Comment j'ai changé de vie

Réorientation professionnelle 

Cela fait un moment que cet article est dans mes brouillons sur le blog et que je n’arrive pas à le terminer. Que je n’en suis pas pleinement satisfaite, que je réalise qu’il manque mille et une précisions, bref que je tâtonne !

Il faut dire qu’il y a tant de choses à dire sur le sujet… La (ré)orientation professionnelle

Dans un premier temps il est important de vous préciser que je vais aborder ici mon expérience, ma façon de voir les choses, ma façon de faire. Mais que tout cela n’a rien d’universel, j’en ai bien conscience. Nous sommes tous différents et par conséquent il y a sûrement des choses qui ne vous parleront pas, qui ne correspondront pas à votre vécu, sur lesquelles vous ne serez surement pas d’accord. Mais je vous parle ici de ce qu’il s’est passé pour moi. 

Commençons par le commencement. Contrairement à certaines personnes de mon entourage, je n’ai jamais su ce que je voulais faire de ma vie. Mon frère par Exemple voulait être dans l’informatique depuis ses 7/8 ans, ma sœur a toujours voulu être médecin, aujourd’hui ils suivent tous les deux des études dans ce sens.

Personnellement je n’ai absolument jamais su quel métier je voulais exercer. Et je vais même aller jusqu’à vous dire que l’idée même de devoir choisir une orientation pour toute ma vie a toujours été quelque chose qui m’a angoissée, aussi loin que je m’en souvienne.

Je ne sais pas si cela est un avantage ou un inconvénient mais j’étais une excellente élève. J’ai donc toujours été poussée par mes parents et par mes professeurs par les voies les plus longues et les plus  » élitistes » (je déteste ce mot Mais je crois qu’il est quand même révélateur du parcours que j’ai suivi).

S’en sont suivies donc une classe préparatoire puis une grande école de commerce. Jusque là j’avais choisi l’orientation la plus large possible, j’avais repoussé le choix puisque je ne savais – toujours – pas ce qui me bottait vraiment.

Et en école, de nouveau, j’ai été confrontée à ces questionnements. Quelle orientation? Quelle spécialité ? En fait mon soucis, c’est que j’ai toujours été très intéressée par tout. Je suis ce que l’on appelle communément un  » zèbre « . J’ai un QI un peu  » hors norme  » et une curiosité intellectuelle qui est rarement satisfaite. Du coup pendant toute ma scolarité j’ai toujours tout aimé. D’ailleurs je crois que j’aurais aimé rester étudiante toute ma vie, juste pour continuer à apprendre, à me plonger dans des livres, à écouter des conférences. Je vous précise tout cela parce que cela a une importance pour la suite. 

Bref, j’aimais tout et je n’arrivais pas à faire de choix.

Du coup j’ai fait une multitude de stages. Dans différents domaines,  » pour tester « . La logistique, les ressources humaines, le contrôle de gestion, la gestion de magasin, la finance. Systématiquement j’aimais quelques semaines, puis, à chaque fois que la routine s’installait, que je n’avais plus ce sentiment d’apprendre de nouvelles choses, je me lassais. D’où cette angoisse à me dire que je n’arriverais jamais à trouver quelque chose qui me conviendrait toute ma vie. 

Pendant mes études, je suis en parralèle un cursus de coach en école privée (petite parenthèse qui a toute son importance : la profession de coach – hors coach sportif- n’est pas encadrée et réglementée par l’Etat. Il n’y a donc pas de diplôme en tant que tel comme pour médecin ou avocat par exemple, mais des certifications délivrées par des écoles ou organismes privés qui « certifient » votre niveau et vos compétences. Cependant si vous devez choisir une école ou un organisme, je vous conseille la reconnaissance RNCP, qui est gage de qualité et de sérieux), pas tant pour exercer en tant que coach (à ce moment là je n’avais pas du tout cette idée en tête !) mais parce que j’étais destinée à être manager, et que j’étais à ce moment là, introvertie, mal dans ma peau, transparente. Cette école m’a révélée mon potentiel et mon envie d’aller vers les autres, de les encadrer, et de leur faire révéler leur potentiel.

Ensuite comme il faut bien faire des choix, j’ai passé mon diplôme en me spécialisant dans la finance. La encore plus parce que c’est un secteur à débouchés (argument purement et platement rationnel je vous l’accorde, Mais qui a le mérite d’être rassurant) que par véritable conviction / passion. 

Je vous passe les détails de la suite : déménagement, recherche d’emploi et effectivement un premier emploi qui arrive vite, dans le secteur bancaire. 

Idem à mes précédentes expériences je m’éclate pendant 2 mois, je découvre, je teste, je m’épanouis. Et puis viennent les effets pervers.

Déjà parce que j’avais l’impression d’entrer dans cette fameuse routine que je détestais tant. Et surtout parce que je faisais des choses qui ne me ressemblaient pas. Je ne me sentais pas du tout à l’aise avec la pression commerciale constante, avec les objectifs. Je voulais parler conseil client on me parlait objectifs commerciaux. Je voulais parler humain, on me parlait business. Et j’ai été de plus en plus mal avec cela au fil des mois. Pour ne rien vous cacher je suis partie pendant plusieurs mois au travail la boule au ventre et rentrée le soir en pleurs. Partagée entre le fait qu’il fallait que j’atteigne mes objectifs commerciaux pour être titularisée (je ne vous ai pas précisé, j’étais en CDD) et le fait que la manière de faire me donnait littéralement la nausée.

Je détestais de plus en plus la personne que j’étais en train de devenir au travail : insistante, intéressée, au conseil  » orienté « . Et puis chez moi : stressée, en pleurs, à fleur de peau, sans arrêt sur les nerfs, aigrie, râleuse.

En fait ce que j’ai ressenti à ce moment là c’était une sorte de dissociation. Dans le sens où je n’étais plus en phase avec moi même. Je n’étais pas moi. Je voulais faire d’une façon Mais le  » cadre  » m’imposait une autre façon de faire. Et cela me rendait vraiment et profondément malheureuse. Jusqu’au jour où j’ai eu des symptômes physiques de tout ça. Mon corps en plus de ma tête lâchait. J’étais malade, je n’arrivais pas à me lever le matin, j’étais systématiquement attirée par le sucre, aliment doudou par excellence, j’avais des tremblements et même des convulsions. 

Pendant cette période je me suis accrochée à l’idée que j’avais de la chance d’avoir un emploi, qui plus est dans une entreprise et une branche qui proposait / propose de gros avantages, une évolution de carrière, un job bien comme il faut. Bref, difficile de faire la fine bouche à tout ça dans un contexte économique pas vraiment favorable. On m’avait fait confiance, il fallait que je tienne coûte que coûte. Mais je sentais que je m’éteignais jour après jour. Que la petite flamme que j’avais toujours eu en moi jusque là, la jeune fille énergique, souriante, toujours motivée, n’était plus. Et cela était vraiment difficile à vivre pour moi parce que j’ai toujours été pétillante, énergique, passionnée. Et que j’avais l’impression de n’être plus que l’ombre de moi même. 

Et puis mon contrat se termine (là encore je vous passe les détails). Deux choix s’offrent à moi (même si à ce moment là je ne vois qu’un seul) : chercher un nouveau poste dans la même branche ou faire autre chose. À ce moment là je ne me pose même pas la question. Je rempile avec mes CVs et mes candidatures spontanées. Mon mari me questionne alors  » est ce que tu aimes ce que tu fais ? Tu te vois retravailler dans une banque ? »  

Bien sûr je réponds par la négative, comme un cri du cœur. Pourtant à ce moment là je ne voyais pas d’autre option. C’est lui qui me conseille alors de prendre du temps pour moi, pour me poser les bonnes questions, pour me recentrer sur mes envies et ce que je souhaite vraiment faire. Ce qui est au creux de moi.

Le coaching et la nutrition sont alors une évidence (Apres mon rééquilibrage alimentaire je m’étais déjà passionnée pour la question et commencé à me former en naturopathie). Et pourtant mille et une choses me bloquent : le fait de reprendre une formation, de ne pas travailler pendant ce temps, d’être indépendante et donc de ne pas avoir de revenu assuré, de ne pas avoir un boulot  » bien comme il faut « , de décevoir ma famille, mes parents. Mon mari me pousse en me disant que nous n’avons pas encore d’enfants, pas de crédit, que je suis jeune, que c’est le moment où jamais. 

Honnêtement je crois que je ne le remercierai jamais d’avoir insisté autant, parce qu’il avait raison. 

J’ai donc entrepris un  » reset » , je me suis formée, je suis repartie de zéro, j’ai douté, beaucoup, je me suis plantée. Mais aujourd’hui je ne regrette pas parce que je fais ce que j’aime, sans routine, et en continuant à me former tous les jours pour être chaque jour meilleure auprès des personnes que j’accompagne et puis pour assouvir ma curiosité intellectuelle. 

Pour vous retracer rapidement, j’ai fait une formation en naturopathie, d’abord une formation en ligne (formalis) puis un stage qui a duré 6 mois pendant lequel j’ai immensément appris, mais pour autant je ne me sentais pas prête, j’ai donc repris une autre formation, en école en présentiel près de chez moi l’AEMN. Ensuite j’ai réalisé à quel point la problématique de la nourriture était émotionnelle et surtout à quel point j’étais démunie face aux personnes anxieuses, mal dans leur peau, atteintes de troubles du comportement alimentaire, de nourriture émotionnelle. Je me suis donc lancée dans la sophrologie (je connaissais, ma belle mère est sophrologue et hypnothérapeute, je savais donc que c’était le bon choix en tous cas, au regard de mes objectifs). Idem, 2 formations (Ecole Française des médecines douces et Centre français de formation en sophrologie) et un stage d’application (il n’y a aucune obligation, mais je trouve ça fondamental).

Bien sûr je ne vais pas vous mentir, il n’y a rien de Simple à changer de voie, encore moins à se lancer seul(e). Ces formations cela a été difficiles, réellement. Tant au niveau du temps consacré (certaines ont été faites pendant ma grossesse, ou lorsque j’ai lancé mon entreprise) que de l’investissement financier.  Mais si je devais le refaire je crois que je le referais, sans hésiter, et ce même si je suis aujourd’hui maman. Parce que j’ai vraiment vu la différence au quotidien entre métier passion et métier obligation. 

Ensuite je crois que la vie d’indépendant est très idéalisée. Je ne compte pas le nombre de fois où l’on m’a dit  » oh Toi tu travailles seule tu peux faire telle chose ou une autre  » ou encore  » Toi tu n’as de comptes à rendre à personne »   C’est vrai.

Pour autant il y a plein de choses qui sont difficiles, aussi, et que l’on ne voit pas forcément de prime abord. Travailler seul et/ou chez soi ce n’est pas forcément facile. Personnellement j’ai mis beaucoup de temps à trouver mon équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Idem, il y a eu de nombreuses fois (et encore aujourd’hui !) ou j’aurais aimé pouvoir me confier à une collègue, prendre un café en papotant ou encore remettre le poids de la décision sur les épaules de quelqu’un d’autre. Oui parce que lorsque l’on est seul on prend toutes les décisions, et surtout on en paye le prix cash. À 25 ans ce n’est pas toujours Simple, loin de la. 

