Le tabou de la boulimie - Comment j'ai changé de vie

Le tabou de la boulimie

Aujourd’hui je reviens sur le blog avec un article sur les troubles du comportement alimentaire. [ Oui, je sais, le sujet n’est pas vraiment très drôle, mais malheureusement il touche beaucoup – trop – de personnes qui passent par ici … ]. Je vous parlais il y a quleques mois des troubles du comportement alimentaire dans leur ensemble dans cet article, puis j’avais abordé le sujet de l’hyperphagie.

Déjà la boulimie qu’est ce que c’est ? La boulimie se caractérise par une alimentation excessive. Attention par excessive j’entends TRÈS excessive. On n’est pas boulimique parce que l’on a avalé une tartine de pâte à tartiner au goûter (heureusement).

Chez la personne malade, les prises alimentaires sont compulsives, presque irrépréhensibles et se caractérisent par une absorption rapide et excessive d’aliments sans « liens logiques » entre eux. Pendant une crise le malade peut ingurgiter du chocolat, des chips, du pain, des pâtes, de la pâte à tartiner, du fromage, tout cela sans lien logique ni envie.

La boulimie contrairement à l’hyperphagie se caractérise par des « pratiques compensatoires » pour « anéantir » (illusoirement) les effets des crises (donc la prise de poids). Cela peut être le sport à outrance, la prise de laxatifs, le « mâcher recracher », les vomissements, les jeûnes…

Mon ressenti est que la boulimie est encore méconnue et taboue. On parle plus aisément de l’anorexie, même si, globalement, les troubles du comportement alimentaire sont encore mal compris (et mal vus).

Alors, pourquoi ? J’ai trouvé une partie de la réponse dans la phrase d’une personne que j’accompagne en coaching depuis quelques mois  » Je me sens dégueulasse de me faire vomir « .

Je crois que le tabou de la boulimie vient de là. La boulimie (particulièrement la boulimie vomitive) cela parait sale, écœurant. Et pourtant. La boulimie et l’anorexie sont finalement très proches.

Dans tous les troubles du comportement alimentaire on retrouve une volonté de se faire mal, de se détruire. Chacun a sa façon de le faire, mais on ne se fait pas vomir par hasard comme on ne s’arrête pas de manger par hasard. Je crois que c’est là dessus qu’il faut s’attarder. Pas sur la manifestation du trouble mais sur sa cause, sur cette souffrance enfouie qui entraîne cette violence envers soi même.

C’est en partie les troubles du comportement alimentaire qui m’ont conduite à compléter ma formation de coach en nutrition par une formation de sophrologue et d’hypnothérapeute.

Parce que je crois que parler d’alimentation pure à ce moment là ne sert pas à grand chose. Le problème de fond n’est pas alimentaire et résoudre l’alimentation sans travailler sur le vecteur des troubles est pour moi, vain. Si vous voulez, je fais partie des personnes qui pensent que les troubles du comportement alimentaire sont le résultat d’un mal être, d’une violente souffrance intérieure, pas la cause.

Le malade se prive de nourriture ou se fait vomir comme il aurait pu se détruire d’une façon différente, en tombant dans la drogue, l’alcool, en prenant des médicaments à haute dose, en surfant avec les limites, quelles qu’elles soient. Pour moi le trouble du comportement alimentaire est une façon d’appeler à l’aide, de rendre visible sa souffrance. Raison pour laquelle il ne faut pas que cela soit tabou.

Alors, mon conseil : N’hésitez pas à en parler, à vous faire aider. Vous n’êtes pas nul encore moins « dégueulasse » vous êtes en souffrance. Et vous n’avez pas à en avoir honte. 

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