Comment j'ai changé de vie

A cœur ouvert. Et séances.

C’est moi sur cette photo. Même si j’ai du mal à le réaliser. C’est moi il y a 6 étés. J’aurais du être heureuse il y a 6 étés.

J’étais avec l’homme qui partage ma vie encore aujourd’hui, mon futur mari et papa de mes 3 enfants. J’allais être diplômée d’une des plus grandes écoles de commerce de France dans les mois à venir. 3 mois et demi. C’est ce qu’il me restait. Le bout du tunnel après un bac avec mention, 3 années de classe préparatoire, l’école, les stages. J’aurais dû être heureuse il y a 6 étés, j’avais tout pour l’être sur le papier. Je pratiquais du sport, plutôt pas mal. Je sortais beaucoup. (Trop ?). J’aurais dû être heureuse. Mais je ne l’étais pas vraiment.

Pas du tout en réalité.

Je m’étais enfoncée dans une voie qui n’était pas la mienne. J’avais suivi l’avis des uns et des autres. Les conseils des uns et des autres. Sur mes capacités. Sur les évolutions du marché du travail. Sur les salaires moyens à la sortie de l’école. Sur les évolutions de carrière. Oui avec ce diplôme je cochais toutes les cases du futur emploi rassurant, de la carrière linéaire, du potentiel salaire très attractif. *

Et moi dans tout ça ? Je veux dire, mes envies, mes rêves, mes aspirations. Ce qui comptait VRAIMENT pour moi. Je ne m’étais jamais vraiment posée la question. J’avais peur de “mal faire”, de “mal choisir”. J’avais été noyée par les avis des uns et des autres, tétanisée par la peur de faire fausse route. Et puis, faire un choix par passion, est-ce vraiment “raisonnable” ? Est ce que c’est ce que l’on recherche vraiment, la passion, lorsque l’on cherche un travail ? Est ce qu’il est possible d’allier le travail et la passion ? A vie ?

Et puis, mes démons m’ont rattrapée. L’enfance, la perte d’un être cher. La construction bancale. Qui suis je ? Je construisais mon avenir, je devenais femme -presque- à l’âge ou ma maman perdait la vie. A quoi ça sert tout ça, finalement ?

J’ai développé une dépendance anxieuse à l’autre. La peur de perdre. Forcément. Une jalousie exacerbée en couple. De la colère enfouie en moi. De l’injustice. Pourquoi ? Et pourquoi moi ? La pente (glissante) de la dépression était là sans que je ne veuille la voir. Et les troubles du comportement alimentaire aussi. Je mangeais. Je mangeais pour combler un vide. Pour combler un manque. Je mangeais sans faim et sans fin. Après cette photo je n’ai plus jamais osé prendre de photo. Ou me faire prendre en photo. J’ai pris encore 10 kilos pour atteindre la case « obésité » de l’IMC. Je mangeais compulsivement. En me cachant. Je mangeais même des choses que je n’aimais pas manger en temps « normal », je veux dire, lorsque mon estomac était déconnecté de mes émotions. Le tùrron par exemple, je déteste ça. Et pourtant, je pouvais en avaler plusieurs tablettes, comme ça, pour me remplir, pour me punir, de je ne sais quoi, peut être, pour me faire du mal, assurément. Cela faisait un moment que cette relation émotionnelle, doudou à la nourriture, était là. D’ailleurs je pense qu’elle a toujours été la cause de mon -sur-poids. Enfant on me « faisait » plaisir avec des sucreries, des gâteaux. J’ai toujours été réconfortée avec de la nourriture et ce comportement est resté, bien gravé au fer rouge. Je suis contrariée ? Je mange. Je suis triste ? Je mange. Je suis angoissée ? Je mange. Je suis en colère ? Je mange ! La nourriture comme « solution » à tout. Solution évidement bien éphémère. Comme un paravent. Pendant quelques instants on ne voit plus le problème. Il est toujours là pourtant. Un pansement sur une plaie béante. On ne résout rien. On s’apporte quelques secondes de douceur. De parenthèse. C’est tout. Pour (re)plonger dans le cercle vicieux de la culpabilité. J’ai -trop- mangé. J’aurais pas dû. Je vais faire attention. Mais j’arrive pas à me priver. Plus je « fais attention » plus je me jette sur la nourriture de façon incontrôlée. Plus je culpabilise. Plus je me restreints. Plus j’ai des envies irrépressibles de nourriture. Etc. Je pense que si vous avez ce genre de complètement alimentaire, de relation à l’alimentation, vous savez ce que je veux dire.

Là je me suis retrouvée coincée, comme dos au mur. +90 kilos. J’ai arrêté de me peser. Des problèmes de santé physique. Du cholestérol, de l’asthme d’effort, une tachycardie. Mal aux articulations. J’étais essoufflée, quand je dévalais les escaliers du métro, lorsque j’accélérais le pas sur une vingtaine de mètres pour attraper le bus, lorsque je portais un sac de courses … Et surtout surtout un comportement destructeur. Le rapport à l’alimentation n’en a d’ailleurs été qu’un aspect.

