ils ont des fusils mais nous on a des fleurs

Ils ont des fusils mais nous on a des fleurs

Cette vidéo m’a émue aux larmes, particulièrement le passage à partir de 2 minutes 30.

En plus de la naïveté extrêmement touchante de ce petit garçon, j’ai trouvé la façon de son père d’aborder le sujet, pourtant si délicat, vraiment admirable.

D’autant plus admirable que cette question revient sans cesse dans ma tête ces derniers jours : Comment expliquer cela à un enfant ? Oui je ne suis pas (encore) maman mais j’imagine aisément la difficulté de trouver les mots tant ces événements nous dépassent.

Comment expliquer la barbarie, la lâcheté, la haine ?

Et cette phrase  » Ils ont des fusils mais nous on a des fleurs «  m’a fait pleurer.

C’est exactement ce que je ressens.

Depuis vendredi c’est compliqué.

Depuis vendredi je suis dans une espèce de torpeur. J’avance un peu comme un fantôme. Je suis comme droguée, assommée.

J’ai le cœur en miette et puis les yeux qui coulent souvent.

Mais il faut que l’amour soit plus fort, il faut que l’amour triomphe. Il ne peut pas en être autrement. 

Après avoir été abattue je suis aujourd’hui déterminée. Je refuse de laisser la haine prendre toute la place. Je refuse de la laisser broyer mon cœur. Je refuse de baisser les bras. Je refuse d’arrêter de vivre. Je refuse d’y laisser mon âme.

Je veux continuer à rêver. Je veux continuer à espérer, à profiter des petits bonheurs de la vie. Je veux continuer à avoir confiance en l’autre et foi en l’avenir. Je veux croire que les valeurs de générosité, d’altruisme et d’humanité ont encore leur place.

 

Alors je vais terminer par cette phrase de Marc Aurèle

Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé, le courage de changer ce qui peut l’être, et la sagesse de distinguer l’un de l’autre. 

A la vie, A l’humanité, A l’amour.

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