devenir soi

Devenir soi

[ Cet article aurait – aussi – pu s’appeler – Prendre son envol ]

Devenir soi … Tout un programme …

Pendant longtemps j’ai eu l’impression de vivre dans l’ombre de ma maman. D’être la même mais en version édulcorée – en version low cost. Bref en version moins bien. J’étais moins grande – plus ronde – moins douée en musique et puis en chant aussi – j’étais moins jolie – moins lumineuse – moins avenante – plus introvertie – moins drôle –

Enfin, vous voyez. 

Pendant longtemps cela a été (très) lourd à porter.

Et puis j’ai décidé de devenir moi – de me poser les bonnes questions : Qui suis – je ? (Je vous rassure, ça fait très question philosophique comme ça mais au final ça ne l’est pas du tout) et surtout : Qu’est ce qui me fait vivre / Qu’est ce qui me rend heureuse ?

Et une fois les réponses à ces questions trouvées – à force d’insomnies, d’angoisses et de remises en questions – j’ai décidé de m’y accrocher très fort.

De m’accrocher très fort à ces choses qui me font du bien. Qui font qu’au quotidien j’ai le sourire et que, depuis plusieurs mois, je suis heureuse de me lever le matin, heureuse de travailler les week end et les jours fériés et (enfin) épanouie au quotidien.

Et puis, la clef aussi cela a été d’assumer mes choix – de les crier haut et fort et de me (contre) foutre des réactions.

[ Et j’ai remarqué une chose étrange : Plus on assume ses choix / ses envies / ses décisions, moins les réactions sont nombreuses ! – En tous cas pour moi cela a vraiment été le cas] .

Alors aujourd’hui, peu importe si les gens pensent que courir 70 km est  fou – peu importe ce qu’ils pensent des protéines de soja, du tofu, de la purée d’amande ou du quinoa – Peu importe s’ils me trouvent trop mince / trop musclée ou pas assez – Peu importe s’ils pensent que ma vie professionnelle est vouée à l’échec, que j’ai fait « tout ça pour ça » ou que « écrire n’est pas un métier« . Peu importe aussi si  » la course à pied est un sport sans intérêt » ou si j' »aurais pu faire tellement mieux de ma vie « .

Aujourd’hui je fais ce qui me rend heureuse et je deviens peu à peu la personne que j’ai envie d’être. Pas celle que les autres voudraient (ou auraient voulu) que je sois. Mais le vrai moi.

Pas la version édulcorée – qui ne fait pas de vague mais la vraie version. Qui peut-être fait ou fera polémique mais qui a le courage de faire des choix et de les assumer. Qui prend des décisions et qui avance. Malgré tout.

Parfois je me plante – royalement. D’ailleurs cette dernière année je me suis peut être pris plus de gamelles que dans ma vie toute entière. Se lancer seule à 25 ans cela paraissait un peu fou. J’ai pris beaucoup de gamelles. Il y a eu beaucoup d’erreurs, de désillusions, de claques.  Peut être d’ailleurs que ces claques j’aurais pu les éviter quelques unes si j’avais suivi un chemin « classique », si j’étais restée « bien dans le rang ». Mais aujourd’hui je ne regrette pas ce choix- Je sais que je vais tomber encore des centaines de fois – des milliers peut être. Je sais que je n’ai surement pas choisi la voie la plus simple – que ma route à moi est sinueuse et pleine de cailloux – un peu comme les routes de Corse en fait [ c’est peut être ça la vraie raison ! ] – mais une chose est sure, pour moi aujourd’hui, c’est la seule possible.

Je dis « aujourd’hui » parce qu’on évolue – on change – se construire est un cheminement et les vérités d’aujourd’hui ne sont pas forcément celles d’hier ou de demain. Mais une chose est sure, aujourd’hui ma vérité, c’est celle là.

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