Comment j'ai changé de vie

Je suis responsable de mon bonheur

Pendant très longtemps j’ai considéré que certaines personnes avaient le droit au bonheur. Et puis d’autres non. Un peu, si vous voulez, si on jouait à pile ou face à la naissance. Et puis qu’ensuite on était condamné toute sa vie à se coltiner une étiquette ” bonheur on ” ou “bonheur off”.

Si vous me suivez depuis un moment sur les réseaux, vous savez que pendant très longtemps, j’ai pensé que je n’avais pas le droit au bonheur.

Et puis, ma vision de la vie a changé, j’ai beaucoup lu, cherché, évolué. Je suis devenue coach, j’ai beaucoup appris, énormément échangé. Et aujourd’hui je crois sincèrement que le bonheur est aussi et surtout une question de responsabilité.

Et cela a vraiment changé ma vie. 

Attention, je ne dis pas que les événements extérieurs ne jouent pas sur notre bonheur. Je dis que nous sommes dans l’immense majorité des cas, responsables de la manière dont nous voyons les choses, dont nous les envisageons, dont nous les changeons.

Quelques exemples : Pendant très longtemps j’ai pensé que je serai heureuse lorsque j’aurais rencontré la personne avec laquelle je voudrais faire ma vie. La vérité c’est que je l’ai rencontrée très jeune (16 ans) et que je n’étais pas forcément heureuse pour autant. Parce que le bonheur ne se trouve pas dans une personne, dans un objet, dans un lieu. Il se trouve en nous, dans notre perception, dans la vision que nous avons de la vie ou des choses, dans les choix que nous faisons.

De même, pendant longtemps je suis allée travailler en traînant les pieds (et c’est un euphémisme). Je détestais ce que je faisais et je m’imaginais heureuse lorsque j’aurais enfin trouvé l’emploi qui me correspondrait. Oui, sauf que pendant des années je suis restée immobile, à attendre que cela me tombe dessus, à ne pas chercher mais à espérer je ne sais quoi qui ferait que ma situation changerait.

Et il en est de même pour une multitude de choses dans ma vie. 

D’ailleurs, très souvent, en coaching, on me dit ” j’ai tout pour être heureuse et pourtant je ne le suis pas “.

Je le répète. Le bonheur est de notre responsabilité. Ces mots font peur parce qu’ils nous responsabilisent, justement. Parfois cela fait du bien de se laisser porter, de se dire que les événements vont et viennent et ne dépendent pas de nous. Cela a quelque chose de déculpabilisant je trouve.

On se dit que c’est comme ça et qu’il n’y a rien à y faire.

C’est faux. 

Et chaque jour, j’essaye de me rappeler combien je suis RESPONSABLE de tout cela. Si certains événements ne dépendent pas de moi ( un décès, un accident, un galère toute autre au travail). Je suis responsable de ma réaction face à cet événement.

Récemment on a diagnostiqué une tumeur à l’une de mes amies. 30 ans. Elle aurait pu se recroqueviller sur elle même, pleurer, être en colère, et cela aurait été légitime, peut être.

Mais elle a fait le choix de se battre, de vivre, de savourer chaque petit morceau de vie qui se présentait à elle. Cette fille est mon héroïne. D’ailleurs S, si tu passes par là …

Et nous avons tous des combats (moins rudes) à mener tous les jours.

A chaque instant (ou presque) nous avons le choix.

Nous faisons consciemment le choix de rester sur notre canapé alors que nous pourrions chausser nos baskets, nous sommes responsables aussi de notre réaction face à un commentaire désagréable, face à la grisaille d’un matin d’hiver, face au retard de notre train ou face à des embouteillages sur la route.

On a le choix de pleurer, d’être en colère, de hurler, de déprimer toute la journée. Mais je crois que le petit secret c’est de lâcher prise. Considérer que cet événement extérieur (quel qu’il soit !) ne dépend pas de nous mais qu’en revanche notre réaction à cet événement, nous en sommes responsable.