Bien sûr il y a un aspect purement financier, être indépendant signifie ne pas savoir ce qui va rentrer sur le compte chaque mois. Et ce n’est pas évident. Personnellement j’ai eu pendant très longtemps ce besoin de sécurité. C’est d’ailleurs ce qui m’a longtemps freinée pour changer alors que je n’étais pas bien dans ce que je faisais et que je m’en rendais très bien compte. Mais la routine et le Fait de rentrer dans une case a un côté sécurisant. Et je crois que la plupart des êtres humains ont ce besoin de sécurité. Légitime mais qui nous coupe très / trop souvent de l’essentiel je trouve. Et si vous comptez le sacrifice financier des formations qui dit métiers non encadrés dit écoles privées dit très cher. Pour vous donner un ordre d’idée autour de 3000 € pour une formation de qualité en naturo & sophorologie) Tout ça, ça fait peur, réellement.  

Je ne rentrerai pas dans les détails mais être indépendant cela signifie ne pas avoir les mêmes avantages qu’un salarié (en terme de grossesse notamment…). 

Idem je crois que lorsque l’on lance une activité (quelle qu’elle soit) il faut s’y consacrer corps et âme. Personnellement j’y ai consacré 70/80h en moyenne depuis 2 ans. Jusqu’à 100 heures certaines semaines. Sans vacances, sans week-end, sans jour off. Je me suis même surprise à envoyer un coaching et à répondre à des mails le jour de mon mariage, quelques heures avant de passer devant monsieur le maire. Et à prendre au téléphone un partenaire quelques heures avant d’accoucher. Bref, vous voyez. 

Et pourtant j’ai fait ce choix et je ne l’ai pas regretté une seule fois en bientôt 4 ans. Tout simplement parce que je me lève naturellement le matin en ayant envie de me mettre au travail, parce que j’ai de l’énergie à revendre, parce que j’ai le sourire vissé sur les lèvres, parce que je crois en ce que je fais et que surtout, pour la première fois de ma vie j’ai l’impression d’être à ma place et d’y être profondément bien. Cela ne veut pas dire que tout est toujours rose pour autant. Bien sûr il y a des jours où je doute, ou j’ai peur. Bien sûr il y a des mois de galère. D’ailleurs, parfois, j’ai mes anciens camarades de promo au téléphone, et je me dis que la finance était un bien meilleur plan niveau finances. Bien sûr il y a des remises en question. Mais je ne regrette pour rien au monde. Aujourd’hui je fais ce que j’aime et cela n’a pas de prix.

Et j’espère sincèrement que j’arriverai à transmettre cela à Camille, à être assez à son écoute pour la guider sur le chemin qui est le plus juste pour elle, sans appréhension ni a priori. 

Parfois on me demande comment je vois la suite ? Personnellement je ne vois rien. Comme pour tout, je vis l’instant et je donne mon maximum. Je pense que c’est important. Mon grand père me disait  » quoique tu fasses fais le avec passion et amour « . Aujourd’hui c’est ce que je fais. Je repousse mes limites, je me forme au quotidien, j’investis énormément de temps et d’argent dans tout ça. Mais je fais cela parce que j’y crois et que cela me porte, parce que cela me fait vibrer, que cela me fait vivre. Je n’ai pas l’assurance que cela marchera dans 10 ans mais aujourd’hui je me donne les moyens d’y arriver pour ne pas avoir de regret. C’est mon leitmotiv, ne pas avoir de regrets. La vie est courte, malheureusement j’en ai fait l’amère expérience et je ne veux pas me dire que je ne l’ai pas pleinement vécue. C’est peu être bête mais c’est vraiment ce qui me pousse à me lever le matin. Donner le meilleur avec passion et amour. Si demain cela n’est plus le Cas j’arrêterais, c’est sur. Je ne peux pas vous dire ce que je ferai dans ce cas, mais j’ai besoin d’être portée par la conviction, j’ai besoin de faire les choses avec le cœur pour les faire bien, ce n’est pas forcément évident mais c’est ma manière de fonctionner. 

Pour en finir avec cet article fleuve (Pardon!) j’ai envie de vous dire que si vous avez un rêve : tentez. Accrochez vous y fort et donnez vous les moyens. Surtout.

Personnellement je me forme au quotidien depuis bientôt 4 ans. Je fais des séminaires, des formations à distance, je lis, j’écoute, il n’y a pas un jour où je ne m’enrichis pas de tout cela, je pense que c’est important. Évidemment comme je  vous le disais plus haut cela demande clairement un investissement énorme, des concessions et des sacrifices (tout à l’heure je demandais à mon mari quand avait été notre dernière sortie restaurant, théatre, cinéma, nous cherchons encore la réponse, pour vous dire). Mais aujourd’hui, cet investissement commence à payer. Je suis contactée pour des forums, pour organiser des formations, pour intervenir en entreprise et c’est vraiment riche, challengeant et très chouette. 

Quelques conseils en vrac :

  • On ne se forme pas (à quoique ce soit) en une dizaine d’heures : si on vous propose ce type de formation en vous gageant qu’elle est de qualité, fuyez. Le prix de la formation peut aussi être un indicateur (même si ce n’est pas le seul, je vous l’accorde et qu’il n’est pas forcément une garantie ) : si vous voyez une formation à 50€ ou encore une formation à 600 qui est subitement en  » promo  » a 50 sur des sites de bonnes affaires (vu récemment) c’est qu’il y a anguille sous roche.
  • Idem pour les formations 100% à distance dans certains domaines comme l’hypnose par Exemple il est pour moi indispensable de faire du réel !
  • N’hésitez pas aussi à aller rencontrer les écoles en réel, à lire des avis sur les forums, a vraiment vous questionner si cela doit être un choix professionnel à 100%. 
  • Pour moi ce sont des métiers difficiles, réellement. Qui dit « non encadré » dit très souvent « énorme concurrence »  et pour être tout à fait transparente je ne sais pas si c’est le « bon plan » (je me projette en tant que maman, et je ne sais pas ce que je conseillerais à ma fille, honnêtement). Dans tous les cas, ne le faites pas pour les « débouchés » mais par conviction et passion.
  • Dernière chose, et celle que je tâche d’appliquer au quotidien (et qui pour moi est l’essentiel !) : dans ce genre de métiers on apprend tous les jours. En plus de la formation de « base » il faut être curieux, s’enrichir, chercher, creuser, se questionner. Ne pas avoir peur de se tromper, de faire marche arrière. Bref, de cheminer soi pour mieux aider les autres.

