un cancer à 27 ou 28 ans, qui avait trouvé le courage après sa rémission de se lancer dans le one woman show, chose qu’elle rêvait de faire depuis des années mais n’avait jamais osé se lancer … Et les exemple sont multiples. Et c’est dommage. J’espère arriver à transmettre ça à ma fille, vivre l’instant. Sur instagram il y a quelques jours je vous partageais cette phrase de mon grand père que je n’avais pas compris petite mais qui fait tellement écho en moi aujourd’hui « bouffe la vie avant qu’elle ne te bouffe ». La vie l’a bouffé mais je pense à lui chaque jour, particulièrement dans ces périodes là, de transition où la vie nous chahute et puis, j’avance.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *