Réseaux sociaux, les effets pervers - Comment j'ai changé de vie

Réseaux sociaux, les effets pervers

Cela fait un moment que je voulais écrire cet article et puis qu’il reste finalement dans mes brouillons parce que je n’arrive jamais à aborder le sujet d’une façon qui me convienne pleinement.

Alors les réseaux sociaux et leurs effets pervers…

Pour la petite histoire j’ai commencé sur les réseaux sociaux il y a un peu plus de 3 ans. Avant de changer mes habitudes. Qu’elles soient alimentaires ou sportive. J’étais spectatrice sur les réseaux. Quelques ami(e)s me suivaient, une quinzaine de personnes tout au plus et puis cela me convenait parfaitement. A vrai dire je ne voyais pas trop l’intérêt de partager des photos, des moments. Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’étais pas « accro » au truc, loin de là.

Et puis vient ma volonté de changement, la perte de poids. Pendant les 6 mois qu’a duré cette période j’ai trouvé dans une communauté proche (500/1000 personnes abonnés tout au plus) du soutien, de la bienveillance. Et j’ai trouvé cela très chouette. Finalement les réseaux cela pouvaient être un lieu d’échanges, d’interactions, de motivation, de soutien. Et c’est, encore aujourd’hui ce que je trouve particulièrement riche.

Et puis ma communauté a grandi. En 2 ans nous sommes passés de 1000 personnes à plus de 100 000 sur Instagram au moment où j’écris ces lignes. Et je trouve cela absolument dingue. 

Cet engouement me fascine, me fait peur aussi. Et m’a amenée à me questionner sur les réseaux, leurs aspects positifs et puis leurs aspects pervers. C’est de cela dont je voulais vous parler aujourd’hui (ouf, vous arrivez à peine au bout de l’intro !)

Je pense que pour bien vivre les réseaux sociaux, il faut garder en tête que justement ce ne sont que des réseaux sociaux.

Autrement dit : les personnes vous montrent ce qu’elles ont envie de vous montrer.

La vision est donc partielle, partiale, souvent trafiquée. La majorité des  » fit girls  » ( je déteste ce mot ) retouchent leurs photos, jouent avec la lumière pour faire ressortir leurs abdominaux, s’exposent cambrées au possible pour montrer leur postérieur…

Vous allez me dire  » c’est le jeu « . Et c’est tout à fait ça. C’est le jeu des réseaux sociaux, qui ne correspond pas forcément à la vraie vie.

Je m’efforce aujourd’hui de ne suivre que des personnes sincères, qui me touchent, qui ont une histoire à partager, une personnalité. Bien sur j’aime les jolies photos, mais je ne trouve plus ce que je recherche lorsque le tout est trop trafiqué / stéréotypé. J’aime la spontanéité.

Les réseaux sociaux donc, ce n’est pas la vraie vie et je pense qu’il faut le garder en tête pour ne pas déprimer.

J’accompagne au quotidien des personnes en coaching qui me disent suivre tel ou tel compte sur les réseaux  » pour se motiver ». Dans ce cas, c’est super chouette. Les réseaux cela doit être ça. De la motivation, de l’échange, de l’entraide.

Par contre arrive très souvent l’effet pervers de la comparaison, de la dévalorisation.

Ce que j’ai pu entendre ces dernières semaines en coaching (en vrac) :  » On a fait le même programme mais elle a mille fois plus de résultats  » / Franchement quand je vois tous ces jolis plats sur Instagram ça me déprime moi d’à peine réussir à faire une quiche / Je vois que les gens que je suis sur Insta mangent super bien et moi je fais des crises de boulimie dès que je rentre chez moi / Untel a toujours une motivation de fou (etc etc).

Et là je vous réponds : C’est normal de ne pas avoir les mêmes résultats que telle ou telle personne – Un programme doit être personnalisé, adapté, nous avons tous une histoire, un objectif et un niveau différent, il ne faut donc pas se comparer / Tu sais, personne ne sait combien de fois la personne a pris la photo pour rendre quelque chose de joli (d’ailleurs je suis la première à essayer « d’enjoliver » mes plats et assiettes !) / Qu’est ce que tu en sais qu’une fois la photo postée la personne ne s’avachit pas dans le canapé avec une tablette de chocolat et 3 snickers et-ou qu’elle n’a pas englouti un paquet de chips avant le repas ? / Untel est normal(e) et a aussi des coups de mou. Seulement il / elle ne le partage pas à tout le monde (etc etc).

Bref, pour conclure, garder en tête que les réseaux ne sont que les réseaux ! 

Quant au reste, vous le savez, je prends énormément de plaisir à partager avec vous au quotidien. J’aime partager, vous conseiller, j’aime vous montrer des bribes de ma vie, j’aime répondre à vos questions. Au quotidien c’est ce qui me fait vivre et vibrer. D’ailleurs si j’en suis là aujourd’hui c’est grâce à vous, chacun, à cette communauté qui grandit de jour en jour et qui compte vraiment beaucoup pour moi.

Pour autant, j’ai pris beaucoup de distance avec les réseaux sociaux. Au fil du temps, des vols de photos, des piratages, des attaques de « haters » et autres trolls, j’ai pris conscience de la nécessité de me protéger. Aujourd’hui, une partie de ma vie reste éloignée des réseaux, mes proches, certains événements de ma vie personnelle. Et je suis plus sereine comme cela.

J’ai toujours eu du mal avec l’exposition / la surexposition. Par exemple j’ai du mal à comprendre les Youtubeuses qui filment leur appartement sous tous les angles / leur amoureux au réveil / leur enfant en couche culotte, leur douche, leur brossage de dents ou bien leur dîner de famille. Pour moi, cela doit rester dans la sphère du privé [ pour autant, et ne vous en faites pas, je me douche ET me lave les dents, mais je ne vois pas forcément l’intérêt de vous le montrer ].

Alors aujourd’hui ma vision des réseaux a évolué. Je me protège, je ne vous dis pas tout (pardon ;)) mais au quotidien, je vous partage avec honnêteté, sourire, transparence, mes joies, mes peines, mes coups de cœur et mes coups de gueule.

Alors vraiment MERCI, merci de me suivre, de supporter mes tribulations et mes articles à rallonge. Merci d’être là, oui, vous, chacun derrière votre écran. Nous formons une belle communauté, et je vous en remercie du fond du cœur !

Et pssst : Vous en pensez quoi vous, des réseaux ?

 

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