La course à pied c'est ennuyeux - Comment j'ai changé de vie

La course à pied c’est ennuyeux

Je ne compte plus le nombre de fois ou j’ai entendu cette phrase :  » La course à pied c’est ennuyeux ». Et le nombre de fois ou l’on m’a posée cette question :  » mais tu fais quoi pendant 4 heures ?? tu ne t’ennuies jamais ? »

La réponse est non : Non je ne me suis jamais ennuyée.

Et pourtant au début je le croyais. Lorsque j’ai commencé je me disais « Ok, courir c’est bien, mais pour aller où ? ». Il fallait que je trouve uen raison pour courir parce que de prime abord je n’y prenais pas vraiment de plaisir. Alors je courrais pour rentrer du travail et cela me convenait.

Il est sur que la course à pied n’a rien à voir avec les sports que j’avais pratiqué jusque là. Moins d’adrénaline qu’au judo, moins ludique que le tennis, moins varié que le cirque, plus individualiste que le basket ou le volley.

Bref, vous voyez au début la course à pied et moi on n’était pas vraiment fait pour s’entendre !  ( d’ailleurs si vous avez lu sur le blog ou dans l’ebook mes premiers pas en course à pied vous savez que cela a été – très – laborieux).

Bref.

Mais au final j’ai commencé petit à petit à y trouver mon compte. Et même à y trouver un réel plaisir ! J’ai rallongé mes retours du travail et puis je me suis lancée dans des sorties plus longues. De plus en plus longues. Au début 1 heure puis 2, 3, 4. Jusqu’à 6. Sans lassitude. Sans ennui. Mais avec toujours plus de plaisir.

Et oui il y en a qui vibrent avec la vitesse. Moi ce sont les longues distances qui me font prendre un pied monstre !

Alors vous trouverez ici mes petites astuces pour que sorties longues riment avec PLAISIR et non avec contrainte !

  • Courir en musique

Je cours rarement sans musique. J’ai un MP3 avec 4000 chansons alors je pourrais courir plusieurs jours de suite sans retomber sur le même titre. Pratique. J’écoute de tout. De la variété française au RAP en passant par des standards du rock, des musiques un peu plus kitsch comme « les sardines » ou « tourner les serviettes ». Mais j’aime aussi les chants corses et la musique classique. D’ailleurs c’est souvent c’est la musique classique qui m’accompagne dans les derniers kilomètres d’une course longue. Elle me permet de débrancher mon cerveau et d‘être complètement ailleurs. Cela me permet de « sortir » un peu de mon corps dans le sens où j’ai l’impression de me déconnecter complètement aussi bien que je ne ressens aucune douleur ni lassitude même si les jambes ont enchaîné les kilomètres et sont bien (bien) lourdes.

  • Courir en (bonne) compagnie

Alors ça c’est un conseil que j’ai suivi au début et puis de moins en moins et enfin plus du tout. Parce que je n’en ai plus ressenti le besoin. J’irai même jusqu’à dire que les sorties à plusieurs sont devenues pour moi une contrainte (mais c’est très personnel). Parce que courir c’est mon moment à moi. Mon moment d’évasion, le moment où je ne pense à rien. Où au contraire où je pense à des milliards de choses mais qui sont bien trop personnelles pour être partagées lors d’une course.

Mais pendant quelques mois j’ai apprécié de retrouver des amies pour courir. On se racontait nos journées, le boulot, les chéris. Et puis il faut avouer qu’en plein hiver on est moins tentés de ne pas y aller si notre pote nous attend en bas de l’immeuble (et oui dos au mur !). Cela peut être une bonne solution pour contre carrer l’ennui et garder la motivation en plein hiver donc !

Attention cependant à choisir la bonne personne. Et oui un partenaire de course à pied c’est un peu plus compliqué à trouver qu’il n’y parait. Une personne sensiblement de votre niveau (parce que sinon c’est source d’ennui et/ou de galères et/ou d’engueulades).

  • Courir sans la pression du chrono / des kilomètres parcourus

Lorsque j’ai commencé à courir j’ai téléchargé une appli (enfin plusieurs) pour la course à pied. [ Runtastic, Nike+ running, mes préférées ]. Au début j’ai adoré !

Une incroyable façon de me booster. Lorsque j’entendais « 8 kilomètres parcourus » alors que la fois précédente je m’étais arrêtée à 7 ou 7.5, j’avais envie de hurler de joie et d’embrasser chaque passant.

Bref vous voyez.

Mais au fur et à mesure que mon « autonomie » en matière de course a augmenté j’ai de plus en plus considéré cela comme une contrainte. La première fois que je me suis rendue compte de ce phénomène c’était il y a quelques mois. Il pleuvait des trombes d’eau. J’avais enfilé mon legging et ma tenue et j’y étais allée. Un peu comme on part au combat vous voyez. Pas vraiment le baume au cœur [ et oui ça m’arrive à moi aussi d’avoir du mal à me bouger ! ] et au bout de 3 kilomètres, le fameux rappel « 3 kilomètres parcourus » [ J’étais partie pour une sortie longue de plus de 2 heures, soit plus de 20 kilomètres ]. Mon courage s’est envolé et je suis rentrée. Depuis ce jour là je n’ai plus jamais mis le rappel de kilomètre en route. Je ne regarde même plus mon téléphone. Aucune utilité puisque ma musique est maintenant dans mon MP3. Je le mets au fond de mon sac et puis j’avance. C’est comme cela que j’ai fait mes sorties les plus longues. Le téléphone au fin fond du sac et les écouteurs sur les oreilles. Il n’y a que lors de mes sorties en fractionné que je sors ma montre cardio. Sinon je suis en tête à tête avec moi même, et ça fait un bien fou !

  • Courir pour faire le point

Il m’arrive souvent de partir courir contrariée ou avec des questions auxquelles je ne trouve pas forcément de réponse. La course à pied me permet de cogiter et très souvent de trouver des clefs auxquelles je n’aurais pas pensé. Cela me permet très souvent d’y voir plus clair et de rentrer apaisée.

  • Courir pour ne penser à rien

La chose que j’aime en course à pied par rapport à tous les autres sports que j’avais pratiqué jusque là c’est que pour les sorties longues il n’y a pas de stratégie, pas de coéquipier, pas de temps imparti. Cela ne nécessite pas de concentration particulière. Il faut juste se déconnecter et mettre un pied devant l’autre. C’est tout. [ vous allez me dire que c’est déjà énorme mais personnellement le fait de devoir « juste » avancer en mettant un pied devant l’autre m’apaise. Parce que mine de rien il est rare que j’arrive à déconnecter mon cerveau. Et cela fait du bien.

J’adore partir dans la campagne et/ou montagne, seule. Même si, pour des raisons pratiques je cours la plupart du temps en ville. Le fait de courir dans un joli endroit m’aime à déconnecter. Il faut avouer que c’est quand même plus sympa que les feux rouges, les klaxons, les voitures et puis les pots d’échappement. Mais on ne fait pas toujours comme on veut hein !

J’espère que cet article va vous pousser à vous lancer pour des courses (plus) longues. En tous cas n’hésitez pas à me partager ici vos réussites ! 

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