[ Et pour terminer avec une note d’optimisme et d’espoir : personnellement je n’ai pas peur que cela ne marche pas / plus. Je ne sais pas ce que je ferai demain, si j’aurai encore la chance d’exercer et de partager ici avec vous, si j’aurai même la chance d’être encore en vie, alors je vis, tout simplement et je fais tout pour être épanouie au quotidien. Je me bats pour ça, pour moi, pour notre petit bout, parce que je lui dois bien ça, à elle aussi. ]

Pardon pour cet article fleuve, j’ai du d’ailleurs perdre certaines personnes en route ! Je sais que beaucoup se reconnaîtront dans cet article, dans ces questionnements (malheureusement), j’espère que mon témoignage aura pu vous apporter un peu d’espoir voire un peu d’énergie, qui sait !

51 commentaires sur "Réorientation professionnelle "

  1. Sylvie Nancoz dit :

    c’est clairement difficile à 15 ans de savoir ce qu’ on veut

    surtout au aujourd’hui on fait rarement la même chose toute sa vie…

    je crois que y’a une pression pour avoir une passion…qie finalement certains e trouvent pas tout de suite er c’est pas grave… ça ne fait pas de moi une personne moins bien

    1. France Tronel dit :

      Oui en effet je ne crois plus au métier unique toute la vie la même chose. Avant oui, on rentrant dans une entreprise à 14, 16, 18 ans et c’était pour la vie, aujourd’hui…

  2. Marie dit :

    Merci pour cet article. J’ai 25 ans, j’etais Infirmière et n’arrivant, selon moi, plus à prendre soins des gens correctement si, allant au travail la boule au ventre, j’ai fais une reconversion professionnelle en sophrologie et en massage bien être. J’ai ouvert il y a deux mois. Je peux enfin prendre soin des gens comme je l’entends et de la manière qui me ressemble. Mais j’ai beaucoup de peurs, notamment sur le fait de ne pas trouver de clients.
    Alors merci pour cet article, pendant un instant je me suis sentie moins seule face à mes doutes, mes craintes.
    Bonne continuation

    1. France Tronel dit :

      Je te rassure je crois que cette peur est juste LA peur de tout indépendant, vraiment. J’ai tendance à penser que lorsque l’on fait les choses bien avec passion et amour on s’en sort … Plein de réussite Marie

  3. Mélanie dit :

    Mille mercis pour cet article qui résume précisément ce que je vis actuellement. 30 ans, un bébé, un cdi depuis 7 ans. On voudrait tellement acheter une maison, mais je déteste mon boulot. Je suis arrivée à un cul de sac. Je n’apprends plus, je n’avance pas, je fais des tâches répétitives et soporifiques. Je suis tiraillée entre le fait de tout arrêter pour m’épanouir, ou mordre sur ma chique pour obtenir un prêt. C’est très difficile de se lancer dans l’inconnu, mais tu as raison, la vie est courte, trop courte pour être malheureux.

    Merci d’être là au quotidien, je te suis depuis très longtemps et un peu «fan» de ton parcours (disons plutôt, je te vois comme un modèle). Après tout ce que tu as traversé (j’ai lu ton livre), quel bel exemple tu es !!

    Belle soirée à tous les trois 🙂

    1. France Tronel dit :

      Merci Mélanie ❤️ Oui je comprends on a été dans la situation pour le prêt il y a quelques semaines. C’est sûr que les indépendants font un peu peur aux banques mais .. Je vous souhaite de réussir et d’allier les deux, c’est possible

  4. Manue dit :

    Bonsoir

    Au bout de 10 ans du même boulot qui ne me passionne plus comme avant, je voulais faire autre chose mais je ne trouvais rien qui me plaisait.

    Cette année j’ai enfin trouvé un projet concret et qui me booste. Changement total de domaine pour passer du médical au sport. Il me faut réussir les tests de sélection et avoir mon fongecif. … Je croise les doigts. Je ne pense plus qu’à ça. …

    En tout cas merci pour tes messages qui motivent.

    1. France Tronel dit :

      Ah génial ! Bravo. Je croise les doigts aussi alors

  5. Ed dit :

    ça fait bien de lire ce qu’on pense sans vraiment l’exprimer … Merci France de partager ton histoire … croire en soi et vivre l’instant présent.
    Je me sens moins seule dans mes attentes et mes pensées …
    Bonne soirée

