Comment j'ai changé de vie

La réussite, cette obsession.

 » Nous avons tendance à mesurer la réussite à l’importance de nos salaires ou à la grosseur de nos voitures plutôt qu’aux liens que nous cultivons avec les autres  » Martin Luther King

Alors que je suis dans une période un peu floue concernant mon avenir professionnel (et oui moi aussi je doute !), je suis tombée sur cette phrase qui m’a fait COGITER. C’est pourquoi j’avais envie de partager cette réflexion avec vous.

Alors, cette réflexion elle a consisté en quoi ? A me demander « France, pour toi qu’est ce que c’est que la réussite » – tout simplement.

[et oui le bac de philo pour moi c’était il y a 8 ans mais j’ai parfois quelques relents !]

Evidemment, depuis petite on m’a appris que la réussite c’était d’avoir de BONNES notes, puis d’intégrer une BONNE école grâce à une BONNE classe préparatoire, de faire de BONS stages et puis de trouver un BON travail.

Mais derrière tous ces « BON » qu’est ce qu’il y a ? Qu’entend – on par « BON travail  » ?

Derrière tous ces « BON » il y a évidemment la notion de RÉUSSITE. Une notion de réussite qui est alors très largement associée aux notions de pouvoir, d’influence, de rémunération. Et en y réfléchissant j’ai réalisé que ce n’était pas MA définition de la réussite, plutôt celle que m’imposait (nous imposait ?) la société.

Parce que instinctivement si vous m’aviez posé la question : quelle serait ta plus belle réussite ? j’aurais répondu sans hésiter « être heureuse ». Mais être heureuse ça ne se qualifie pas en k€ de rémunération annuelle, en nombre de personnes managées ou encore en nombre de montres Rolex.[ Attention, je ne dénigre pas cette perception de la réussite, je dis juste que ce n’est pas la mienne]

La réussite en fait je crois qu’on en a tous notre propre définition, tout comme de celle du BONHEUR. Et je pense qu’il est important de poursuivre SA Définition, quelle qu’elle soit, peu importe tant qu’on est en accord avec soi même. Le soucis c’est que la définition que notre société actuelle donne de la réussite, ce n’est pas forcément la notre, ce n’est pas forcément celle qui nous permettra de nous épanouir, d’être nous même, d’être vrai, d’être bien. [peut être mais peut être pas].

En effet, nous vivons dans une société où règnent en maître les mots « efficacité« , « rentabilité« , « performance« . Même dans un hôpital il faut être « rentable » et « performant« …  Personnellement, ça me fait flipper, mais c’est comme ça.

Alors j’ai décidé de mettre de côté l’association « réussite = argent » pour me concentrer sur ma définition à moi « réussite = bonheur« .

On arrive alors au deuxième stade de ma réflexion et deuxième question existentielle « Qu’est ce qui me rend heureuse ? » et là j’ai fait une liste, avec la ferme intention de me concentrer là dessus quoiqu’il arrive.

En tête de liste : Etre heureuse = être amoureuse, bien dans mon couple, fonder une famille. (Y’en a que ça ferait sourire.  » sa réussite à elle c’est d’être maman ? » Et bien oui croyez le ou non pour moi c’est le plus beau « métier » au monde.)

Puis arrive le second point, sujet un peu tabou en ce moment : m’épanouir dans ma vie professionnelle. Alors là TOUT UN PROGRAMME. Pour la première fois depuis des années je me suis posée et je me suis demandé : ça veut dire quoi  « m’épanouir dans ma vie professionnelle ? ». Parce que malgré de BONNES notes, une BONNE école, de BONS stages et un BON premier job, bien dans le moule, bien comme il faut, à aucun moment je ne me suis réellement épanouie dans ce que je faisais. Alors aujourd’hui France punaise pose toi réellement la question : Pour toi ça veut dire quoi ? Et en fait le plus dur ce n’est pas de se poser la question c’est d’y répondre et d’y répondre SANS FILTRE. Par sans filtre j’entends, sans a priori, sans barrière. D’y répondre avec le plus de sincérité et d’humilité possible. Et ce n’est pas simple, tout simplement parce que cela nécessite parfois de « désapprendre » ce que l’on a passé tant d’années à intégrer, cela nécessite de se remettre en question, de se poser les questions qui fâchent. Cela nécessite de se regarder dans la glace et d’être HONNÊTE avec soi même, et ce n’est pas toujours simple. Comme il n’est pas simple de ne pas être tout à fait « comme il faut », de nager à contre courant. Mais si cela est juste pour nous et que cela nous fait du bien … C’est que c’est la bonne voie !

