Comment j'ai changé de vie

Diversification alimentaire, mes conseils

Dans mon article précédent concernant la diversification alimentaire, je vous parlais de notre expérience avec Camille jusqu’à ses 8 mois environ. Aujourd’hui elle va avoir 1 an dans quelques jours et j’ai réalisé combien les choses avaient évoluées, c’est pourquoi je trouvais intéressant de refaire un petit point par ici et de vous donner mes conseils après ses 8 mois de diversification alimentaire.

Ce qui a changé ? Choupette mange comme nous ! Bien sûr les quantités varient mais elle mange aujourd’hui entier et les mêmes aliments (hors oléagineux). Pour vous donner un exemple hier soir c’était fondue de poireaux et falafels pour tout le monde. Je fais simplement attention à : ne pas utiliser de sel (par contre les autres épices sans soucis, elle mange des dahl, des curry, des falafels donc, sans soucis), à utiliser des cuissons basse température pour préserver un maximum les nutriments, et à faire cuire le moins possible les matières grasses [ Mais ce sont des choses que finalement je fais pour nous aussi ]

Je voulais donc revenir sur mes conseils pour cette phase de transition qu’est la diversification alimentaire :

Note : Je vous tire ici des conseils de notre expérience mais la vôtre sera surement différente ! Faites d’abord ce qui est juste pour vous. 

  • Soyez zen : je vois et j’entends beaucoup de mamans (surtout) qui s’angoissent à l’idée de la diversification. Il n’y a aucune raison ! La diversification est une étape c’est sûr et plus vous êtes serein(e), mieux elle se passera.

 

  • Faites confiance à seulement 3 personnes : Vous, votre enfant et votre pédiatre / médecin. Tout le monde ira de son petit conseil concernant la diversification (et un peu tout d’ailleurs concernant votre enfant !). Personnellement la règle que j’applique est de n’écouter que ce trio.

 

  • Pas de pression : Encore une fois on n’est pas une meilleure maman (ou au contraire une mauvaise) si on prépare les repas de son enfant (ou si au contraire on ne le fait pas). Personnellement c’est facile pour moi, je passe à peu près 4 heures par jour en cuisine ! Ne vous mettez pas de pression, faites au mieux.

 

  • Faites vous plaisir : Souvent la cuisine (et encore plus la cuisine pour bébé) est associée à une véritable corvée, alors que ce doit être un plaisir. Je pense que c’est beaucoup associé à des barrières que l’on s’impose nous même. Finalement l’alimentation de bébé est simple, on peut faire mille et une choses différentes, épicer, se faire plaisir. Et finalement relativement tôt elle peut se rapprocher de la nôtre. Alors faites vous plaisir à chercher des recettes, à tester et à faire découvrir plein de nouvelles saveurs à votre petit bout.

 

  • Si vous êtes confronté à un refus, ce n’est pas grave ! Pour nous cela a été très rare, mais le peu de fois ou cela est arrivé je n’ai pas insisté. Par contre je vous conseille de retenter ensuite plusieurs fois. Et n’oubliez pas : ce n’est pas une attaque personnelle ! La première fois que j’avais fait (avec amour) un repas pour Camille qu’elle a refusé de manger, j’en ai pleuré (oui oui !) le prenant comme une attaque personnelle, alors que non cela n’a rien à voir, ce que vous avez fait est surement très bon, et vous êtes une excellente maman (ou un très bon papa).