  6. Caroline dit :

    Bonjour France.Cet article tombe à pic autant pour mon mari que pour moi.Lui pleine crise de la trentaine.Il me dit qu’il fait son métier parce qu’il sait le faire et qu’on l’a orienté là dedans en sortant du bac (il est technicien méthode maintenance).Il me dit qu’il sent qu’il n’a pas été accompagné correctement pour faire les bons choix.Du coup je le soutiens à fond et, normalement, en septembre c’est reprise d’études pour Monsieur.De mon côté je suis Juriste, j’aime mon métier, le contact humain qu’il apporte, quand les gens soudains comprennent quelque chose après mes explications, quand mes interlocuteurs se sentent soutenus en échangeant avec moi…Mais je souffre aussi du gros manque de considération de ma fonction avec la culture juridique peu développée dans mon entreprise, le fait que parfois on se fout éperduement des recommandations que je fais…J’ai aussi l’impression parfois que mon métier est « illusoire » qu’il n’a aucun sens.C’est du papier, je ne crée rien, je n’apporte rien de concrèt aux gens.Depuis que j’ai eu ma fille qui a maintenant 10 mois je me pose beaucoup de question.Comment la guider en grandissant comment lui faire comprendre qu’elle doit faire avant tout quelque chose qu’elle aime.Je me dis que rien n’est plus parlant que les actions alors je voudrais pouvoir lui montrer qu’avec beaucoup de travail on peut atteindre ses rêves.Je rêve d’ouvrir un salon de thé depuis très longtemps.J’adore recevoir, préparer des brunch, être aux petits soins.J’adore proposer aux gens des recettes gourmandes et à la fois équilibrée (merci pour vos recettes!).J’ai donc décidé de préparer le CAP patissier en candidat libre.Je m’entraine la semaine après le travail, le week end etc.Pas facile avec des journées chargées et un bébé mais j’ai été tellement heureuse quand ma premièrs galette des rois avec pâte feuilletée maison a magnifiquement gonflée que j’en avais larmes aux yeux.J’étais plus fière que lors de l’obtention de mes diplomes.J’avais peur de ne rien savoir faire de mes mains…Enfin bref votre parcours est une inspiration et même si la sécurité financière me fait peur il faut se lancer…Mon mari, puis moi chaque chose en son temps

    1. France Tronel dit :

      Je comprends totalement, j’essaye de montrer au quotidien à Camille effectivement qu’il faut poursuivre ses rêves. Beaucoup de personnes m’ont reproché à sa naissance de ne pas assez « me mettre entre parenthèses pour elle », mais je n’ai pas envie dans quelques années de lui reprocher de m’être « sacrifiée » pour elle. C’est terrible ! Elle n’a rien demandé et ne doit pas porter ce poids là. Alors au quotidien, j’essaye de lui transmettre les valeurs qui m’animent : le travail, la persévérance, la passion. C’est pas évident, mais je crois que c’est juste. en tous cas ça l’est pour moi. Belle vie à tous les 3 !

  7. Lucie dit :

    Bonjour, merci pour cet article, je suis actuellement dans cet transition, je suis jeune j’ai 19 ans et je pense que j’ai de la chance de m’en rendent compte maintenant, il y a moins d’un mois j’étais comme toi, aigri, sans joie de vivre et je pleurais tout les jours, je ne comprenais pas pourquoi j’étais là, je ne me sentais pas à ma place…
    Mon rêve est d’ouvrir un salon de thé avec des pâtisserie saine mais on m’a toujours poussé à faire des études ( pas seulement mes parents mais surtout la société et les profs ) car sinon c’était gâcher mon potentiel car j’étais une bonne élève. Mais moi j’ai toujours été passionné par les petit artisans, la cuisine, le bien-être,…
    Maintenant j’ai décidé de prendre ma vie en main, je me suis trouvé un travail dans un restaurant végétarien, on me donne ma chance, je vais y aller à fond et me donner les moyens de réaliser mon rêve, même si c’est dur, même si c’est risqué au moins je vivrais pleinement ma vie à 100%.

    1. France Tronel dit :

      Bravo 🙂 je ne sais pas si j’aurais eu le courage si jeune (enfin si je sais que je ne l’avais pas!) et en effet c’est une chance .. plus on avance dans la vie plus c’est compliqué avec mari, enfant, crédit .. alors bravo et plein de réussite 🙂

  8. Delphine Robert dit :

    Je t’ai découvert sur Instagram et je te suis au quotidien. Déjà merci pour tous tes partages, ton dynamisme…c’est très agréable et ça fair beaucoup de bien.
    J’ai lu ton article avec beaucoup d’attention et d impatience. Je me retrouve beaucoup dans ton histoire mais surtout (pour le moment j’espère) dans la première partie…tu sais que ce tu fais ne te conviens pas mais tu as du travail et un salaire, tes parents qui ont tout fait pour que tu fasses des études…
    En tout cas merci pour ton partage. Ça me donne beaucoup d espoir ☺️ Et c’est rassurant de voir qu’on a tous des doutes et des peurs surtout quand il faut se plonger dans l inconnu.
    Encore merci ☺️

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Delphine, bien sûr l’inconnu fait peur Plein de réussite

  9. Anaïs dit :

    Bonjour France,
    Je ne te connais qu’à travers ton blog et instagram mais j’admire beaucoup ton courage et ta persévérance, tu es une source d’inspiration, vraiment!
    Belle continuation à toi, à ta famille!

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Anais 🙂

  10. Batard dit :

    Coucou France
    J ai lu ton article (Super ) Sur la reorientation pro Et j ai eu un déclic sur la nourriture doudou (le chocolat pour ma part ).ca Toujours ete Et pourtant je ne sais pas quoi correspond mon soucis .ta thérapie pourrrait m aider à Trouver d ou vient ce besoin de manger tant de chocolat ?merci et belle soirée à toi

  11. Clémence dit :

    J’ai justement donné ma dem’ hier, en pleine période d’essai et sans avoir prévu quoi que ce soit.. en 4 mois d’exercice j’ai été bien 15 jours puis certaines (1) personne est redevenu elle même et c’était quotidiennement atroce… Néanmoins (je crois) que le métier d’attachée commerciale en agence d’intérim me plaît, alors après envoi de mon cv aujourd’hui, j’ai décroché 3 entretien là semaine prochaine, on verra la suite & si finalement le domaine ne m’en plait pas, alors je chercherais un autre domaine…
    Tu as raison, ton article raisonne en moi… encore merci, 1000 fois de ta bienveillance ❤️

  12. Oceane dit :

    Merci pour ton article. J’ai 26 ans et Après 5 ans dans la Banque je viens de comprendre que je ne peux pas passer ma vie dans ce milieu et je me forme dans un secteur tout autre. J’ai très peur mais ton article me donne du courage et un coup de boost énorme alors vraiment merci, merci car cela renforce ma conviction que malgré les difficultés qui m’attendent je fais le bon choix par passion !