Alors voilà pour moi  cela veut dire cuisiner, tester, ECRIRE, coacher. Alors, certes, ce n’est pas vraiment raccord avec la définition de la réussite que l’on m’a rabâchée pendant des années. Celle qui disait que pour être une personne « bien » et « respectable » il fallait « avoir un travail stable », « travailler dans un bureau », « manager » et j’en passe. Alors je tente de mettre de côté que « l’écriture n’est pas un métier, tout le monde sait écrire« , que « à quoi ça sert d’avoir fait des études pour faire CA« , que « pour être quelqu’un de bien il faut faire telle ou telle chose » que pour faire confiance à la petite voix dans le creux de ma tête qui me dit que c’est le bon choix, et que ma RÉUSSITE à moi elle est là.

 

7 commentaires sur "La réussite, cette obsession."

  1. Alixant dit :

    Whaou….. En faite tu résumes juste mes doutes, mes questions du moments ….. Comme ou je suis en pleine transition professionnelle. Je suis passée decole d’infirmière a un BTS de diététique. Alors oui je m’éclate plus, mais pour moi aujourd’hui le bonheur se résumerait en trois mot : exister, profiter et me dépasser. Alors pas forcément a travers le métier de diététicienne que je vise, mais dans toutes petites choses à côté, qui grâce a toi et toi seule aujourd’hui jarrive a mettre en place. Tu m’as redonné le plaisir du running, la gourmandise des plats sains, et les petites joies au quotidiens… Jai surmonté mon anorexie et aujourd’hui je veux ma battre aussi pour faire de ma vie ce que je veux qu’elle soit. Pas ce que la société nous demande detre. Je t’admire et tu es mon petit coatcher journalier 😉 merci pour tout France…. Romane

  2. Pris_healthy dit :

    Un texte qui résume tellement mon quotidien … Comme chacun de tes articles il est vraiment bien écrit, son réalisme ainsi que ces mots sont tellement touchant bravo
    Bis

  3. david dit :

    Il y a un truc que je retient de ton texte France : faire ce qui nous semble JUSTE pour nous.
    C’est quelque chose que l’on a tous beaucoup trop oublié. Lorsque je me penche sur la réussite de ceux que j’admire je fais ce constat : tous sont hors des sentiers battus et tous ont décidé de suivre leur instinct, au final ce qu’ils pensaient être juste pour eux même.
    Au final comme le relate la philosophie asiatique, l’important est de marcher sur le chemin que l’on s’est choisi et l’on y découvrira forcément tout un tas de trésor.

  4. Elodie dit :

    Je viens tout juste de lire ton article (très bien écrit soit dit en passant) et je partage ton point de vue. Cependant, à l’heure actuelle, le besoin d’être « heureux » malheureusement ne suffit pas… La pression sociale est telle que l’on se sent obligés de poursuivre un parcours tracé, quand bien même il ne nous correspond pas. Car il faut être en accord avec ce que les autres (parents, famille, amis..) veulent que l’on soit et non pas, ce que l’on est.
    J’en ai moi même l’expérience regrettable, où je me suis lancée dans quelque chose dont les parents seraient « fiers », un parcours socialement « acceptable »… Au jour d’aujourd’hui je me rends compte (avec la maturité et l’expérience de vie) que je ne m’épanouis pas dans mon métier, j’évolue, je progresse mais je le fais pour gagner « mon argent »… Avec le recul, j’aurai voulu changer beaucoup de choses, mais je n’ai pas le courage « moral et social » à 26 ans de changer du tout au tout.
    Tu as aujourd’hui la possibilité de réaliser tes rêves (peut-être que momentanément) mais je pense qu’il est important au moins d’essayer…
    Bon courage à toi. Bise

  5. Pouce dit :

    La réussite professionnelle se résume pour moi à 2 choses: subvenir aux besoins de ma famille et aller au boulot avec plaisir. J’aime ce que je fais et cela rend mes journées bien plus agréables que celles des personnes aigries. J’ai bossé de chez moi fut un temps et j’ai détesté (j’ai fait cela pendant 1 an): plus de contact avec les autres, plus de fous rires avec les collègues ou les clients. L’humain m’avait manqué.

  6. Charlene dit :

    C’est tout à fait ce que j’avais besoin de lire. Je suis en plein doute sur le plan professionnel: titulaire d’une licence en hôtellerie je souhaite me réorienter car je n’aime absolument pas travailler dans ce milieu. Or, je n’ai de l’expérience que dans l’hôtellerie. Du coup depuis août je suis sans emploi et pour moi c’est la preuve d’un échec.. Je ne sais plus quoi faire, je ne sais pas si je dois chercher un travail ou si je dois faire une formation… Difficile tout ca. En tout cas tes articles me font du bien et me font réfléchir. Merci pour ton partage 🙂

    1. France Rigal dit :

      Merci beaucoup Charlène 🙂
      Bon courage, vraiment. Je ne peux que te conseiller de suivre ton coeur et tes envies … La vie est trop courte pour être quelqu’un d’autre !

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