Comment j'ai changé de vie

Ce qui me rend heureuse

J’adore écrire les petits bonheurs, savourer des moments insignifiants, des parenthèses de douceur. 

Le bonheur songea-t-elle, est fait de petites choses. On l’attend toujours avec une majuscule mais il vient à nous sur ses jambes frêles et peut nous passer sous le nez sans qu’on le remarque – Katherine PANCOL

Le soleil qui réchauffe mes épaules nues alors que je sirote une eau pétillante en terrasse – le bonheur d’un couple d’adolescent qui se tient la main amoureusement – regarder l’amoureux dormir, calme, paisible – serrer ma petite boule de poil contre moi – savourer le moment où elle s’allonge sur mes genoux – sentir les ronronnements tout contre moi – lécher une cuillère de ganache au chocolat – sentir la brioche qui sort du four – couper un pain de campagne à la croûte épaisse. Et puis faire couler le café de la machine, juste parce que j’adore l’odeur – coller mon front contre la vitre les jours de pluie – dessiner dans la buée – regarder les passants courir pour ne pas être mouillé. Ecrire – encore – Ecrire – partout. Sur le quai d’une gare, dans un train, une salle d’attente ou bien à la terrasse d’un café, sur la table basse du salon ou encore dans des endroits plus insolites. La serviette en papier du restaurant asiatique qui fait des salade de chou à tomber ou bien sur un billet de cinéma retrouvé au fond du sac.

Apporter le petit déjeuner à l’amoureux qui émerge – me coucher dans l’herbe fraîchement coupée – sentir l’odeur du feu. Rêver de ventre rond, d’enfants turbulents et puis de parties de football endiablées. Prendre mon appareil photo et partir en quête de jolis instants – de bribes de vie – de petits bonheurs. Capturer la furtivité de la vie. Déambuler sans but précis. M’asseoir sur un bancrêver – et regarder les gens vivre.

Et puis prendre la main de l’amoureux au cinéma –  me blottir contre lui – sous un plaid, parfois. Sentir son odeur, si singulière. Lire – m’évader – blottir mes mains derrière ma tête et puis partir loin. Marcher – longtemps. Se concentrer sur le silence et puis la respiration – le souffle court. Souffler sur une fleur – regarder les pétales qui s’envolent. Regarder un papillon – s’en approcher – le voir s’envoler. Prendre une grande inspiration. Courir – à pleins poumons – Entendre seulement le bruit des chaussures qui tapent le sol – et puis les oiseaux qui piaillent – et les feuilles qui crépitent dans les arbres. Se sentir légère, libre. Vivante.

Glisser les pieds dans le sable – Sentir le sel sur ma peau – Face à la mer – Remplir les poumons  d’iode – Souffle chaud sur la peau –  Admirer un coucher de soleil – le regarder s’éteindre dans la mer – regarder le ciel rose et puis bleu et noir. Compter les étoiles – là, là – et puis là. Mettre un pull parce qu’il fait froid. Le pull qui gratte de papa – Sentir la brise sur la peau et puis me coucher des étoiles plein les yeux.

[Ce qui me rend heureuse … ]

Un commentaire sur "Ce qui me rend heureuse"

  1. J’en ai un carnet plein et je fais souvent participer mes amis et autres connaissances. On les retrouve sur mon site dans Nature Humaine. Ces petits riens qui font que nous sommes nous 🙂

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