A coeur ouvert - Comment j'ai changé de vie

A coeur ouvert

Je ne sais pas vraiment pourquoi je prends la plume aujourd’hui, ou plutôt, pourquoi je m’acharne sur mon clavier depuis des heures. Peut être parce que je ressens le besoin de vous écrire, à cœur ouvert, comme souvent.

Comme je vous l’expliquais dans cet article, cela fait 2 ans maintenant que j’ai choisi de me consacrer au blog et aux coachings. Parce que c’est ce qui m’anime, parce que je me sens vraiment à ma place.

Mais parfois, et comme tout le monde, j’ai des moments de doutes, d’incompréhensions vis à vis de certaines choses. Je me remets beaucoup en question, je cogite, je creuse. Bref, je tâtonne. 

Et depuis quelques temps je dois avouer que certaines choses me hérissent dans ce monde virtuel qu’est le blogging, les réseaux sociaux, YouTube.

Vous allez me dire « c’est le comble de dire cela lorsque l’on tient un blog !« .

En fait je crois que non. On peut tenir un blog parce que l’on aime écrire, partager, échanger, sans pour autant chercher les paillettes. C’est mon cas. J’ai ouvert ce blog parce que je voulais partager mon expérience, mon changement de vie, je voulais échanger, avoir des retours, créer. Ce blog c’est mon défi au quotidien. Mon travail aussi, mais surtout ma passion, ce qui m’anime parce que j’essaye chaque jour de donner mon maximum, de créer du contenu, de creuser mes sujets, d’être sincère, transparente. J’essaye d’être vraiment moi en quelque sorte. Et j’en suis vraiment heureuse.

Mais je dois avouer que certaines pratiques sur les blog / youtube / les réseaux sociaux me donnent la nausée. Dernier exemple en date : YouTube. Cela fait un moment que j’ai une chaîne YouTube (vous l’apprenez surement en lisant ces lignes !) ; pour autant je n’ai pas forcément l’impression d’y être à ma place (c’est d’ailleurs pour cela qu’elle est un peu à « l’abandon » depuis quelques mois).

Pourquoi ? Parce que plus je regarde les vidéos des blogueuses influentes, plus je me questionne sur le contenu. Donc pour être suivie il faut faire des vlogs où l’on montre toute notre vie jusqu’à l’ouverture de son calendrier de l’avent, sa douche et le réveil auprès de son mari / copain ? Il faut ouvrir des paquets de thé ou faire du placement de produits dans la vidéo en distribuant des codes promo ? Il faut se mettre en scène ?

Attention : Dans l’immense majorité des cas je ne critique pas la vidéo en elle même, le montage est souvent très travaillé et je suis consciente que cela prend des heures et représente un investissement important. Mais le contenu ? J’ai vraiment du mal avec ça. [ ET je ne vous parle par de la nouvelle « tendance » aux titres « PUTACLIKS » faits pour attirer l’audience et … C’est à peu près tout. qui me donne la nausée ]. Psssst : le concept d’un titre putaclik pour les non initiés c’est de choisir un titre hyper accrocheur du style  » j’ai failli mourir  » ou autre chose de très bon goût pour que l’on comprenne au bout de 20 minutes de vidéo qu’en fait la personne a failli mourir … A mario kart (ou tout autre jeu vidéo). Bref. Mais qui dit clic dit vue et qui dit vue dit business. Tout est dit.

Il en est de même sur les réseaux sociaux. Les photos qui récoltent le plus de likes / de commentaires / d’interactions en tous genre sont les photos de fesses, de jeunes femmes cambrées à outrance ou bien de produits à gagner [ bah oui ]. Je ne peux pas m’empêcher de pleurer en voyant ce genre de choses. Souvent je remarque moi même que dans mes posts on s’arrête à ma photo. Alors que dans la légende je me livre, j’essaye d’être claire, sincère, d’anticiper les questions etc. Mais dans l’immense majorité des cas j’ai des commentaires à côté de la plaque parce que personne n’a lu ma description (arf, c’est rageant)

Alors, des jours comme aujourd’hui je me questionne, vraiment et sincèrement. Est ce que j’ai ma place sur ces réseaux ? Est ce que j’aurai des lecteurs ? un public ? Est ce qu’il est possible d’exister sur ces réseaux, d’être influent tout en étant différent. Ie en ne vendant pas son âme au diable ? 

Si ce n’étais pas mon métier je ne me poserais pas cette question. Mais là, c’est différent puisque je consacre à tout ça en moyenne 80 heures dans la semaine.

Alors oui, j’ai bien la solution de montrer mes fesses, de placer des produits à droite à gauche, d’organiser des concours à tire larigot pour « acheter » cette audience. Oui je pourrais travailler avec des marques avec qui je n’ai aucun feeling. Oui je pourrais aussi recommander des produits que je ne consomme pas (voire que je n’aime pas, on n’est plus à ça près !). Mais voilà, j’ai quitté mon ancien travail justement pour cette raison : parce que j’avais besoin d’honnêteté, de transparence, de rapports humains et sincères.

Ce n’est pas pour recréer la même chose de mes propres mains 2 ans plus tard. 

Alors voilà, je cogite, je cogite et vous, vous vous retrouvez (encore) avec un article à rallonge. Désolée pour ça, j’avais besoin de vider mon sac et vous voyez je me sens déjà plus légère.

Alors, merci merci si vous êtes allé jusqu’au bout de ces tribulations. Merci aussi de me suivre, ici et peut être là.

Et à très vite pour de nouvelles aventures …

Photo Olivier Gomez

 

 

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