Le temps qui court … - Comment j'ai changé de vie

Le temps qui court …

 

Ado j’ai écouté cette chanson des milliers de fois. Je la connais par cœur.

Et pourtant ce n’est que récemment que j’ai pris conscience de combien le temps passait filait inexorablement.

Un peu comme un filet d’eau au creux de nos doigts…

Parfois j’aimerais pourtant pouvoir arrêter le temps, que certains instants durent indéfiniment.

Le fait d’être aujourd’hui plus proche de la trentaine que de la vingtaine me donne un peu des sueurs froides. Je pense que l’on peut dire que j’ai définitivement atteint l’âge adulte. Et pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai l’impression de ne pas être vraiment prête à tout cela.

[Vous voyez j’ai envie de hurler NON NON je veux rester une ADULESCENTE !!!].

Alors oui on a beau me dire « l’âge c’est dans la tête tousse toussa y’a quand même des choses qui travaillent. A bientôt 26 ans « j’ai l’âge » de me marier, d’avoir des enfants, un poste à responsabilités, et un crédit immobilier.

WAOUH !

J’ai attendu ce moment pendant toute mon adolescence. Le moment où je serai considérée (enfin) comme une grande personne, le moment où l’on m’écouterait, où mon avis aurait de la valeur – vous voyez le tableau ? Et pourtant d’un côté, ce moment est arrivé trop vite.

 

Je réalise que plus jeune j’avais tout planifié : A 17 ans j’ai mon bac, à 18 ans mon permis, à 21 ans mon premier enfant, à 24 ans le deuxième, puis à 25 ans un mariage puis ensuite une maison avec un jardin et un bébé chat. Et puis pourquoi pas un troisième enfant. Tout ça avant la trentaine.

Force est de constater que j’ai pris un peu de retard sur ce qui était prévu.

(Et finalement ce n’est peut-être pas plus mal).

J’ai passé beaucoup de temps à planifier ma vie, à faire ce que les autres attendaient de moi, à ce qui paraissait bien dans la norme, à être une personne que je n’étais pas vraiment, à paraître. Et je réalise aujourd’hui que je n’ai pas pris le temps de vivre. Par « vivre » j’entends « vivre pleinement », être moi, être transportée, vibrer.

En fait j’ai un peu l’impression que pendant toutes ces années je me suis PERDUE EN ROUTE. J’ai perdu de vue la personne que j’étais, la personne que je voulais être, ce à quoi j’aspirais réellement. J’étais un peu perdue et je me suis laissée porter, transporter vers des horizons qui n’étaient pas vraiment miens.

Alors aujourd’hui, avec quelques années de plus et du recul j’ai l’impression d’être plus libre. Plus libre de mes choix, de mes envies. Cela a pris plus de temps que prévu mais pour la première vois j’ai l’impression d’être réellement moi, d’avoir des objectifs, des peurs et des doutes qui font que je suis aujourd’hui fidèle à moi-même.

Aujourd’hui j’essaye de vivre, de ne pas prêter attention à tout cela, de vivre pleinement chaque seconde e essayant d’être en adéquation avec moi-même. Ce n’est pas toujours facile, parfois ça fait mal, parfois ça fait peur. Mais je pense que c’est la seule solution pour ne plus avoir ce gout amer dans la bouche, cette sensation d’être passé à côté de quelque chose, d’avoir emprunté un chemin qui n’était pas le sien, d’être un peu passé à côté de sa vie, d’une certaine façon.

 

[Bref, tout ça pour dire :Arrêter de planifier / organiser / prévoir et VIVRE]

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