Se focaliser là dessus permet de lâcher prise sur le reste.

Je ne dis pas que nous n’avons pas le droit d’être triste, en colère, qu’il faut culpabiliser de ressentir une émotion négative. D’ailleurs, pour moi, l’année 2016 a été riche en ce type d’émotions et nouvelles négatives.

Je dis qu’il faut garder en tête que nous sommes responsables de beaucoup plus de choses que nous le pensons à priori, et que finalement, beaucoup de choses sont entre nos mains.

Alors satisfaisons nous de “peu”. Des choses essentielles. Savourons un thé le matin ainsi qu’une tranche de pain grillé. Regardons les enfants sourire et les couples de personnes âgées marcher dans la rue main dans la main. Émerveillons nous devant des fleurs qui éclosent un matin de printemps. Regardons le ciel en rêvant. Faisons des projets. Aimons profondément et sans concession.

Soyons acteur de notre bonheur …

 

10 commentaires sur "Je suis responsable de mon bonheur"

  1. emilie dit :

    Très jolie et très vrai! Merci pour tout ce que tu fais tout les jours, ce blog est une mine de motivations et d’idées pour moi. merci
    mais que faire de la culpabilité de notre bonheur face aux autres? souvent il est très dur d’être heureux quand les gens autour de nous sont pessimistes et broie du noir tout le temps, souvent l’empathie prend le dessus et on efface notre propre bonheur pour s’adapter au malheur des autres et les plaindre alors on pourrais dire d’éviter ses personnes mais quand c’est impossible? Comment faire?

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup déjà Emilie 🙂
      Je comprends ce que tu veux dire. D’ailleurs je l’ai ressenti pendant longtemps.
      Jusqu’au moment où j’ai vraiment réalisé que l’on n’avait qu’une vie. C’est bête mais c’est vrai. Etre malheureux pour quelqu’un généralement cela ne le rend pas plus heureux, au contraire. Cela tire tout le monde vers le bas.
      Et j’ai réalisé combien on “attirait” ce(ux) qui nous correspondaient. Tu verras que plus on est positif, plus on attire le positif et les personnes positives. Et c’est précieux.

  2. Kakou dit :

    Très bel article
    Oui le bonheur passe par nous d’abord … on ne maîtrise pas toujours l’extérieur mais on devrait arriver à dire “ça je n’ai pas envie”, faire le tri dans nos relations toxiques …
    Je vois une naturopathe depuis le décès de ma maman et elle a ce discours … être un peu égoïste parfois, se poser les vraies questions pour être heureux …
    Je t’embrasse

  3. Kyarah dit :

    je suis plus que d’accord avec toi.
    Le bonheur doit venir de l’intérieur. S’il dépend d’un travail, d’une personne, au moindre évènement, changement, on vascille..

    Y a des gens qui n’apprécient pas cette facon de penser parce que ca leur dit que c’est de leur faute s’ils sont triste…

    perso, j’aime bien. parce que si ton malheur vient de la malchance, tu ne peux rien faire ….
    tandit que de cette façon là, tu es acteur de ta vie. Et je trouve ca plus encourageant..

    1. France Tronel dit :

      Ah je suis tout à fait d’accord.
      En fait je pense qu’il peut en effet y avoir des circonstances / des événements extérieurs terribles. Mais personnellement je trouve aussi rassurant de se dire que nous avons prise sur certaines choses. Nos réactions, notamment.
      Cela ne veut pas dire pour autant que je ne suis jamais triste ou qu’il ne faut pas s’autoriser à l’être, enfin je crois mais plutôt qu’en effet cet événement, cette difficulté ne nous définit pas. Mais je partage tout à fait ton opinion 🙂

