Faire le choix du bonheur - Comment j'ai changé de vie

Faire le choix du bonheur

L’odeur d’une bougie que l’on allume. Du café de mamy le matin. Se coucher dans des draps propres qui sentent encore la lessive. Blottir ses pieds froids contre les jambes de l’amoureux. Les concours de crachats de noyaux de cerises (quoi je suis la seule à faire ça ?). Le jour qui se lève (très) tôt sur la ville. L’air frais. Le chant des oiseaux au moment du café. S’enfoncer dans le canapé, blottis sous un plaid, l’un contre l’autre. Comme si le temps s’était arrêté, comme s’il n’avait plus aucune importance. Se délasser dans un bain rempli de mousse. Sentir chaque petit bout de corps se détendre. Comme s’il se détachait bout par bout, pour aller se poser plus loin. Ailleurs. Comme en apesanteur. S’asseoir en terrasse. Commander un jus de fruit et puis prendre le temps de vivre, de sourire béatement aux passants et puis d’être juste bien. Profiter de l’instant, le capter, le savourer. Le bonheur est dans l’instant. Sentir son téléphone qui vibre dans le sac. Sourire. Un message de monsieur. Juste pour dire qu’il pense à moi. Ces messages sont précieux. Après des années de couple je les apprécie d’autant plus. Et puis pianoter sur mon téléphone pour appeler ma grand mère. Entendre sa voix qui réchauffe mon cœur instantanément. Allô. Elle a une façon très particulière de dire Allô. Une façon que je reconnaîtrais entre des milliers d’autres. Sortir une tablette de chocolat du placard. Le bruit de l’alu et puis le clac du carré qui se casse. Le laisser fondre sous la langue pendant plusieurs minutes. Avec un café (très) chaud qui brûle les lèvres. Se rouler dans l’herbe fraîchement coupée. Éternuer. C’est l’arrivée du printemps. Ouvrir la porte de l’appartement. Etre envahie par une odeur de citron. Monsieur s’est mis en cuisine. Découper une part de tarte et puis picorer chaque petit morceau de pâte restant dans le plat. Glisser la cuillère dans le lemond curd et puis apprécier chaque bouchée, chaque note d’acidité sur la langue, les papilles gustatives toutes en éveil. S’asseoir le soir sur la terrasse. Sentir le vent frais. Se blottir contre lui. Enfiler un vieux pull de papa (beaucoup) trop grand. Sentir cette odeur particulière d’un pull en laine oublié depuis des années dans une vieille armoire. Avoir le nez qui pique. Etre bien. S’allonger sur la plage. Sentir le soleil réchauffer chaque petit morceau de peau. Ecouter le clapotis de la mer, chaque vaguelette qui vient s’échouer sur le rivage. Et puis chaque oiseau qui passe tout près. Sentir bébé chat se blottir contre soi. Les ronronnements doux, réguliers, paisibles. Sourire. Chausser ses baskets le matin tôt alors que la ville est encore paisibles et les muscles encore endormis. Les yeux piquent un peu. L’air est frais. Sourire aux voyageurs qui attentent le train. Passer devant une boulangerie qui ouvre ses portes, savourer l’odeur des viennoiseries qui chatouille le nez. Ralentir le rythme. Regarder le boulanger s’affairer. Visser les écouteurs sur les oreilles. Se couper du monde. Se connecter avec soi.

Il y a 2 ans j’ai fait le choix d’être heureuse. Par heureuse je n’entends pas évidemment que ma vie depuis deux ans ait été parfaite (loin de là d’ailleurs). Mais j’ai fait le choix du bonheur. De voir et de noter des plaisirs simples, quotidiens. Parfois insignifiants ou anodins mais tellement essentiels. Je crois que c’est important. Le bonheur est palpable. L’instant présent est précieux.

sourire

 

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