Tolérance, où es tu ? - Comment j'ai changé de vie

Tolérance, où es tu ?

Cela fait un moment que cet article est dans mes brouillons. Que j’écris – que j’efface – que je reformule – et puis que finalement je renonce (lâchement) à publier parce que je ne suis jamais satisfaite de mon approche – et puis que finalement je ne trouve jamais le bon angle pour aborder le sujet.

Mais aujourd’hui je suis en colère [ peut-être que c’était ce qu’il me fallait pour enfin me lancer dans la finalisation de cet article ].

Je suis en colère parce que j’ai l’impression que le manque de tolérance est grandissant – et ce dans tous les domaines. Alimentation – Physique – Religion – Mode de vie – Travail – Bref, tout. Un manque de tolérance qui conduit à des raccourcis faciles – Faciles et erronés.

Le dernier en date vient de la mère d’une amie « on est chômeur en France quand on n’a pas vraiment pas envie de bosser ». Autrement dit être chômeur est toujours un choix et « chômeur = profiteur ». Mon sang n’a fait qu’un tour. C’est la chose la plus débile que j’ai entendu depuis longtemps.  Mais il y a (malheureusement) beaucoup d’assertions de ce type qui circulent.  » Mince = anorexique  » /  » Végétarien = mangeur de GRAINES  » /  » écolo = bobo  » /  » coureur de fond = psychopathe qui s’ignore  » [ j’exagère à peine ] /  » femme musclée = pas féminine  » /  [ etc etc ]

Et il n’y a rien à faire ce genre de raccourcis me donnent la nausée. [ D’ailleurs hier F a subi mes ruminements de protestation pendant quelques heures après le-dit-échange (un peu houleux) ]

En ce qui concerne l’alimentation je considère que c’est un choix. Par définition le choix est personnel et doit être libre. L’alimentation c’est mon métier. Je suis donc assez à cheval sur la question lorsque je suis chez moi. Je cuisine maison – et plutôt très sain. Cela ne m’empêche pas de respecter les modes de vie – différents – des autres.

Je ne rechigne pas à faire une pizza – à faire des menus vegan lorsque certains de mes amis viennent manger – j’achète de l’alcool pour les soirées même si je n’en consomme pas et je n’oblige personne à manger un taboulé de quinoa. Lorsque l’on me questionne sur le sujet je me fais un plaisir d’échanger, de donner mon avis, de partager. Mais jamais dans l’optique de convaincre qui que ce soit. Parce que je pense que c’est une question de libre conscience personnelle.

Tout comme le choix d’arrêter de consommer des produits animaux, le choix de la religion, du travail, du compagnon, du mariage, de manger bio, ou encore d’avoir des enfants ou non.

[ Parmi une multitude d’autres choix – tout aussi personnels ]

Et puis qui est-t-on pour juger de choses si intimes ? Sérieusement ?

On peut tout à fait considérer qu’un mode de vie X est meilleur pour nous [ d’ailleurs c’est souvent la principale raison qui nous fait faire un choix plutôt qu’un autre ] mais qui est-on pour penser (et dire tout haut) que cette manière de vivre / de penser / d’agir est la seule et unique respectable et qu’il doit s’ériger en loi universelle ? ( Kant, si tu passes par ici – oui j’ai des références hein ! ) [ et puis d’ailleurs que toutes les personnes qui ne partagent pas cette opinion / ce mode de vie / cette façon de penser – il n’y a pas de mention inutile est un abruti ]

Bref, tout ça pour en arriver à dire ça : un peu de respect, de tolérance, d’amour, ça ne ferait pas de mal à ce monde !

 

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