excuse

Je peux pas, j’ai [aqua] poney !

 

Que la personne qui ne s’est jamais trouvée d’excuses me jette la première pierre.

Il y a plusieurs types d’excuses. Celles dont on se sert auprès d’une tierce personne pour justifier un retard ou une absence à un événement [ ne me dites pas que vous n’avez jamais prétexté une bonne gastro pour échapper à un dîner avec la belle famille ou à des amis un peu trop collants ? ] ou que vous n’avez jamais inventé de bouchons ou retard de bus – on connait tous).

Et puis il y a celles que l’on trouve pour soi même. (celles là ce sont les pires !)  Pour justifier de ne pas faire de sport, d’avoir pris du poids, de ne pas se prendre en main (ou pour toute autre raison pas chouette).

Personnellement j’ai passé 24 années de ma vie à trouver des excuses – et à me trouver des excuses.

Petite, c’était pour ne pas ranger ma chambre, ne pas faire mes devoir, justifier une mauvaise note ou encore retarder l’heure du coucher.

Et puis cela a été des pelles [que dis-je des wagons !] d’excuses pour ne pas me prendre en main. Pour ne pas prendre ma vie en main en fait. Parce que j’avais peur. Tout simplement.  Peur de ne pas réussir.

Parce que ne pas essayer ce n’est pas vraiment échouer. Cela demande moins d’investissement et puis on est toujours dans cet espoir « je n’ai pas essayé mais j’aurais pu. » Quand on a essayé et que l’on a raté c’est autre chose. Une belle claque. On s’est officiellement planté, et ça c’est plus compliqué à avaler ! 

La 25 ème année je me suis mis un coup de pied aux fesses – littéralement. En réalisant que ce patchwork d’excuses pour échapper à à peu près tout me faisait aussi passer à côté de ma vie. Je n’étais pas bien dans ma peau [euphémisme pour «  Affreusement complexée »], j’avais si peu confiance en moi que je n’osais pas lever la main en classe pour répondre à une question ou rentrer dans un magasin et demander un renseignement. J’étais dépressive et persuadée que le bonheur n’était pas pour moi. [Oui parce qu’il y des gens qui ont droit au bonheur mais moi non, c’était comme ça]. Et il fallait que ça change.

Exit les  » Je ne peux pas aller courir parce qu’il pleut / fait trop chaud / fait trop froid / fait trop humide « , les  » Je peux me goinfrer de chocolat parce que c’est Pâques (ou Noël), les « J’ai pris 3 kg parce que je fais de la rétention d’eau ». Ou encore  » la balance n’est pas fiable « ,  » c’est que du muscle « ,  » je fais un écart parce que c’est bien l’anniversaire de quelqu’un quelque part « .  » Je n’ai pas le temps ( mon ex excuse préférée) – Bref. Je ne vous fais pas un dessin.

J’ai réalisé que ce que je prenais pour des vérités étaient en fait des excuses… Et cela a radicalement changé ma vie.

Il ne s’agit pas de faire parfaitement, je crois qu’il faut juste essayer de donner le meilleur , chaque jour. D’essayer. D’échouer et de tenter encore. Bien sur on rate mais l’échec n’est jamais définitif, c’est un apprentissage. Je crois qu’il ne faut pas avoir peur de l’échec, il faut l’apprivoiser et en faire son allié. L’échec c’est le meilleur façon de recommencer, en faisant encore mieux.

 

 

 

 

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