  4. Julie Hug dit :

    Bonjour France
    Jai beaucoup aimé cet article et il me parle beaucoup…
    Nous avons acheté récemment un appartement, il est totalement vide du coup difficile de s’y sentir chez soi pour le moment.
    On entend les voisins du dessus marcher et ça me contrarie car je me focalise trop dessus. Je n’arrive pas à en faire abstraction. Ça m’a carrément provoqué une déprime dont je ne suis pas totalement sortie parceque j’ai peur de ne jamais avoir de moment cosy si chers à mon coeur. (Apprécier un chocolat chaud sous un plaid par exemple.)
    Si je suis ton article: les bruits de pas, sont un événement extérieur, je ne peux rien y faire. Mais je suis responsable de ma réaction face à cet événement.
    Jai parfaitement saisi. Mais c’est tellement dur pour moi de l’appliquer en vrai… Je n’ai pas les clefs. C’est un long travail… Comment faire ?
    (Ps: ça risque de te paraitre absurde… Des bruits de voisinage, beaucoup y sont confrontés…)

    Bref..

    Je t’embrasse.

    1. France Tronel dit :

      Ahah j’échange volontiers mes voisins alors :D. Le salon de nos voisins est au dessus de notre chambre et ils ont la facheuse tendance à regarder des matchs de foot tous les soirs / déménager leurs meubles / marcher en traînant les pieds et/ou avec la légèrement d’un 33 tonnes … bon j’avoue que parfois ça m’agace lorsque ça tourne à l’irrespect (genre à 2 heures du mat) mais sinon ça glisse sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard, je me dis qu’il y a quand même plus grave :). Mais oui je crois que ce lâcher prise est un long travail (permanent) sur soi. Pas simple 🙂

      1. Hug julie dit :

        Oh merci de m’avoir répondu ma France !
        Nous sommes en duplex. Nous c’est leur cuisine au dessus de notre chambre.
        Je réalise que c’est pas si grave que ca et qu’il y a pire. Je le sais pertinemment. Mais c’est ce travail de “SAVOIR que c’est pas grave mais le faire ENTENDRE par son coeur”
        Tu sais je me dis que si toi, la personne la plus courageuse qui soit, la personne la plus positiviste qui soit, y est confrontée et pourtant est heureuse et sen contrefiche, j’ai mes chances !
        Tu es un modèle tu sais.. pour moi. Et je pense pour beaucoup de personnes.
        Ton “Après” est mon guide et il l’est devenu des les premieres lignes…
        Je vais tacher de me souvenir de tes mots. Et d’apprécier chaque petits moments. C’est ça l’important…

        1. France Tronel dit :

          Oh tu sais je ne suis pas toujours positive ou gaie parfois je suis comme tout le monde, j’en ai marre, je suis triste ou en colère. Pour autant j’essaye vraiment au quotidien de voir le verre à moitié plein, je me force à positiver, a noter les choses positives surtout si la journée a été pourrie, à sourire dans la rue. C’est une rééducation, je n’ai pas eu cette culture du bonheur dans ma famille, ca ne veut pas dire que ce n’est pas possible :). Je crois que ca se travaille au quotidien, ce n’est pas un inné ou un acquis qui reste. Je pense que c’est plutôt un cheminement et un ” travail ” pour le conserver 🙂

          1. Julie HUG dit :

            En fait ma principale crainte est de ne jamais avoir de moments de calme, d’apaisement, cosy. De ne pas pouvoir faire de cet appart mon cocon. Mais toi tu y es confrontée au quotidien comme tu le dis et pourtant tu en vis des moments cosy, que tu as d’ailleurs partagé dans L’Après. Ca ne t’empêche en rien d’être Bien et “dans ton cocon”
            Je te prends pour exemple.

            J’ai commencé ce travail de rééducation récemment. Un album avec une photo ou une phrase inspirante par jour. Tu repenses effectivement à un moment positif de ta journée, même très court, et je suis convaincue qu’à la longue, ça peut faire beaucoup de bien…
            C’est un long travail que de voir la vie “autrement”, que de systématiquement modifier sa perception d’un évènement, quand tu as juste envie de balancer ces bonnes résolutions et de dire FUCK! Mais il est certain que devoir le verre à moitié plein plutot qu’à moitié vide est indéniablement plus bénéfique pour son esprit, son coeur, son moral…

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