 

  • Suivre son rythme : Il y a le rythme des livres, et puis le rythme de notre enfant. C’est valable pour à peu près tout : les nuits, l’acquisition de la marche, du langage, et… La diversification donc. Il y a des enfants qui sont intéressés par la nourriture, plus curieux, d’autres qui ne sont pas spécialement attirés par l’assiette (comme les adultes finalement !). Il faut aller à leur rythme, les observer et ne pas forcer les choses. Comme je vous l’expliquais dans mon article précédent, nous avons commencé la diversification plus tôt que ce que nous avions initialement prévu parce que Camille montrait un intérêt très prononcé pour nos assiettes … Vers 8/9 mois elle n’a quasiment plus voulu que nous la fassions manger mais a préféré manger seule. C’est OK. Dans un premier temps nous avons adapté pour qu’elle puisse manger avec les doigts des petits morceaux en faisant par exemple surcuire les pommes de terre pour qu’elles fondent dans la bouche, en coupant petit, en optant pour des fruits et légumes faciles à manger. Et puis aujourd’hui elle mange tout parfois avec les doigts parfois avec cuillère / fourchette (et un peu d’aide). Personnellement si je ne m’étais pas heurtée à un mûr lorsque j’ai essayé de la faire manger ce jour là je n’aurais pas pensé à introduire les morceaux / la faire manger seule si vite, mais j’ai essayé de lui faire confiance en me disant  » si elle le réclame c’est qu’elle se sent capable ». Bien sûr les premières fois j’ai été très attentive à sa façon de faire, ses réactions, pour me rendre compte qu’en effet, elle gérait très bien son affaire … Donc, pour ça comme pour le reste : faites confiance à votre enfant, allez à son rythme, accompagnez le, les enfants sont surprenants…

 

  • Lâcher prise sur les quantités : Il est probable que votre pédiatre vous ai donné un tableau très précis des quantités que votre enfant « doit manger » à tel ou tel âge, en ml et en grammes pour les repas. Je trouve que c’est un concept assez étrange (d’ailleurs ces tableaux diffèrent selon les pédiatres, les pays…). En fait c’est un peu comme si on considérait la totalité de la population française et que l’on en déduisait qu’il fallait que tout le monde mange la même quantité de telle ou telle chose. Vous en conviendrez c’est absurde. Il y a chez les bébés comme chez les adultes des petits mangeurs et des plus gros, des petits gabarits et des plus gros, c’est OK ! Et surtout : les enfants se régulent. Ils ont un rapport à la nourriture qui est très simple : à savoir, ils mangent s’ils ont faim. Contrairement à nous qui éprouvons aussi ce que j’appelle des « envies de manger » (à savoir manger parce qu’on est contrarié, stressé, invité au restaurant, …). Il arrive à Camille de manger des jours deux fois plus que la veille, de dévorer à un repas et de moins manger au repas suivant. Elle a toujours mangé « plus » que les recommandations pour son âge, mais c’est un immense gabarit (en taille) et elle a un poids tout à fait standard. Faisons leur confiance.

 

  • Proposer : Pas plus tard que ce matin sur Instagram, plusieurs personnes étaient étonnées de voir Camille manger des légumes au petit déjeuner. En fait, nous avons vision assez simple de ça : On propose. Généralement une petite assiette avec par exemple des morceaux de brocoli, de pomme, un petit bout de fromage etc. Et elle prend ce qu’elle souhaite (généralement le vert), ensuite on lui redonne ce qu’elle a pris / voulu. Nous adultes sommes conditionnés par plein de choses notamment notre culture qui nous fait trouver « bizarre » de manger du brocoli au petit déjeuner. Mais en fait c’est la norme (pas forcément le brocoli, mais le salé en général) dans la plupart des pays dans le monde. Les enfants sont « neutres », ils n’ont pas (encore) ces filtres que nous avons et qui nous parasitent finalement.

 

  • Impliquer : Sur ce point, Camille est encore un peu « petite », mais je trouve que c’est important. Elle est toujours (ou presque) en cuisine avec moi, je lui montre les fruits et légumes, nous allons au marché, elle participe (à son niveau !) à la préparation des repas, et je trouve ça très chouette. Pour les plus grands je pense que c’est vraiment une astuce pour les impliquer et leur donner envie de manger.

 

Et vous que pensez vous de tout cela ?  quelles sont vos expériences avec vos enfants ? Vos ressentis ? vos techniques ? J’ai hâte de vous lire !

En espérant que cet article vous a plu ….

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