Avancer, et laisser derrière soi ses valises, ses peurs et ses doutes. - Comment j'ai changé de vie

Avancer, et laisser derrière soi ses valises, ses peurs et ses doutes.

 

Aujourd’hui j’avais envie de partager avec vous un moment assez intime. Une réflexion et un cheminement que j’ai depuis quelques temps et qui, peut-être, pourra vous parler, à vous aussi.

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous le savez, je vais me MARIER avec zhomme en 2016 en Corse. Et ça c’est chouette, SUPER CHOUETTE même. Lorsque j’en parle j’ai les yeux qui brillent et le cœur qui palpite un peu plus fort. Parfois même j’en ai les larmes aux yeux tant cet engagement signifie quelque chose pour moi.

Pourtant pendant quelques mois cette joie a été entachée de beaucoup de questionnements, de peurs et de DOUTES.

Je crois que ce sont dans les moments clefs de notre vie que l’on se rend compte si on est réellement en accord avec soi-même, si on est débarrassés des casseroles de son passé. Le mariage fait partie de ces moments importants et c’est aussi à ce moment-là que j’ai réalisé que pour moi la réponse était clairement non.

Non je n’avais pas digéré la mort de ma mère, non je n’avais pas tourné la page, oui j’avais encore ce sentiment d’abandon, oui j’avais PEUR de réécrire la même histoire, oui j’étais tétanisée et oui cela entachait clairement mon bonheur.

Et puis j’ai pris le temps de me poser et de réfléchir, seule.

Et j’en suis venue au fait que oui, on a tous notre histoire avec un passé plus ou moins facile à accepter et à assumer.

On a tous des peurs, des doutes, des moments de faiblesse. On a tous aussi des choses qui nous angoissent. Rien de plus humain et normal que cela au fond. Rien de plus banal comme sentiment que celui de peur. Certains ont peur du vide, des araignées ou encore des serpents ou du noir. Moi c’est l’engagement. La notion d’engagement représente beaucoup pour moi, énormément même. Et parfois cela me tétanise.

On a tous des choses qui nous touchent, des choses qui nous renvoient inexorablement à notre histoire passée. Mais je crois que la seule chose à faire est d’accepter, d’accepter car par définition le passé est révolu, nous n’avons plus aucune prise dessus. Se torturer ne permettra pas de refaire l’histoire. Pleurer, être en colère et lui en vouloir ne fera pas revenir ma mère.

Alors il faut avancer tout en se débarrassant de ses valises, parfois bien trop lourdes à porter au quotidien. On les abandonne en chemin. Après on se sent plus légers, plus libres, on peut avancer plus vite, courir, sauter, vivre. Sans ce poids que l’on traine inlassablement. Le mien je l’ai trainé pendant 25 ans. Je considère que c’est bien assez. Bien trop même si l’on considère la souffrance associée. Mais ce qui est fait est fait.

Bien sûr lorsque j’y pense je suis triste, un peu, j’aimerais surtout qu’elle soit près de moi en fait. Pour partager mon BONHEUR et ma joie. Pour rencontrer mon amoureux. Pour me tenir la main quand je doute ou essuyer les larmes qui coulent sur mes joues lorsque je pleure. Pour me serrer dans ses bras et me dire qu’elle m’aime aussi.

Mais je pense surtout à elle d’une manière plus apaisée, moins violente, avec plus de recul.

Peut-être que c’est cela le deuil, finalement.

En tous cas c’est la vie.

 

La vie continue malgré tout. L’avenir est à construire, chaque seconde est à inventer et personnellement j’ai perdu trop de temps à regarder en arrière, à trainer des valises trop lourdes et à avoir mal.

Aujourd’hui j’ai envie de me délester, j’ai envie de vivre pleinement, j’ai envie d’être LIBRE.

LIBRE d’être en vie, libre d’être HEUREUSE, libre de toute culpabilité, libre de vivre pleinement les mois à venir. On ne peut pas refaire le passé, on ne peut en aucun cas revenir en arrière, mais le présent a le mérite d’exister et de pouvoir être vécu pleinement.

Chaque seconde est à vivre.

Demain est à inventer.

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