    1. France Tronel dit :

      oui je ne peux pas te dire que c’est facile mais ça en vaut la peine, réellement. Plein de courage 🙂

  13. Virginie dit :

    Bonjour France,
    C’est toujours un plaisir de découvrir un nouvel article.
    Quelle belle façon de penser et de voir les choses. C’est si apaisant de te lire.
    Je me retrouve particulièrement dans ton écrit : 26 ans, une petite de bientôt 10 mois et en reconversion professionnelle.
    Après 5 années d’études, j’ai trouvé un emploi qui comme toi me rendait mal : pleurs, stress, malaises, angoisses… même si j’étais extrêmement bien payée j’y ai mis un terme pour me lancer dans un projet que je tiens à coeur depuis quelques années : devenir infirmière.
    J’ai la trouille de me lancer, je n’ai pas envie d’être dépendante, je repousse d’autres rêves… mais tant pis ! Je ne conçois pas une vie avec un boulot qui ne me convient pas.
    Merci pour cet article, très réconfortant et motivant.
    Belle journée,

    1. France Tronel dit :

      Tu as eu raison, c’est tellement important, plein de réussite !

  14. Anne-Laure dit :

    Merci de partager et effectivement, comme à d’autres, cet article me parle. Et après divers cursus de formation (et dans des domaines plus que variés) je suis heureuse de faire mon métier passion : être enseignante ! Même si ce n’est pas tous les jours évident, les jours défilent et ne se ressembles pas. Et surtout je ne vois pas le temps passer ! Alors tu as raison il faut s’ecouter Et ne pas faire pour faire plaisir ou autre. Merci. Belle journée. La bise bretonne

    1. France Tronel dit :

      Ah c’est un superbe métier. J’ai un moment hésité moi aussi, mais avec le recul je ne suis pas sûre que cela aurait été fait pour moi.

  15. Magali dit :

    Merci pour cet article, je me suis retrouvé dans presque chacun de tes mots : après avoir travaillé en banque et en assurance, je veux changer littéralement de voie ! Je ne sais pas ce que je veux faire exactement mais en tous cas je veux retrouver une vraie relation authentique avec les autres, et non plus cette relation mercantile qui détruit confiance et crédibilité alors aromathérapeute, orthophoniste ou je ne sais pas ce que je deviendrais mais je veux y mettre du coeur. Bonne continuation

  16. Adeline Simoncini dit :

    Un grand bravo à toi France! A travers cet article on sent a quel point tu aimes ce que tu fais et l envie que tu as d aider les gens !
    Je connais ton blog depuis peu mais tu m’as deja appris beaucoup et surtout tu me donne l espoir que l’on peut reellement s’en sortir meme en ayant vecu des années avec l anorexie et enfin pouvoir aimer son corps et être heureuse…
    Sincèrement BRAVO !
    Douce journée

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup ☺️ doux dimanche

  17. Roxane dit :

    Merci beaucoup pour cet article !!!
    Je suis actuellement en plein doute et je me retrouve dans ton histoire. J’ai obtenu ma licence en droit, puis j’ai arrêter car je ne me voyais pas faire ça de ma vie. Puis, j’ai eu envie de faire de la pâtisserie parce que j’adore réellement ça. Et depuis quelques mois je me dis que j’aimerais apprendre aux gens à se nourrir correctement/ sainement, à être mieux dans leur vie, dans leur peau. C’est difficile d’être dans le doute comme ça. De se dire qu’il va falloir reprendre une nouvelle formation, à 23 ans …Mais je te rejoins à 100% : un métier il faut l’exercer avec passion, parce qu’on aime ça, parce que ça nous donne envie de nous le lever le matin et de « tout donner ».
    Ton article me rassure : je ne suis pas un extraterrestre. Alors merci encore.

    1. France Tronel dit :

      Ahah non pas du tout … et si tu lis les commentaires tu verras que tu l’es encore moins 😉

  18. Ivy cherry dit :

    Merci pour cet article France . On se ressemble énormément… je n’ai jamais non plus su ce que je voulais faire … car j’aime tant apprendre que je trouvais triste d être cantonnée au meme métier toute sa vie. J’aurais aussi aimé rester étudiante pour m enrichir encore et encore … et puis je suis passionnée et ne peux rien faire sans passion … ou je décroche vite ..:
    excellente éleve, on m’a poussée aussi à aller à la fac alors que je voulais plutôt me diriger vers des cursus plus courts dans le paramédical …
    jai fini dans le commerce, très rapidement manager, mais je n avais pas la même vision du conseil client que l’entreprise bien sûr … le chiffre et la pression commerciale au quotidien, insomnies, maux de ventre et crises d’angoisse, burn out… le chômage avec plein de quedtionnements et soit chercher un boulot  » rassurant » , soit me lancer dans mon projet de salon de thé ou d aide à la personne ( oui moi aussi …on est nombreuses ) . Seulement quand tu es solo… tu choisis un choix rassurant . Mais jai trouve un boulot qui me plaît dans le paramédical, ou je me sens utile. Cependant je sais que ce ne sera pas POur  » toute la vie ». Juste le temps de me refaire, d avancer personnellement et commencer à fonder une famille peut-être . À mon sens j avais besoin de stabilité et si je me lançais corps et âme dans un projet en étant fragile, je ne pense pas que j’aurais réussi. Se reconstruire d’abord … je pense que Tu aurais Fait pareil ? Et maintenant je rêve d’un parcours comme le tien. Je me dis que tout est possible avec du travail et de la détermination ( meme si je n’ai ni ton vécu et ta légitimité c est un Fait ☺️) , avec toujours le bémol qu à deux,c’est quand même plus simple à envisager même si les risques sont bien présents. Il faut assurer ses arrières … bravo à toi d avoir eu le courage de te lancer, et bravo à ton mari qui est fantastique de te soutenir ainsi. Tu mérites vraiment cette vie à ton image mais personne d autre ne l’a créée que toi . Belle continuation à tous les 3

    1. France Tronel dit :

      Et oui, c’est vrai qu’à deux, c’est d’un côté plus facile, on a vécu presque 2 ans sur le salaire de monsieur … Je te souhaite vraiment de déployer tes ailes pour la suite et de trouver ce qui te fait vibrer, Mille mercis !

