" Tu as de la chance " - Comment j'ai changé de vie

 » Tu as de la chance « 

Il y a quelques mois j’avais proposé un article sur ce sujet mais je n’en étais jamais satisfaite … Le temps était donc venu pour moi de le retravailler et de vous en proposer une nouvelle version …

S’il y a bien un qui m’agace dans les commentaires sur Instagram ou dans la vie en général c’est celui là  » Tu as de la chance « . [Exemples en vrac]  » Tu as de la chance d’être mince « , « Tu as de la chance d’avoir du temps « ,  » Tu as de la chance d’avoir des abdos  » ou encore l’éternel  » Tu as de la chance d’avoir tant de motivation « .

Rien ne me fait plus bondir que ces commentaires … Parce que croyez le ou non c’est TOUT SAUF une question de CHANCE !

La chance ça n’existe pas, c’est juste la meilleure excuse pour justifier de ne pas se prendre en main.  » J’ai pas de chance c’est mon métabolisme ou ma morphologie « . [Il n’y a pas de jugement de ma part, cette excuse a été mienne pendant une dizaine d’années].

Si l’on revient 18 mois en arrière je n’étais pas mince, je n’avais pas d’abdos et je n’avais aucune motivation. J’étais en surpoids, dépressive. Je n’avais pas confiance en moi. Je ne savais même pas ce que j’aimais dans la vie. Je pensais que j’étais inutile / sans intérêt / que je ne méritais pas d’être aimée et encore moins d’être heureuse. Bref, vous voyez le tableau.

La personne que je suis aujourd’hui tant physiquement que dans ma tête c’est le résultat (encore partiel) d’un long travail ! Je ne me suis pas réveillée un jour en ayant radicalement changé ! (Ce serait – Bien – trop simple).

En ce qui concerne la motivation … Vaste question ! On me demande souvent d’où vient ma motivation, d’où je tire cette force de me lever le matin pour faire du sport et enchainer avec une journée de travail, comment je fais pour résister aux cookies de chéri ou encore comment je trouve le temps et l’envie de tout cuisiner moi même…

La réponse à ces questions c’est juste un an de remise en question, de ratages, de réussites, d’apprentissage.

Au début de mon rééquilibrage j’étais une FEIGNASSE. Le genre de nana qui rentrait chez elle à 17h et ne trouvait rien de plus intéressant à faire que de s’avachir sur son lit et de regarder des films / séries jusqu’au soir. Il m’a donc fallu une énorme volonté pour me dire du jour au lendemain que dorénavant le soir ce serait 45 min de course à pied. J’en ai pleuré et je me disais « Tu as pris la décision de changer de vie, maintenant donne toi les moyens bordel ! » (Oui je suis très sympa avec moi même !)

Tout a commencé comme ça, par la volonté non pas seulement de perdre du poids en faisant le n-ième régime de ma vie mais plutôt par la volonté de vraiment changer de vie du tout au tout. Je n’assumais pas la personne que j’étais devenue, dépressive, mal dans ma peau, introvertie. Et quand on DÉTESTE DE TOUTES SES FORCES la personne que l’on est, je  vous assure ça fait se bouger.

Aujourd’hui le sport est un besoin ! Il me permet d’évacuer. Je n’en fais plus dans l’optique de perdre du poids mais de me faire PLAISIR, d’être en bonne santé, de me muscler, d’être BIEN dans mon corps, de M’ASSUMER. Alors oui évidemment il y a des matins ou c’est dur, des soirs où il fait nuit et des jours où il fait trop chaud, mais honnêtement quand on arrive à dépasser ce moment de doute et de flemme la satisfaction est encore plus grande ! Je ne dis pas qu’il ne faut pas écouter son corps (au contraire!) mais qu’il faut savoir (très souvent) se donner de GROS coups de pied aux fesses pour avancer !

Il y a toujours des périodes où on est mieux, d’autres moins bien, parfois on progresse d’un coup, parfois on stagne, c’est le jeu. Mais prendre l’habitude de faire du sport régulièrement c’est déjà LA bonne idée. Peu importe si on ne progresse pas très vite, on progresse toujours plus que celui qui est resté assis sur son canapé ! Peu importe si on ne peut en faire que 20 min par jour, c’est déjà beaucoup mieux que rien. Peu importe si les gens nous prennent pour des fous, bientôt ils nous envieront !

Pour la nourriture … Si vous avez lu les articles précédents, vous avez du voir que je n’étais pas la personne qui mangeait le mieux au monde et qu’en plus je faisais d’énormes crises d’hyperphagie et de boulimie

J’ai passé des années à chercher un espèce de réconfort dans la nourriture, jusqu’à comprendre que non seulement je ne trouverai jamais ce-dit réconfort dans la nourriture mais qu’en plus les kilos de trop étaient eux bien présents … Je me suis prise en main, j’ai suivi 2 thérapies, un psychiatre et un thérapeute en hypnose. Ces thérapies ont été très bénéfiques. J’ai appris peu à peu à comprendre l’origine de mon mal être, à l’identifier, à l’apprivoiser puis peu à peu à me détacher de mon rapport fusionnel à la nourriture. Alors la démarche de se faire aider est dure, très dure parce que cela nécessite de se rendre compte que l’on a besoin d’aide et que cela peut prendre du temps.. Mais honnêtement cela vaut le coup. J’ai compris peu à peu que le problème venait de moi, de l’intérieur de moi et qu’il était inutile d’essayer de trouver une solution à l’extérieur, j’ai compris que c’était à moi de régler ce problème avec moi même.

Depuis mon rapport à la nourriture a radicalement changé, je n’ai plus besoin de me gaver pour me sentir bien, la nourriture ne dicte plus ma vie comme elle l’a (trop) longtemps fait.

Aujourd’hui j’ai appris à manger sain. Je fais tout maison, les compotes, les pâtes, le pain, les gâteaux, les soupes etc. Je mange 7/8 fruits et légumes par jour, j’ai supprimé tout sucre raffiné de mon alimentation (et de mon appart par la même occasion), etc etc. Vous allez me dire « c’est chiant » mais non ! J’ai trouvé mon alimentation dans laquelle je me sens BIEN ! Et surtout qui me procure du plaisir au quotidien !! Et pour vous dire maintenant quand je mange du transformé ou gras / sucré je suis physiquement mal, j’ai mal au ventre, la diarrhée, des nausées etc. Du coup je n’ai aucun mal à résister à des cookies, des pains au chocolat, des bonbons ou encore des pâtes carbonara. Toutes ces choses pour lesquelles j’aurais tué auparavant ne me font même plus envie, tout simplement. Mon plaisir à moi c’est par exemple du poulet grillé avec une potée de choux aux pommes et un carré de chocolat noir en dessert. Pour moi ça c’est divin !

C’est donc une question d’apprentissage. On PEUT changer, c’est possible, vraiment ! Mais pour ça si on le désire vraiment il faut se donner les moyens, ne pas se chercher d’excuses mais trouver des solutions !

Prendre chaque jour comme une nouvelle chance, comme un nouvel objectif à atteindre. On a tous des objectifs différents, on a tous des vies différentes mais peu importe. L’essentiel c’est d’essayer, de se donner les moyens. Parfois on se plante, on se gamelle, on régresse. La route est toujours longue et très souvent sinueuse. Mais le jeu en vaut la chandelle.

 

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