Cet or au fond de nos yeux - Comment j'ai changé de vie

Cet or au fond de nos yeux

La ville est grise – Le ciel pleure – Mon pied glisse sur une plaque d’égouts – Autour de moi tout le monde marche vite – les visages sont fermés, maussades.

Alors peu à peu, le sourire disparaît des lèvres.

Aujourd’hui alors que j’attendais le bus (en retard) et que j’avais froid.

[ Note à moi même : Ne plus oublier mon parapluie, même mi mai ]

Avec les vêtements mouillés, cette impression que le froid pénètre en soi et qu’il ne vous lâchera plus jamais.

Et bien voilà.

Les larmes coulaient sur mes joues, aussi. Je vous rassure il ne s’agissait pas de tristesse mais d’un petit vent froid qui ne faisait pas bon ménage avec mes yeux fragiles et mes lentilles de contact.

Et puis là, une petite mamie m’a sourie. « ça caille hein ? ».

J’ai souri en hochant la tête.  » grave « .

Je ne pensais pas entendre un jour cette expression dans la bouche d’une personne (très) âgée.

J’ai trouvé ça chouette.

Et puis, ensemble nous avons décidé de regarder autour de nous et de lister toutes les jolies choses.

Une vitrine de magasin joliment décorée. Une jeune femme (très) bien habillée (et pas mouillée). Un petit chiot gambadant auprès de son maître. Un couple d’adolescents à croquer. Les flaques d’eau. Un jeune homme qui aide une personne âgée à traverser la rue. A une fenêtre des dessins d’enfant. Et puis là, bébé fait ses premiers pas.

J’étais toujours aussi mouillée [ et j’avais encore froid ] et pourtant l’ambiance avait totalement changé.

Alors nous avons décidé d’aller nous asseoir dans un café, pour continuer de lister les jolies choses.

J’ai pris un café bien noir et puis j’ai serré très fort la tasse, pour que la chaleur pénètre en moi comme le froid quelques minutes plus tôt. J’adore cette sensation. Et là nous avons regardé autour de nous.

Le petit couple d’ado était assis à côté de nous. Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire tant leur complicité et leur amour sautait aux yeux. Il y avait une jeune femme d’une quarantaine d’années qui portait merveilleusement bien le parfum n°5 de Channel. Et puis il y avait un jeune homme à la veste bleue électrique. J’adore cette couleur mais je n’ai jamais vraiment osé la porter. Un petit papy est rentré et nous a souri.

J’ai raté mon bus (et le suivant), mais j’ai vécu un moment précieux. Et puis Josiane m’a dit :  » L’or est au fond de nos yeux.  »

Et c’est si vrai.

Faire de chaque petite chose, une étincelle de bonheur. 

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