Ce qui ressemble au hasard souvent est un rendez-vous. - Comment j'ai changé de vie

Ce qui ressemble au hasard souvent est un rendez-vous.

En écoutant pour la n-ième fois cette chanson de Cabrel, j’ai bloqué sur cette phrase :  » Ce qui ressemble au hasard souvent est un rendez-vous « . 

[Allez savoir pourquoi cette phrase ne m’a interpellée qu’à la 103 eme écoute …]

Bref, tout cela pour vous dire que je ne crois pas vraiment au hasard.

De moins en moins, en fait. 

Lorsque j’ai fait une fausse couche à 20 ans ma vie était en lambeaux, j’ai cherché des explications, j’ai essayé de comprendre. Le verdict du médecin à ce moment là a été sans appel «  il faut arrêter d’essayer de comprendre, parfois c’est le hasard, c’est tout « .

Sur le coup je me suis satisfaite de cette « explication ». Enfin satisfaite est un bien grand mot puisque je n’ai jamais vraiment réussi à digérer cette épreuve de ma vie. Mais aujourd’hui je la regarde différemment. Avec beaucoup plus de recul. Est ce que j’étais prête à être maman à 20 ans ? Rationnellement la réponse est clairement non. Je n’avais pas fini mes études, mon couple était instable, je vivais dans 13m2 loin de mes proches. Bref, loin des conditions idéales pour fonder une famille…

Alors aujourd’hui je me dis que finalement si cela n’est pas arrivé à ce moment là c’est que peut-être, ce n’était pas le moment. 

Lorsque j’ai raté mes concours pour entrer en école de commerce la première année j’ai été dévastée. Pour moi qui avait toujours été une excellente élève c’était un échec total. Et pourtant l’année qui a suivi a été l’une des plus bénéfique de ma vie. J’ai appris la remise en question. J’ai appris à travailler dur. J’ai appris à m’investir bien au delà de ce dont je me serais crue capable jusqu’alors. Aujourd’hui ces valeurs sont miennes au quotidien …

Plus récemment lorsque j’ai été licenciée [on passera sur la validité des raisons du licenciement … ], j’ai vu pendant quelques jours ma vie s’écrouler. J’étais dévastée. J’avais l’impression d’être une moins que rien. Du pipi de chat. J’étais vexée. Triste. En colère. Un peu comme si on m’avait piétinée. Bref. Et là j’ai pensé à cette phrase un peu concon que l’on nous répète souvent quand cela ne va pas et que l’on ne comprend pas toujours (euh même jamais en fait quand on est au fin fond du 36 eme dessous) :  » c’est un mal pour un bien « . Ouais facile à dire. Et là je me suis dit : « Quelque chose de mieux t’attends ailleurs « .

Et je ne m’étais pas trompée.

En 3 mois, je n’ai jamais regretté une seconde mon ancien emploi dans le secteur bancaire. Jamais. Et puis j’ai réalisé que je m’étais attachée à ce poste pour des multiples raisons plus ou moins valables. Le besoin de sécurité (financière notamment), l’envie d’avoir un emploi « bien comme il faut », la fierté de porter un tailleur et de jolies chaussures pour aller travailler (c’est bête hein ?), les horaires fixes.Tout ça. Mais finalement ces choses là ne m’ont pas manquées une seconde ces derniers mois et aujourd’hui je suis beaucoup plus épanouie et heureuse au quotidien.

D’ailleurs j’ai écrit un mail au DRH pour le remercier (couillu, je sais). Il se termine comme cela  » Vous ne pouvez pas imaginer combien je vous suis reconnaissante d’avoir mis fin prématurément à mon contrat. Vous avez pris pour moi la décision que j’aurais du prendre depuis bien longtemps « .

[ Veuillez recevoir monsieur, l’expression de mes salutations distinguées, toussa toussa].

Ca aurait pu être de la provoc mais ce n’en était même pas

Alors le hasard cela existe peut être dans les jeux de carte ou au lancer de dès. Mais j’ai remarqué que souvent, dans la vie, le hasard voulait dire quelque chose. Que ce que l’on prenait pour du hasard en fait était souvent un rendez vous [Merci Françis pour la formule !]

C’est souvent difficile de croire en cela lorsque l’on traverse une épreuve. Difficile de se dire que c’est un mal pour un bien ou que c’est un message peut être pour nous aiguiller vers autre chose. Pas toujours simple.

Mais personnellement cette manière de penser me permet d’allumer une bougie dans le noir, d’entrevoir une lumière au bout d’un tunnel. Un peu d’espoir. 

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