Vivre en paix - Comment j'ai changé de vie

Vivre en paix

Pour 2017, j’ai pris une seule résolution, la même depuis 3 ans et mon changement de vie en fait : celle de vivre en paix.

Vivre en paix avec moi même, suivre mes aspirations, mes convictions, être vraiment et pleinement moi.

En fait, cela se décompose en plusieurs choses qui m’animent vraiment au quotidien.

  • La première c’est de ne plus chercher la perfection. Pendant très longtemps j’ai cherché à être parfaite. Je voulais être première de classe, exceller dans le sport que je pratiquais alors, je voulais être en bons termes avec tout le monde, je n’acceptais pas le moindre défaut, la moindre imperfection. il fallait que je sois parfaite, lisse, que personne ne puisse rien me reprocher, que le travail soit fait en temps et en heure, que ma chambre soit toujours bien rangée, mes bulletins de notes classés par ordre chronologique (avec la mention « félicitations » écrite en bas de la page). Et puis c’est à peu près tout. Pendant des années j’ai pensé que c’était ça être quelqu’un de bien. Avec le recul je réalise combien je me suis trompée. Depuis quelques années j’ai donc décidé d’arrêter cette course effrénée à la perfection. J’ai décidé de me laisser vivre. Cela ne veut pas dire que je ne cherche pas à faire de mon mieux, non, mais que je suis beaucoup plus tolérante avec moi même, que je m’autorise parfois à sortir du chemin, à chuter. La perfection n’existe pas et finalement, ces petites imperfections sont notre unicité, elles sont ce qui nous caractérisent. Alors mon corps n’est pas parfait mais peu importe, je me sens bien dedans. Mon alimentation n’est pas parfaite mais peu importe je suis sereine vis à vis de cela. Ma vie de couple n’est pas parfaite mais je suis heureuse. Mon travail n’est pas parfait, il n’est pas « bien comme il faut », mais je m’y épanouis au quotidien. Et pour moi aujourd’hui, l’essentiel il est là.
  • La seconde c’est d’arrêter de vouloir rentrer dans une case, et puis d’être moi même. Nous sommes une société à cases. Il faut rentrer dans des cases pour  à peu près tout. La catégorie socio professionnelle, la catégorie d’âge, les impôts, le régime alimentaire, … Comme si cette case nous faisait appartenir à un groupe, les « vegan » par exemple. Nous, êtres humains, avons besoin de ce sentiment d’appartenance à un groupe. Et pourtant se libérer de tout cela est salvateur. Aujourd’hui, je ne rentre pas vraiment dans la case de « l’emploi bien comme il faut », je n’ai pas d’étiquette alimentaire prédéfinie, mon métier est indéfinissable, ma pratique sportive plurielle et anarchique pour tous les puristes. Mais peu importe. Aujourd’hui, je donne de l’importance à faire ce qui me correspond à moi, à ce qui me construit, à ce que je considère comme juste, à ce qui me procure du plaisir, ce qui me fait sourire, à ce qui me fait vivre. Je ne souhaite plus me comparer à qui que ce soit, je veux juste être moi même et peu importe si je ne rentre pas vraiment dans la case « blogueuse », pas vraiment non plus dans la case « végétarienne », encore moins dans la case « fit girl ». Ces cases sont pour moi complémentaires, elles font partie de mon puzzle, elles font partie de moi.
  • La troisième est d’accepter ses failles : J’ai beaucoup travaillé là dessus. Pendant des années j’ai cherché à cacher mes failles, à les dissimuler sous une armure bien costaude et puis à tenter d’en faire abstraction. Jusqu’au jour où ces failles m’ont sauté à la figure pour de bon. Aujourd’hui j’ai appris à les comprendre, à les accepter, à les apprivoiser et je dirais même, à les aimer. Mes failles, mes doutes, les difficultés et les coups durs que j’ai rencontré dans ma vie ont façonné la personne que je suis devenue. Souvent on considère nos failles comme des « erreurs », des « malformations » qu’il faut corriger. En fait je crois que nos failles sont notre histoire, elles font partie de nous, elles font notre unicité. Je crois qu’il ne faut pas culpabiliser, nous en avons tous et parfois il faut les laisser s’exprimer, sans gêne ni honte, cela fait partie de nous.
  • La dernière c’est d’aimer. Cela peut paraître bête mais cela fait partie des fondements de mon changement. Déjà s’aimer soi. Cela n’a rien de narcissique ou d’égoïste, s’aimer soi c’est essentiel, primordial pour pouvoir ensuite aimer les autres. S’aimer c’est se foutre la paix, accepter d’être soi, accepter ses imperfections, ses peurs, ses doutes. Accepter de chuter, de rater, de ne pas y arriver. Etre bienveillant et tolérant avec soi même. Ce n’est pas simple. souvent nous sommes bien plus tolérants avec les autres, mais lorsqu’il s’agit de nous, tout change. Et pourtant. Pourtant la bienveillance avec soi même c’est l’une des clefs. Accepter de se prendre en considération, de se consacrer du temps. C’est cela aussi, s’aimer. Et puis bien sur, aimer l’autre. De la même façon, l’aimer pour ce qu’il est dans sa totalité. Pas pour ses qualités seulement mais pour le tout. C’est ce que j’essaye d’appliquer au quotidien. Apporter de la tolérance, de l’écoute, de la bienveillance. C’est la base de mon métier en coaching, mais c’est cela que j’essaye d’appliquer aussi au quotidien, dans ma « vraie vie », sur les réseaux sociaux.

Parfois ces changements ne sont pas simples. D’ailleurs je crois qu’il ne faut pas les considérer comme « acquis » mais qu’il faut les travailler au quotidien. Il n’y a pas vraiment de « début » ou de fin. Personnellement je vois plus cela comme un cheminement. Ces réflexions sont mes piliers depuis quelques années maintenant, ceux qui m’ont fait changer de vie, d’orientation professionnelle et ceux qui me font me questionner encore chaque jour pour savoir si je suis dans la bonne voie.

 

Et vous, que pensez vous de tout ça ? Quelle est votre résolution pour cette année 2017 ?

 

N’hésitez pas à me laisser vos petits mots, je prends toujours beaucoup de plaisir à échanger avec vous, ce blog, c’est aussi votre espace !

 

photo : Olivier Gomez

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