  19. Céline dit :

    Merci pour cet article : )

    J’aime beaucoup ton dynamisme et ta détermination. J’avais du mal à tourner la page après la fin de ma relation et puis maintenant, au lieu de ruminer et de penser à ça, je viens voir ta page instagram pour me recentrer.

    Bravo pour ton parcours.

  20. danielle dit :

    Tu es une « sacrée femme », ton parcours est atypique, mais tu as des capacités intellectuelles d’un très haut niveau, ton mari t’aime vraiment beaucoup pour t’avoir poussée à faire ton nouveau job.
    Bravo pour ton empathie qui devient contagieuse, bonne continuation dans ta vie familiale et professionnelle.
    J’avais fait des études supérieures, n’ai pas eu beaucoup d’activités salariées, mais je ne regrette rien (à presque 70 ans) j’ai une vie de couple épanouie et ai pu me cultiver tout au long de ma vie.
    Autres temps, autres mœurs, je ne pourrais plus agir ainsi en 2018.

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Danielle 🙂

  21. Audrey dit :

    Article tres interessant, je m’y retrouve beaucoup. J’ai bientot 30 ans et j’ai toujours eu aussi des facilites a l’ecole donc ma voie etaient toute tracee : ecole d’ingenieur…Cependant comme toi je m’interesse au debut lors d’un nouveau projet mais clairement ca ne me passionne pas et j’ai donc du mal a etre totalement investie. Je travaille pour un grand groupe en expatriation en Chine et ma seule motivation presque sont les voyages et ma paie en fin de mois…avec le temps je trouve ca triste mais comme toi je ne me « vois » nullepart. Je n’arrive pas a trouver de voie ou je serais prete a travailler 80h par semaine pourtant pleins de choses m’interessent notamment ce qui attrait les voyages, le sport, le bien-etre (nutrition, massage). Du coup je suis perdue entre faire une nouvelle formation mais dans quoi (MBA, kine….)

  22. Marion Dorval dit :

    Bonjour France,

    bravo pour cet article et merci d’avoir partagé votre vécu de transition professionnelle!
    Je trouve que vous avez bien mis en évidence les points cruciaux d’une réorientation, particulièrement dans le cas d’une activité indépendante.
    Je vais le partager sur mon groupe Facebook d’enseignants en reconversion que j’accompagne, je suis sûre qu’il va aider beaucoup de personnes, surdouées ou non, et en particulier celles attirées par les métiers liés au bien-être.
    Bonne continuation!

  23. Fiona dit :

    Merci pour cet article, je me reconnais beaucoup dans ce que tu écris… J’ai 24 ans, et je n’ai toujours pas trouvé ma voie. Je n’ai jamais vraiment su ce que j’aimerais faire, je ne me suis jamais dis  » c’est ça qu’il me faut, C’est ça que je veux faire ! « . Mon père a toujours voulu me pousser dans des études qui ne plaisaient pas « parce que c’est un bon secteur qui rapporte » et moi ça ne me correspond pas du tout ce genre d’argument. Résultat, j’ai tout arrêté parce que j’en avais marre de devoir rentrer dans une case qui ne me correspond pas et qui ne me rend pas heureuse. Je ne suis pas quelqu’un qui fait semblant, quand je n’aime pas, je ne me force pas parce que je sais que ça me rendra malheureuse. Aujourd’hui, j’ai une merveilleuse petite fille de 8 mois qui me remplit de bonheur. J’ai la chance de pouvoir rester à ses côtés pour m’en occuper, c’est la première fois que je me sens à ma place, que je me sens bien dans ma vie, que je suis épanouie. Comme si être maman était le travail qui me correspondait le mieux. Je profite de ma fille, je prends le temps de profiter de la vie, je prends le temps de profiter de mon conjoint quand il est en repos, je prends le temps de savourer nos moments à 3, je prends le temps de vivre et ça me fait un bien fou… Et il y aura toujours les  » mais tu vas reprendre le boulot un jour nan ? « ,  » et tu comptes faire quoi quand tu seras prête à retravailler ? « . Tu ne peux pas savoir a quel point je ne supporte plus ce genre de remarques… Je ne sais pas ce que je compte faire, j’ai envie de retravailler mais le secteur de la vente ne me fait plus rêver, ce n’est pas ce que j’aime, je suis perdue. J’aimerais me lever en prenant plaisir a travailler et non par obligation. Alors j’attend d’avoir ce fameux declique qui m’ouvrira les yeux…
    En attendant, je continue à profiter pleinement de ma famille, et on verra de quoi sera fait demain.

    1. France Tronel dit :

      Merci pour ce témoignage Sonia 🙂
      Comme quoi on est tous différents, personnellement être maman à plein temps n’était pas pour moi, je suis bien meilleure maman à 50% 😉
      Douce journée !

  24. Karine dit :

    Bonsoir France et merci pour cet article qui tombe à pic.

    Je viens de lire ton article « en entier » ainsi que certains témoignages et je me sens soudain moins seule. Après 17 ans dans l’aérien par passion et vocation, j’ai quitté mon poste il y’a 1 an et depuis je suis perdue, j’essaie, je change d’avis, et je me dis parfois « mais que vont penser mes proches ???? »
    Je suis une altruiste et j’ai à cœur le bien-être des autres (que je fais souvent passer avant moi d’ailleurs) mais je n’ai pas encore eu le déclic. J’ai 39ans et je suis en errance professionnelle…
    Bref ! Je ne désespère pas de trouver ma voie très bientôt si possible !