Il m’a fallu un moment pour prendre le taureau par les cornes, je veux dire : réellement, parce que cela faisait des années que je me traînais de psychologue en psychologue sans vraiment savoir ce que je cherchais et surtout : sans avoir vraiment envie de m’en sortir. Le thérapeute qui m’a le plus aidée a d’ailleurs été celui qui m’a dit d’un jour au bout de quelques minutes de consultation « Je ne peux rien faire pour vous si VOUS n’avez pas décidé d’aller mieux ». Clap de fin. C’est allégée de 70€ que j’ai repassé la porte en sens inverse au bout de quelques minutes seulement. Cela peut paraître brusque. Dur. Et pourtant cela a été mon déclic pour ME rendre responsable de mes changements, de mon bonheur. Mon déclic pour arrêter de regarder en arrière et pour me dire « merde, bouge toi, le bonheur c’est MAINTENANT ! ».

J’ai commencé une psychothérapie, sur le long terme. Et des thérapies, en hypnose puis en sophrologie. C’est d’ailleurs cela qui m’a donné le déclic pour ma reconversion. Le sophrologue qui m’a permis de beaucoup avancer sur moi m’a pris en stage quelques années plus tard. Il m’a souri lorsque je suis arrivée lors de mon premier jour « j’étais sûr que l’on se reverrait dans d’autres circonstances ! ».

Tout cela a changé mon rapport à l’alimentation et plus généralement, ma vie. C’est (l’une) des raisons pour lesquelles aujourd’hui je vous propose une partie de ce chemin(ement), en vous proposant mes séances de sophrologie à distance concernant le rapport à l’alimentation. Gagner en sérénité alimentaire au quotidien. (Re) nouer avec la satiété. Se (re)connecter avec son corps. A l’aide, avec l’aide de la sophrologie.

Je vous laisse avec tous les détails par ici 

Ainsi que tous les détails concernant l’offre “Vers une alimentation plus sereine” et pack de séances par là 

Avant toute chose, petites précisions cependant :

  • Ces séances n’ont aucun objectif diététique et ne se substituent pas à un rendez vous avec un médecin et.ou spécialiste en nutrition ! On travaille ici sur le rapport à l’alimentation et au corps, pas sur votre alimentation en tant que telle.

  • Ces séances ne sont pas « miracles ». Ce qui marche est d’une part la répétition : vous devrez faire et refaire les séances. Je suis bien sûr joignable par mail pour vous accompagner, vous aiguiller et répondre à vos questions. Elles seront peut être suffisantes, ou elles feront naître et jaillir des questionnements en vous et ouvriront peut être la voie à un cheminement nouveau pour lequel vous devrez peut être avoir l’aide / l’accompagnement d’un thérapeute (quel qu’il soit) en cabinet pour un suivi moyen / long terme.

  • Ce pack comporte 8 séances d’une durée de 10 à 20 minutes, que vous pourrez donc aisément intégrer dans votre quotidien. Vous y trouverez plusieurs thèmes comme : la (re)connexion a votre corps, la satiété, les compulsions alimentaire, la réussite, la bienveillance.

  • Une fois téléchargés vous avez accès aux fichiers à vie, sans délai d’expiration ni nombre limite d’écoutes.

8 commentaires sur "A cœur ouvert. Et séances."

  1. Nadine Poncet dit :

    Merci pour ce beau message qui est touchant,très touchant et qui me parle.
    Quel beau chemin parcouru.
    Belle et douce année
    Nadine

  2. Manal dit :

    Merci pour le partage.. Des émotions notamment… Ça soulage de savoir qu’on est pas seuls… Et puis que quelqu’un est passé par là et qui s’en est bieb sorti.
    Et puis j’ai hate pour le 06… Déjà les premiers conseils m’ont été d’une grande aide. Je n’y arrive pas totalement mais je sens que c’est en cours…
    Alors merci pour tout.

  3. Solene dit :

    Je suis un peu dans ce cas en plein dans les trouble alimentaire et les études … le problème c’est que même quand je voyais des psy etc j’ai l’impressions que ça m’as pas aider … en fait mon problème c’est que je n’arrive même pas MOI à savoir ce qui ne va pas , je n’arrive pas à mettre de mots, je me sens juste complètement
    Perdu. Si on me demande qu’est ce qui ne va pas je ne pourrais pas réellement savoir nis le dire . Du coup j’ai arrêtée tout aide mais dans les deux cas c’est la cata 🙁
    En tout cas merci bc pour tout tes postes insta et sur ton site, j’aime bc ta vision des choses

  4. Sandra dit :

    Merci France pour tes mots toujours si justes et authentiques qui résonnent fort en moi, suscitent questionnements et amorce d introspection. Le chemin se dessine gentiment, assurément je le crois. Je t embrasse

  5. Es dit :

    Bonjour France. Merci pour ce témoignage.
    J’aurais une petite question : combien de temps ça a pris réellement pour passer du corps que tu avais avant (celui de la photo) à celui que tu as aujourd’hui ? Pas de jugement, ni de compet, juste histoire de me rendre compte du temps qu’a nécessité ce changement.
    Merci.

    1. France Tronel dit :

      Physiquement j’ai perdu mes 35 kilos en 7 mois environ, après jusqu’au corps que j’ai aujourd’hui il y a eu … 3 grossesses

  6. Es dit :

    Merci pour cette réponse !

  7. Louise dit :

    Merci France ❤️
    Belle et heureuse année à vous et à votre famille.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *