yeux

Ouvre les yeux (en grand)

[S’émerveiller de petites choses]

Alors que je courrais très tôt ce matin, je me suis arrêtée pour observer le lever du soleil. Je suis restée quelques longues minutes à le regarder pointer le bout de son nez au dessus les immeubles – émerger au dessus de la ville encore endormie.

Ce moment m’a fait réaliser à quel point il me fallait peu de choses pour m’émerveiller.

Pour ça je pense que j’ai gardé mon âme d’enfant.

J’arrive à m’émerveiller de petites choses. A trouver des choses (très) banales jolies. Et je crois que c’est le principal trait de caractère que j’apprécie chez moi. Je vois des jolies choses dans des choses relativement banales, au fond.

Je pense que nous avons tous cette capacité d’émerveillement en nous.

Lorsqu’ils découvrent le monde, les enfants s’émerveillent de tout. Ils sourient – Rient aux éclats – Ont des réactions excessives. Ils ouvrent les yeux en grand et sont fascinés par des choses que nous remarquons à peine. Tout simplement parce que nous avons vu ces choses là des dizaines, des centaines voire des milliers de fois.

Le regard d’un enfant est neuf.

Et je pense que c’est cela qu’il faut rechercher.

La différence entre un enfant et un adulte c’est que l’enfant n’a pas de vécu – ou presque. Chaque jour est pour lui une découverte.

Nous, nous avons vu le soleil se lever des centaines voire des milliers de fois. Nous avons vu la tour Eiffel. Nous sommes habitués à la rosée du matin. Nous ne faisons plus attention aux fleurs du jardin, car cette vision est devenue assez banale. Nous ne prêtons pas attention non plus aux sourires de certaines personnes dans la rue, à la douceur d’un tissu ou aux parfums qui nous entourent.

J’ai l’impression qu’en grandissant l’homme troque un peu de sa capacité d’émerveillement contre une capacité de compréhension. Nous ne prenons plus alors  les choses comme elles viennent mais nous essayons de les maîtriser. Nous ne prenons plus vraiment la vie comme un mystère nous essayons de la rationaliser.

Nous construisons de grands projets au détriment parfois de notre quotidien. Parce que ce qui nous rend heureux au fond, c’est le quotidien.

[ S’émerveiller de petits riens.]

Parfois on me trouve naïve. Je ne sais pas si c’est de la naïveté. Ou si c’est simplement la  volonté de voir la vie du bon côté – avec le sourire.

Je sais trop bien que le malheur existe. Je connais la tristesse, l’incompréhension, la colère, la peur. Mais je ne veux pas me laisser dominer par ces sentiments.

Au quotidien j’ai envie de refuser la morosité et l’aigreur ambiante et de troquer le fatalisme contre un peu de douceur et de positivité.

Une sorte de gourmandise de vivre. Vous voyez  ? 

 

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