Comment j'ai changé de vie

Alerte : Epidémie de négativité !

Je ne sais pas si c’est l’automne, la baisse des températures ou bien la recrudescence du nombre de rhinopharyngites mais depuis quelques temps je dois faire face à une épidémie presque aussi coriace que celle de la grippe : la négativité.

Moi-même je n’ai pas toujours été une personne positive. J’ai même très (trop) longtemps vu les verres à moitié vides et broyé du noir en me disant stupide, incapable, moche et puis inintéressante au possible.

Bref, sans intérêt.

Jusqu’au jour où j’ai réalisé que ce comportement ne m’avait absolument rien apporté de bon dans ma vie. Au contraire, je suis intimement persuadée que cela m’a empêchée d’avancer pendant des années et que cela m’a même tirée de nombreuses fois vers le bas.

Alors il y a 1 an j’ai dit STOP.

J’ai décidé de changer moi-même et de me protéger des autres.

Je m’explique. Evidemment pour être positif il faut travailler sur soi. D’ailleurs pour moi cela a été une véritable rééducation tant mon manque (chronique) de confiance en moi me faisait remettre en question absolument tout [et son contraire]. Mais j’ai réalisé que notre entourage, notre environnement était lui aussi très important. Alors sans couper totalement avec certaines personnes, j’ai décidé de me protéger pour faire en sorte de ne pas subir trop de mauvaises ondes.

En effet lorsque l’on entend à longueur de journée «  tu n’es pas capable », « tu es moche » (ou grosse, ou velue), « tu n’y arriveras jamais » etc, on finit par l’intégrer et en faire une réalité. Peu importe si cela est la vraie réalité. C’est la réalité de notre tête, et c’est celle-là qui est la plus importante, c’est elle qui prend toute la place.

Il en est de même pour sa propre vision de soi-même. J’ai passé des années à me dire que j’étais « moins jolie que X » et puis que « Y était quand même beaucoup plus intelligente » ou encore que « Z était drôle, elle ».  Jusqu’au jour où j’ai réalisé que ce n’était pas vrai. Enfin que ce n’était que partiellement vrai. Z est peut-être plus drôle mais j’ai peut-être une qualité qu’elle n’a pas ? X est surement sublime mais est ce qu’elle est plus heureuse ou parfaite pour autant ? etc etc.

Mon déclic a été de considérer la vie comme un tout. En entier. Avec ses bons côtés et puis les mauvais. Et d’apprécier ce tout parce que finalement vivre est une chance immense ! Cela m’a permis d’accorder beaucoup moins d’importance à des petits tracas du quotidien qui prenaient auparavant toute la place.

Et puis j’ai remarqué que les émotions positives étaient vectrices d’actions. Elles nous permettent de nous mettre en mouvement, de trouver les ressources nécessaires, bref d’avancer et de mettre en œuvre ce qui nous est cher. Contrairement aux émotions négatives qui nous enferment dans l’immobilisme.

Alors comment on gère sa propre négativité ?

  • En considérant la vie comme un tout, et apprendre à l’apprécier dans sa globalité.
  • En identifiant les pensées qui reviennent le plus souvent pour en trouver la cause
  • En s’acceptant soi-même avec ses qualités et ses défauts. Et surtout en oubliant l’idée de perfection. Nous sommes tous imparfaits, et finalement c’est mieux comme ça non ?
  • En s’entourant de personnes aimantes et positives
  • En respirant ! Tout simplement un exercice simple en fermant les yeux on imagine que l’on inspire du positif et qu’on expire (fort !) le négatif
  • En se posant la question chaque jour : « Qu’est ce qui a été positif dans ma journée ? ». Parfois la réponse à cette question est évidente parce que vous avez réussi un examen ou le permis de conduire ou parce que vous avez gagné au loto (mais bon tout cela est assez rare finalement …). Parfois c’est moins simple, il faut un peu creuser. Et c’est là que cela devient intéressant ! Il peut d’agir d’un café entre collègues, d’un compliment de votre compagnon sur votre tenue, d’un sourire d’une personne dans la rue, d’avoir regardé le lever du soleil en partant au travail ou d’avoir partagé un moment avec votre petit dernier en rentrant de l’école. Bref des bonheurs simples mais quotidiens ! Personnellement je note les miens chaque jour avec ces citations et puis des patchworks de feuilles séchées, billets de cinéma ou bout d’articles de journaux !
  • En se fixant des petits objectifs, chaque jour.
  • En remettant à leur place les petits tracas quotidiens. Il est important que les petits tracas du quotidien ne prennent pas toute la place pour ne pas venir gâcher le reste ! Les embouteillages, la tache de ketchup ou de café sur la chemise ou la défaite de votre équipe de foot fétiche, cela reste finalement très anecdotique !

 

[Et sinon on peut – aussi – chanter à tue-tête sur tourner les serviettes !]

 

Et comment on gère celle des autres ?

  • En changeant de conversation : ça c’est MA technique phare. Hop on change de disque. Sauf que les personnes négatives sont généralement négatives sur (à peu près) tous les thèmes proposés, il faut donc en avoir un certain nombre en stock !
  • En verbalisant, en s’exprimant (et en disant ce que l’on a sur le cœur) [de préférence avec tact ! ]
  • En ne rentrant pas dans le jeu de la surenchère ! A éviter absolument : plaindre la personne. Ne pas rajouter de l’eau à son moulin.
  • En prenant ses distances. Sans pour autant couper totalement les ponts, on peut prendre ses distances et éviter d’entendre ressasser pendant des heures que le petit dernier a une gastro, que le travail est horriblement dur, que le mari est incroyablement fainéant et que le chat perd (beaucoup) trop ses poils !

 

6 commentaires sur "Alerte : Epidémie de négativité !"

  1. sanduy888 dit :

    Comme tjs l’impression que tu lis dans les pensées … t’es articles criants de bon sens et de vérité !! Qui me donne un bon coup de pied aux fesses .. histoire de dire mais tu fais quoi ???? Tu es mon jiminy criquet !! Merci France !

    1. France Rigal dit :

      Merci beaucoup ma belle 🙂

  2. Malaika dit :

    Je n’ai jamais été bien dans ma peau quand j’étais plus jeune et je pensais que c’était limite « mieux » de me rabaisser et de ne pas me prendre pour quelqu’un de « bien » (rien à voir avec mon poids). Mais ça allait encore, même si je n’avais pas encore la bonne attitude… De juin 2011 à février 2015, il y a eu des histoires entre mes parents et évidemment ils ont fini par se séparer il y a deux ans, en juin 2013 (la pire année de ma vie je pense, pour plusieurs raisons). Longue histoire (évidemment ça se résume rarement à un « ils ne s’aimaient plus donc ils se sont séparés et sont restés amis » lol), mais j’ai sombré dans les médicaments, l’alcoolisme (ou presque, mais je buvais pratiquement tous les jours et seule chez moi jusqu’à être à la masse, et j’avais de plus en plus l’alcool triste ou agressif), l’agoraphobie, la boulimie, j’étais en colère, sans arrêt, contre tout et tout le monde, je détestais tout le monde, je détestais la vie, j’en avais marre de tout. J’ai pris un peu de poids, pas beaucoup mais suffisamment pour me sentir mal dans ma peau et pour que je me rende compte où mes « déboires » me menaient…

    Et étrangement, c’est en février cette année, lorsque ma grand-mère (que j’aimais beaucoup) est morte que je me suis réveillée. Son décès a remis mes pendules à l’heure, j’ai commencé à avoir de nouveau les yeux en face des trous, à voir les choses différemment (plus positivement). Ca fait 8 mois et franchement c’est le jour et la nuit. J’aime dire que la mort est une belle leçon de vie pour ceux qui restent (ou en tout cas ça devrait être le cas quand ça arrive). Et on est franchement mieux avec soi-même et avec les autres quand on voit les choses positivement ! Je n’avais jamais autant appris et ressenti autant de positif en 25 ans que depuis ces 8 derniers mois, ça m’a complètement changée, même par rapport à quand j’allais bien avant les histoires avec mes parents. Je crois qu’il faut juste parfois être totalement chamboulé ou secoué pour vraiment se rendre compte qu’on est dans le mauvais et que ce n’est pas pour nous, qu’il y a un autre chemin à prendre.

    L’automne est une magnifique saison, même lorsqu’il fait gris ou qu’il pleut, je reste toujours émerveillée quand je vois toutes les couleurs (rouge, orange, vert, jaune, brun) que la saison nous offre. Quand je vois un arbre avec toutes ces couleurs-à réunies, je ne me sens plus. 😀

    J’ai l’impression qu’on est trop conditionnés à se plaindre et à se focaliser sur le négatif, alors que finalement il y a toujours du positif, mais tout dépend de notre point de vue et ce point de vue tout le monde peut le choisir et le préférer aux autres points de vue. 🙂 Mais il faut parfois le temps de le trouver !

  3. Super article ! Je suis en plein travail sur moi-même justement. C’est vrai qu’à force d’être dans la négativité et ce depuis longtemps, on ne s’en rend même plus compte, ça en devient limite « normal ». Le plus important c’est de s’en rendre compte et de faire le nécessaire pour être dans la positivité, la gratitude, l’acceptation et le pardon ! 🙂
    Je te conseille le livre de Florence Servan Schreiber : 3 kifs par jour !! Un vrai kif pour le coup lol

    Bonne continuation à toi. Bises

    1. France Rigal dit :

      Ah merci pour l’info je vais regarder ça 🙂

      Merci pour le mot ! et bon voyage sur ce beau chemin alors 🙂

  4. Noe dit :

    Parler du négatif dans le commentaire d’un article qui prône son contraire, est-ce que ça se fait?
    Tant pis si ce n’est pas le cas. Je veux apporter mon témoign-age, une petite pi-hier à l’édifice.

    a. Effectivement, il faut parfois un grand chamboulement dans sa vie pour qu’une grande remise en question se fasse. Et voir du positif dans les choses plus sombres, ce n’est pas facile. Mais quand on y arrive, qu’est-ce que ça allège! Je n’y arrive pas encore; mais chaque jour un peu plus et je tends vers plus de sérénité. Si vous êtes en plein cheminement intérieur en ce moment, gardez courage et avancez à votre rythme!

    b. J’en ai plus qu’assez de voir ma vie défiler sans arriver à en prendre les rênes (syndrome pré-Noël, j’ai failli écrire, prendre les rennes! Je me prends un peu pour le Père Noël… J’aimerais bien me donner quelques cadeaux, comme la confiance en moi… BREF!). J’ai comme l’impression que je ne suis pas actrice de ma vie et ça me démoralise complètement. Comme une impression de ne pas faire ce que je dois, de ne pas être où il faut, de ne pas avoir rencontré les bonnes personnes, de ne pas être moi-même avec les autres (ni avec moi surtout). C’est un cercle vicieux. Très vicieux même. Je cherche des solutions. Et j’avance chaque jour. Aujourd’hui, ça va plutôt bien, alors j’en profite. Je consulte des blogs très intéressants 😉 et je me dis que je ne suis pas seule, qu’il y a d’autres personnes qui souffrent et qui s’en sortent petit à petit.
    J’ai peur des autres, de ce qu’ils vont penser de moi… je ne vais pas vers eux, j’ai l’impression de ne pas être intéressante. Et pourtant. J’ai le besoin et le devoir que cela change. Je veux changer. Ou plutôt, je veux trouver comment changer et affirmer qui je suis. Le chemin est plus intéressant que le but, non?
    Aujourd’hui, j’ai lu une phrase qui disait à peu près: n’aies pas peur des autres, les autres sont des gens comme toi, rien de plus. RIEN DE PLUS (et pourtant, je ne conteste pas la grande valeur de ces autres, au contraire). Les autres sont juste d’autres personnes. Il faudrait cesser d’en avoir peur. Comme s’ils allaient nous bouffer tout cru. Ça permet de relativiser beaucoup de choses, beaucoup de relations (ou de non-relations!).
    Je me perds non?! 🙂

    c. Je n’aurais jamais pensé que l’écriture soit aussi libérateur.

    d. A la base, je voulais réagir à l’astuce que tu donnes: « en respirant ». Je ne « respire » que depuis 5-6 mois! Vous rendez-vous compte? J’ai pris conscience que je respirais très mal avant. Je pouvais rester des heures (des jours?) en respirant de très petites quantités d’air, le minimum vital, la gorge un peu serrée, les poumons pas très rempli. Suis-je folle d’avoir pu vivre ainsi?! Vraiment, une des clés, c’est la respiration; qu’elle soit consciente ou non, il faut qu’elle soit suffisante. Détendons nos muscles, n’ayant pas peur de faire gonfler le ventre, il ne va pas exploser!
    Petit slogan du soir – la respiration, c’est LA révélation – bonsoir!

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