    Bonne continuation à toi et merci pour ton engagement.

    1. France Tronel dit :

      Merci Karine et non tu es loin d’être seule ! COurage

    2. Angélique dit :

      Bonjour ,
      Même parcours que moi, aujourd’hui 34 ans et un grand vide !… que faire maintenant ?! Errance totale je crois que c’est le plus difficile car pas de raison de se motiver ou de se lever quand il n y a pas de projets !…

  25. Elodie dit :

    Coucou,

    Merci beaucoup pour cet article. Je suis dans le même cas que tu as été. Je ne me sens pas bien au travail, mais malheureusement je ne suis pas en cdd mais en cdi.
    J’envisage de devenir professeur mais ce n’est pas facile de se consacrer à la préparation du concours avec le travail à côté.
    As tu des astuces ?

    Merci.

    Bisous.

  26. Julie (que tu as eu vendredi au téléphone :) dit :

    Chère France,

    Je viens avec un commentaire tardif sur cette article que j’ai lu seulement aujourd’hui.
    Etant donné que tu es une grande source d’inspiration et que je me suis souvenue que tu as fait une réorientation professionnelle, j’ai tapé « réorientation professionnelle » dans la barre de recherche pour, peut-être, espérer trouver un chouette article qui corresponde (et ce fut la cas!)

    Le nez dans mes révisions et pleine de doute, j’avais besoin de motivation, d’une réponse à mes questionnement intérieurs.

    En lisant cet article, je me suis dit « c’est dingue! » car je me retrouve totalement dans tes propos: apprentissage dans le commerce après divers essais dans la musique, dans la santé, dans l’art, pour finalement choisir une voie « plus rassurante », où je serai certaine de trouver un métier, et me retrouver le nez devant un ordinateur toute la journée, à faire quelque chose qui ne me plait absolument pas, et rentrer chez moi totalement vide.

    Alors j’essaie de tenir le coup, de finir cette formation, d’aller jusque bout (chose difficile étant donné que je me lasse aussi très vite), avec la conviction que je « trouverai ma voie » et l’envie de me former dans quelque chose qui me plaise vraiment et qui me nourrisse par la suite.

    Alors je te souhaite de continuer ce cette belle voie que tu t’es créée. Sache que tes articles me parlent beaucoup et font probablement écho à tous ces gens aux « Q.I hors norme » comme tu le dis, et autres zèbre ou « drôles d’oiseaux » qui ne peuvent pas suivre une voie linéaire et peinent à rentrer dans les standards imposés par la société.

    Bref, merci, et longue vie à ta petite (et belle) entreprise!

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Julie !

  27. Virginie dit :

    Bonsoir France
    Je suis comme toi tu as été et toutes les autres qui ont laissé un commentaire. J’ai 39 ans, 3 enfants et je travaille dans la même entreprise depuis 20ans, c’est long très long ! Depuis quelques mois à la suite d’un burn out j’ai remis totalement en question ma vie professionnelle. J’ai tâtonné quelques domaines notamment en relation avec la nature et les plantes, car j’aime être en contact avec elle. J’ai lancé un projet de paysagiste, dossier agecif envoyé, mais aujourd’hui je me rends compte que c’est trop physique pour une femme, j’ai peur, je me suis trompée ! Alors je prends un nouveau virage et j’ai décidé de me lancer dans une formation d’herboristerie. Je vais enrichir mes connaissances en plantes et pouvoir me former à la phytothérapie. Mon projet futur après la formation, pouvoir m’installer, conseiller, soigner, atelier de cuisine des plantes sauvages, pourquoi pas aussi me former pour être conseillère en nutrition. Il faut que je recommence tout mon dossier agecif à zéro. J’ai peur qu’il me soit refusé et qu’il ne me prenne pas au sérieux !
    Je sais que j’ai enfin trouvé ma voie et je vais tout faire pour y arriver.
    Tu as raison et c’est aussi mon avis , on a qu’une vie, et autant faire ce qui nous plaît que de subir !

    1. France Tronel dit :

      tu as bien fait, je croise les doigts !

  28. Lilia dit :

    Bonjour France,

    Je suis tombée par hasard sur cet article qui me rassure un peu car je traverse actuellement une « zone de turbulence ». Voilà je me suis lancée dans le droit parce que je voulais être avocate. Je voulais surtout aider les autres, c’est vraiment ce qui me passionne, je me suis toujours investie dans le milieu associatif.

    Puis, au fur et à mesure, j’ai bifurqué vers le droit des affaires car oui, il faut le dire on se laisse parfois embarquer par le mouvement.
    Mais en 2014, au moment où je passe l’examen pour entrer à l’école d’avocats notamment les oraux, des crises d’angoisse arrivent, je n’arrive plus à réviser et je ne trouve plus de sens à ce que je fais. Moi qui éprouvais tellement de plaisir à réviser, à dévorer des livres entiers de droit, je ne sais plus pourquoi je suis ici.

    J’arrive tant bien que mal à aller aux oraux et décide de faire 6 mois de césure. je me relance dans les études et ces angoisses ne me quittent plus. Jusqu’à mon premier poste en septembre 2017. Je suis incapable d’aller travailler, tous les matins je pleure et je n’arrive même pas à aller acheter ma robe d’avocat. Je ne me sens pas à ma place, j’étouffe dans ce bureau. Le travail ne me convient pas et je ne supporte plus ces horaires à rallonge.

    J’ai décidé d’arrêter mais depuis je souffre d’anxiété par rapport au travail tellement cette expérience a été traumatisante. J’aimerais trouver un job qui m’apporte réellement de la satisfaction mais c’est difficile, je pensais avoir trouver ma voie.

    Enfin, voilà juste pour te dire que ce soir tu m’as inspirée et que je pense sérieusement à me reconvertir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *