Comment j'ai changé de vie

Troubles du comportement alimentaire [ témoignage ]

Si vous me suivez sur Instagram (choupi_healthy) vous avez surement vu passer une story dans laquelle je vous demandais si une série de témoignages sur divers sujets, notamment les troubles du comportement alimentaire, pouvait vous intéresser. En tête j’avais déjà l’idée de faire témoigner Lucie, que j’ai rencontré lors d’une conférence que je donnais sur l’alimentation consciente. Elle est timidement venue me voir à la fin, on a parlé, beaucoup et puis je lui ai demandé si elle avait envie de partager son histoire. Elle a dit oui sans hésiter « parce que finalement c’est l’histoire de beaucoup ». Je pense comme elle, malheureusement. Alors voilà, aujourd’hui, je lui ai ouvert le blog, je l’ai laissée écrire, sans question, sans trame, juste elle et l’envie de vous transmettre son vécu, un peu d’espoir (et beaucoup de douceur). 

 

Bonjour à tous, moi c’est Lucie, 24 ans et atteinte de troubles du comportement alimentaire depuis mes 13 ans.

Ça a commencé par une remarque à la con d’un garçon de ma classe à la piscine « tu as des bonnes cuisses dis donc ». A cette époque là je ne m’étais jamais préoccupée de mon poids. J’avais toujours été plutôt dans la partie haute des courbes, depuis bébé, et je suis grande, ça n’avait jamais été un problème, jusqu’à ce jour là.

A partir de ce jour là mes cuisses sont devenues une obsession, je les observais, je les mesurais, je faisais tout pour les cacher, alors que quelques jours auparavant je n’y accordais aucune importance. Cela a été la même chose pour mon alimentation. Je viens d’une famille vraiment normale. On ne mange ni vraiment bien (pas bio, pas toujours hyper sain), ni vraiment mal. Quelques plats préparés par ci par là, des pâtes carbo les soirs de flemme et des yaourts vanille en dessert. Bref, normal quoi. Mes parents ont eux aussi un poids normal, mon petit frère est plutôt fluet. Et moi à partir de là je me suis vue et sentie grosse. Et j’ai commencé à faire attention à ce que je mangeais. Les Mac do avec les copains sont devenus rares puis inexistants, je me suis isolée pour ne plus manger à la cantine, pour ne plus manger de Fast food ou de glaces les étés sur la plage. Je refusais de sortir prétextant toujours un dîner en famille, une soirée avec un copain imaginaire que personne n’avait jamais vu, des révisions, une mauvaise gastro.

Petit à petit je me suis retrouvée seule, coupée de mes amis, j’avais 15 ans.

Et puis j’ai commencé à faire attention à la maison, plus de yaourts vanille en dessert, plus de dessert, puis plus d’entrée, plus de goûter. Avec mes parents je prétextais que j’avais « trop mangé à la cantine » ou que j’étais allée goûter chez untel ou untel. Bref, vous voyez. Je passais mon temps à mentir à tout le monde, et à moi même, pour cacher mon mal être. Ensuite je partais au dernier moment de la maison le matin, en disant que je prendrais mon petit déjeuner sur la route … Bref, si vous suivez bien, vous vous rendez compte qu’au bout de quelques mois je ne prenais plus de petit déjeuner, ni de déjeuner, ni de goûter, et que mon dîner était léger. Bah oui, j’avais beaucoup mangé au goûter, vous voyez le truc… Je me pesais plusieurs fois par jour, avant et après le repas. Je connaissais par cœur le poids d’une paire de chaussette, d’un tshirt manche courte ou d’un jean.

D’un poids de 64kg pour 1m70 je suis tombée à 50 puis 45 puis 38 kg. Je n’avais plus de force, plus le goût à rien, plus d’envie. Je marchais comme un zombie, j’étais cernée, triste, renfermée, l’ombre de moi même en fait. Maintenant que j’y repense, je me dis « tout ça pour cette remarque à la con ». Parce que ce n’était pas méchant je crois, enfin disons que cette personne à ce moment là n’avait aucune idée de ce qu’elle allait engendrer en me disant ça. Et pourtant ça a été le début de tout.

J’ai été hospitalisée un an. Coupée de tout, de mes amis, de ma famille, pas de téléphone, pas de lien avec l’extérieur, un chantage à la bouffe, un appel contre quelques grammes. J’ai souffert, vraiment, profondément. Dans ma chair, dans mon cœur, je vous jure que ça a été l’année la plus longue de ma vie. Pas de lycée, plus de sport, j’avais plus rien. J’ai beaucoup lu, écrit, dessiné (mal mais peu importe). A ce moment là ça a été ma bouée de sauvetage. J’ai écrit, lu et dessiné pendant des jours et des jours. Je me suis forcée à manger, j’ai vomi, j’ai pleuré un nombre incalculable de fois, j’ai hurlé, j’en ai voulu au monde entier, à moi même, aux médecins.

Et puis un jour j’ai fini par manger, manger, manger, enfin, me gaver pour pouvoir sortir, c’était ma seule motivation. Atteindre le poids de sortie. Je me suis gavée de chocolat, de viennoiseries, juste pour pouvoir sortir. Dans le fond je sais maintenant que je n’étais pas vraiment guérie, mais que je voulais juste sortir de cette prison. Je l’ai vécue comme ça à ce moment là. A 17 ans j’avais envie d’autre chose que de mûrs blancs et de personnel hospitalier. Au moins cette hospitalisation m’a donnée envie de voir autre chose, de sortir, de renouer avec le monde, ce qui n’était plus le cas depuis deux années déjà. Je suis sortie donc. Au début tout allait bien, j’ai repris ma vie, comme avant, le lycée, les amis, mais j’avais un problème avec certains aliments. Je pensais manger sainement mais en fait j’avais encore des « tocs ». Je refusais les féculents, la viande, les viennoiseries, les desserts.

Guérie sur la balance, mais pas dans ma tête. Pas vraiment. J’avais un poids normal, mais un rapport à la nourriture qui ne l’était pas. Et c’est là le problème. Tout le monde pense que l’anorexique est maigre. Oui, en finalité, mais en fait l’anorexie est une maladie mentale. On est anorexique bien avant d’avoir la peau sur les os et un IMC de 15. et surtout il y a des filles minces, maigres, qui ne sont pas anorexiques. Je pense que l’imaginaire collectif associe maigreur à anorexie, alors que c’est faux, évidemment. A cette époque là, mon IMC était normal, j’étais pourtant anorexique même si je ne voulais pas le voir (et mon entourage non plus). Cette période (l’hospitalisation) nous a tous beaucoup marqué. Ma mère était toujours triste, mon père toujours agressif. Je pense que c’était sa façon à lui de montrer qu’il souffrait. Chaque repas était une lutte permanente entre eux et moi, et entre moi, et moi. Bien sur ils ne me croyaient plus quand j’avais « trop mangé » chez l’un ou « goûté » chez l’autre.

A côté de ces moments de restriction il y avait des moments de compulsion, ces moments où je pouvais engloutir un placard entier de nourriture en quelques minutes et puis aller me faire vomir parce que j’avais un mal de ventre atroce et puis que je ne voulais pas prendre trop de poids aussi. Ces moments étaient les pires je trouve, parce que la boulimie vomitive c’est dégueulasse. On se détruit en faisant ça, et le pire, c’est qu’on le sait. On meurt à petit feu, mais on continue quand même. Manger des kilos de nourriture et finir la tête dans les toilettes. C’est pas une vie ça. Surtout pas à 20 ans. En fait en revenant sur tout ça je réalise combien j’ai perdu du temps et ça fait mal. J’ai passé 10 ans de ma vie à fuir les personnes que j’aimais pour ne pas devoir me confronter au fait de manger devant eux ou des choses que je ne maîtrisais pas vraiment et à avoir la tête au dessus de la cuvette des toilettes. Je crois que ce jour là j’ai eu mon premier déclic en me disant ça justement. BORDEL tu as 20 ans et tu fais ça de ta vie ?

J’ai pris la décision de me faire aider. C’était ma décision et je crois que ça change beaucoup de choses. J’avais réalisé combien j’étais malade, combien cela gâchait ma vie, et surtout combien je voulais dire stop. Je crois que ça a été le début de ma guérison. Les autres thérapies, précédentes, ce n’était pas un choix. On m’avait traînée de médecins en thérapeutes en hôpitaux, alors que j’étais dans le déni, j’allais bien. Ce jour là j’ai réalisé la souffrance qu’il y avait, au delà du trouble alimentaire. J’ai pris rendez vous chez un psychiatre et un naturopathe. Puis j’ai changé de psychiatre, j’ai fait de la méditation, et de l’art thérapie. J’ai été suivie par des psychologues, en ville, à l’hôpital. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice de ma guérison. Au bout de 4 ans de tout ça, je peux le dire je vais mieux.

Je ne me considère pas encore comme guérie parce que j’ai encore des peurs et des croyances concernant les aliments, j’ai encore du mal à lâcher prise et à reprendre confiance en moi (d’ailleurs c’est le travail que j’ai commencé à faire avec France) mais je vais mieux, je sors, je vais au restaurant, je mange 4 fois par jour, je mange des glaces sur la plage, je ne pleure plus devant une assiette de pâtes, j’ai repris goût à m’asseoir en terrasse avec des amis, à rire, j’ai repris goût à la vie. Et ça ça vaut tout. A 24 ans j’ai encore la vie devant moi et il est hors de question que je la laisse filer désormais. Je n’ai pas de conseil à vous donner, sauf peut être de vous faire aider, mais j’espère que mon témoignage vous donnera un peu d’espoir, oui il est possible de revivre, après ça, après toute cette merde.

En revanche, c’est un combat, c’est dur, on tombe, on a l’impression d’échouer. J’ai eu plein de fois l’impression de revenir à zéro. A posteriori je réalise que c’était faux. On ne revient jamais à zéro. Chaque gamelle est un apprentissage. l’apprentissage est long mais la vie, votre vie en vaut la peine. Battez vous.

 

Note : Je vous avoue, j’ai lu avant de publier l’article, j’ai lu et j’ai eu les larmes aux yeux, parce que c’est sincère, intense, et que je sais combien, derrière les troubles du comportement alimentaire il y a une souffrance vivace. Mais Lucie est l’exemple d’une jeune fille aujourd’hui pas tout à fait guérie, en effet, mais qui va tellement mieux, qui court, qui pétille, qui vit. Et c’est déjà un immense chemin de parcouru, et un immense combat de gagné.

Je vous envoie plein de douces pensées 

(et n’hésitez pas à me dire en commentaires, si ce genre d’articles vous intéressent). 

71 commentaires sur "Troubles du comportement alimentaire [ témoignage ]"

  1. PALAYER dit :

    témoignage émouvant…Bravo pour ce courage. Oui ce genre de vécu peut nous aider. Merci tout simplement.

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup… Oui c’est courageux mais je crois que c’est un vrai pas d’écrire ça, un vrai pas vers autre chose .. Merci pour ton mot

  2. Marie-Céline dit :

    Très bel article, sincère et touchant.
    Une impression de lire le reflet de ma vie, mon histoire. J’ai vécu quasi la même chose, des mensonges pour ne presque pas dîner le soir, un renfermement sur soit, la perte de ses amis, le désarroi de ses parents … Et puis le revers des privations vers des crises boulimiques à manger comme s’il fallait rattraper les années de privation du à l’anorexie …
    Et heureusement l’envie de s’en sortir.
    Merci pour ce témoignage très émouvant.

    1. France Tronel dit :

      Merci Marie Céline … Malheureusement c’est trop courant … Douce fin de journée

  3. Jen dit :

    Bonjour,
    C’est mon premier commentaire bien que je lise régulièrement.
    Ce témoignage est en effet bouleversant et peut très certainement aider d’autres personnes dans cette souffrance.
    Merci à Lucie et beaucoup de courage à elle !

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup pour ce (premier) commentaire Jen 🙂 Douce fin de journée

  4. Rachel dit :

    On aimerait ne pas lire ce genre de commentaires, on aimerait que les TCA n’ existent pas. Mais ça me permet de me rendre à l’ évidence. Je suis sans doute malade moi aussi… Bravo et merci à Lucie pour son témoignage.

    1. France Tronel dit :

      Vraiment j’aimerais, aussi. Et c’est mon quotidien (malheureusement) en coaching. On se rend compte que c’est courant, trop. Mais aussi qu’il n’y a pas de fatalité. Et je crois que c’est à ça qu’il faut se raccrocher ! Douce journée et plein de force Rachel

  5. Milla dit :

    Merci pour ce temoignage, qui montre une fois de plus que l’envie de guérison ne peut venir que de nous… On croit qu’on va mieux, que c’est derrière et puisi on lit la vraie vie, celle des autres, mais qui sonne un peu comme la notre, et puis on se rend compte que nos comportements ne sont pas toujours sains et on prend conscience que c’est fragile mais que si on s’accroche on peut y arriver! Alors merci pour ce message d’espoir Lucie, et merci de nous permettre cela France. Nous ne sommes jamais seules, finalement…

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup … Oui malheureusement pour tout, il faut que la personne soit actrice. C’est mon quotidien en coaching, je peux aider, accompagner, guider, mais pas faire à la place de. Et c’est pareil pour toutes les thérapies, les thérapeutes, si l’envie d’avancer n’est pas réelle (quel que soit le problème) c’est voué à l’échec. Merci pour ce témoignage ..

  6. Celice.bell dit :

    Oui ce genre d’article m’intéresse,en tant qu’ancienne boulimique vom, éternellement mal dans sa peau et sa personne. J’ai du mal en revanche à penser, à croire, vraiment, qu’on peut en guerir, vraiment. Lucie le raconte elle même d’ailleurs. Et ce qu’elle nous dit et que j’ai particulièrement apprécié, qui est à souligner car tellement vrai, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’être « maigre » pour être malade. Merci. Je témoignerai bien mais naurai pas une fin si rassurante malheureusement..

    1. France Tronel dit :

      Elle est encore en travail, elle le sait, elle le dit, mais vraiment sur la bonne voie. Non l’anorexie n’est pas seulement la maigreur et non on ne guérit pas forcément en ne reprenant que du poids, mais en faisant un vrai travail de fond, oui :). C’est ce qu’elle a entrepris et ce qu’on entreprend ensemble et l’avenir s’éclaircit 🙂

  7. Instagrameuse dit :

    Bonjour serait -il possible d’avoir le contact de Lucie ? Je vis exactement la même chose , j’ai 21 ans et je suis loin d’être sorti de ce cercle infernal j’aimerai beaucoup pouvoir en discuter avec elle

    1. France Tronel dit :

      Bonjour Déborah, je lui transmets ta demande :). Et sinon je peux te conseiller de chercher sur instagram Alexia Savey et le « collectif » les brindilles, qui justement propose plein plein de choses, de témoignages, de vidéos, d’exercices, de rencontres pour avancer ensemble !

  8. Chlo dit :

    Hello,
    Pour etre passé par là, pour etre maintenant mieux dans mes baskets, en lisant ça j’ai la chaire de poule…
    ce qui est terrible là-dedans c’est que l’on se fait du mal et qu’on en fait encore plus au gens qui nous aiment…
    MAis voyons… pourquoi tu manges pas ?? C’est juste un bout de pain… oui juste un bout de pains mais ce que les gens ne savent pas c’est que ce bout de pains va vous perturber jusqu’au lendemain…
    ce n’est pas qu’on ne veut pas manger c’est juste que l’on refuse toute sorte de vie en nous… on ne le mérite pas, on a pas le droit, on est pas assez bien pour ce « bout de pain »….
    et oui c’est dure, c’est terriblement destructeur…
    malheuresement on est les seules à pouvoir se sortir de là… c’est à nous de nous sortir les pouces du *** à lutter encore et encore… parfois on a l’impression de faire ça pour rien mais avec de la persévérance on y arrive.
    Vous y arriverez. Ça prend du temps MAis chaque petite bouchée est un pas vers la guérison.

    1. France Tronel dit :

      Merci pour ce témoignage … Oui l’entourage en effet est détruit par ce genre d’étapes … merci beaucoup et bravo pour le chemin parcouru !

  9. Kakou dit :

    Témoignage bouleversant … Bravo à Julie pour son courage
    Belle soirée ^^

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup pour ce mot, oui ça prend aux tripes..

  10. AudreyT dit :

    Merci à Lucie pour son magnifique témoignage. Je me reconnais tellement dans ses propos, je ressens les même choses qu’elle et j’espère vraiment arriver à m’en sortir comme elle ! Merci pour la publication de ce témoignage très touchant et vraiment très intéressant!

    1. France Tronel dit :

      Merci pour ce retour Audrey, malheureusement je pense que beaucoup, trop de personnes se retrouvent dans son témoignage. Merci pour ton mot et surtout plein de force !

  11. Sophie L dit :

    Merci Lucie de mettre de mettre des mots sur ces maux.

    Marie Céline, c’est tout à fait ça. Différents TCA mais un mal être douloureux.

    J’ai eu une prise de conscience il y a quelques semaines. Je commence à plus ou moins réussir à maîtriser les crises de boulimie. Mais il reste un énorme travail sur le fond du problème.

    Bonne nuit les filles, prenez soin de vous

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Sophie, oui le fond du problème, il faut creuser parce que sinon cela ressort, à différents moments de la vie … Douce journée

  12. Tiphanie dit :

    Pas maigre mais anorexique.. c’est tout à fait ça et c’est la toute la difficulté.. c’est certainement un grand pas pour elle d’avoir écrit tout ça, je lui souhaite sincèrement de refermer définitivement cette page un jour <3

    1. France Tronel dit :

      oui un immense pas en avant… Merci Tiphanie

  13. Elo dit :

    Bonsoir.
    Tres bel écueil d’un bout de vie. J’espère que la lumière sera au rendez-vous des prochaines années, elle le mérite.
    C’est dingue toutes les personnes touchées par les TCA. Et les causes profondes, conscientes ou non sont délicates. J’y travaille dessus moi-même depuis 2 ans. Là naissances de ma fille a été déclencheur mais le combat été la compréhension sont longs.. Douces pensées

    1. France Tronel dit :

      Bonjour Elo, merci beaucoup pour ce témoignage … Ce n’est pas étonnant… La naissance d’un enfant est un merveilleux mais profond bouleversement et lorsque certaines choses ne sont pas réglées elles ressortent à ce moment là. Plein de choses positives, de douceur et de force

  14. Sandra dit :

    J ai été tellement touchée par ce témoignage. Bravo pour le chemin parcouru et force et courage sur la route de la vie. Et accompagnée de France il sera parsemé de fleurs de sérénité. C est en tout cas ce que je vous souhaite…

  15. Julie dit :

    C’est tellement bien expliqué qu’on pourrait avoir l’impression de la connaître. Elle a su mettre les mots sur son histoire et cest très touchant. Courage à toutes les personnes qui combattent ces troubles.

    1. France Tronel dit :

      Oui le témoignage est poignant, alors que c’est mon quotidien malheureusement j’ai été extrêmement touchée. Merci beaucoup Julie pour ce mot

  16. Elodiefamily81 dit :

    Merci pour ce témoignage très touchant et poignant de sincérité. Bravo Lucie pour ton combat et bonne continuation.

    1. France Tronel dit :

      Merci pour ton mot Elodie 🙂

  17. sakura63 dit :

    Hello, moi aussi, j’ai souffert (voir je souffre encore) de troubles alimentaires. des fois, je me demande si c’est possible de s’en sortir completement, sans aucunes peurs, culpabilités, 50 000 questions avant de prendre 2biscuits. Le plus important c’est de ne pas être dans le déni déjà, et arriver à vivre avec, savoir se faire plaisir de temps en temps et garder un poids correct.
    J’apprécie ma part de flan au gouter le samedi (même si le repas du midi est plus léger que le reste de la semaine), j’apprécie mon carré de chocolat avec mon déca à 10h, j’apprécie le gruyère râpé sur mes spaquettis… Pleins de trucs tout bêtes mais dont je peux être fière et que je sais appréciée alors que pour d’autres, c’est du quotidien!
    Ne lâchez pas prise, continuons à croire en nous, en des progrès et des guérissons optimales.
    Merci de se soutenir entre nous et Merci à France pour ses articles, recettes, commentaires, photos… Belle journée à tous et toutes

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup ! Les progrès sont déja immenses .. Bravo ! et belle route, encore sur la voie du bien être et du lâcher prise 🙂

  18. Lily dit :

    Bonjour, Tombé par hasard sur votre site, puis sur votre article. C’est avec beaucoup d’émotions que je l’ai lu. Pour avoir vécu tous sa et étant également toujours en voie de guérison je souhaitais vous remercier et Lucie également d’avoir témoigner. Ce sont des mots d’espoirs pour toutes celle et ceux qui souffrent de ces troubles. Bonne continuation et plein de bonheur

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Lily pour ce mot (et bienvenue, du coup). Plein de choses positives pour la suite !

  19. Carole dit :

    Bonjour,
    Merci pour ce témoignage sincère et touchant. Une petite chose m’a choquée c’est que Lucie précise qu’elle dessine mal entre parenthèse ; cette façon de se dénigrer alors que personne à ce moment là n’a du se poser la question si Lucie dessine bien ou pas, et puis tout est relatif, l’important c’est de prendre du plaisir à dessiner.
    Perso je suis hyperphage je me soigne. Mon mental va mieux je n’ai pas pris de poids depuis 3 mois miracle !!!!!! Et même si le chemin est long… la destination est tellement importante que j’avance.
    Merci pour ce blog

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Carole pour ce témoignage. Lucie fait partie de l’immense majorité des personnes atteintes de troubles du comportement alimentaire qui veulent maitriser les choses, les faire parfaitement, etc, c’est assez caractéristique, d’où la parenthèse, je pense, symptomatique, mais injustifiée puisqu’elle dessine objectivement pas mal du tout !

  20. Emilie dit :

    Un témoignage bouleversant étant moi même atteinte de TCA ça me touche vraiment. Mais comme quoi guérir est possible et il ne faut jamais baisser les bras.

    1. France Tronel dit :

      Plein de force Emilie dans ce combat

  21. Sarah dit :

    Merci pour ce témoignage très touchant. D’autant plus que je m’identifie à ce parcours, même si le mien a été plus court/rapide. Je suis toujours en voie de guérison. Mais lire ce genre de message me donne l’espoir. Alors merci encore et bonne continuation.

    1. France Tronel dit :

      Merci Sarah et plein de choses positives sur cette jolie route de la guérison !

  22. Perpétua dit :

    Cet article m’a donné les larmes aux yeux. Quel parcours et quel courage de partager cela.
    Merci pour ce témoignage, c’est très intéressant d’autant que quand on est confrontée à quelqu’un de son entourage qui a été touché ça permet de comprendre ce qui se passe dans sa tête.

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup .. Oui c’est vrai que je n’avais pas pensé à cet aspect là, de l’entourage mais en effet, c’est important et je pense que cela peut aider aussi .. Merci

  23. FAFA82 dit :

    Cet article résumé également ma vie. En long, en large et en travers. J’ai souffert d’anorexie pendant 6 mois, me dé-nourrissant au fil des jours pour finalement passer de 55kg à 42kg. J’ai vécu l’enfer lors de ces six mois. Toutes les idées noires me sont passées par la tête, je n’avais plus le gout à rien, plus d’amis, une famille qui ne me comprenait pas, ne serait-ce que regarder la télé ne m’intéressait plus… Plus le gout de la vie tout simplement ! Et puis j’ai découvert la boulimie « atypique ». Ahhhhh ça oui elle m’a fait revivre, fait avoir l’impression de re-exister, de repouvoir « manger » ce que je voulais, de reprendre tout mes kg (malheureusement) en seulement deux mois… S’en ai suivi 7 années de « malheur ». 7 ans où cela faisait partie de ma vie quotidiennement, où les repas de midi n’existait plus puisque j’étais obligé « d’avaler » mes aliments, jusqu’à ce que cela devienne un poids, une souffrance, comme si finalement je menais une double vie chez moi (ou pas d’ailleurs…). Au fil des années je me suis améliorée sur certains points, mais rien de vraiment flagrant, pas de guérison réelle finalement.

    Fin 2016, le déclic. Comment ? Je ne sais pas. Mais une envie soudaine de guérir définitivement alors que pour moi cela relevait de l’insurmontable. J’ai mené des combat personnels, commencer à rechercher des personnes pour m’aider, des livres, des solutions, des astuces… Puis petit à petit, j’ai réussi. J’ai diminué les crises … Puis j’ai décidé de remanger le midi, et de me convaincre de ne plus faire de crises. Et ça c’est finit comme ça. Je peux officiellement le dire, le chanter, le crier … je suis « GUÉRIT » !!! « Guérit » entre guillemet car effectivement on ne guérit jamais vraiment de cette maladie, on en garde des séquelles, des TOCS sur de nombreuses années ou à vie je ne sais pas… On verra ! Mais je sais maintenant, que je suis sortie de l’enfer, et que ma vie n’est plus comparable à celle d’avant. Après tout, nous avons tous nos soucis, et je me dit que l’alimentation doit être le mien, c’est comme ça. Rien de dramatique en soit.

    Je laisse faire le temps et ma vie évoluer. Mais je sais que ça ne pourra aller qu’en s’arrangeant maintenant.

    (Si mon témoignage intéresse, j’en serais ravie ! 🙂 )

    1. France Tronel dit :

      Bravo bravo bravo Fanny ! Pour ce cheminement et pour ce commentaire plein d’espoir. Et aussi, merci !
      si tu le souhaites tu peux m’envoyer ton témoignage via le formulaire de contact sur le site, je ne sais pas encore ce que je vais faire de tout ça mais ce qui est chouette c’est que ça peut vraiment aider beaucoup de personnes. Alors merci 🙂

  24. Anne dit :

    C’est tres touchant.. lucie est tres courageuse et comme elle le dit elle même si elle n’est pas encore totalement guérie elle en est sur la voie!! Et je suis d’accord avec elle que l’on ne guéri des tca que si la décision vient de la personne malade..
    Bravo à elle et surtout je suis admirative de son courage et de sa force!!
    Bonne continuation à elle!!

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Anne pour ce petit mot …

  25. Mazelpeux dit :

    Très bel article.
    J’ai mis 2 jours a me décider si oui ou non j allais le lire.pourquoi ?
    Parce que j’ai été anorexique il y a 6 ou 7 ans et que depuis même si je m estime guérie on sait que ce fantôme ne disparaîtra jamais…. il faut vivre avec.
    J’ai eu un excellent vraiment excellent psychiatre sur Nantes ainsi qu’un excellent centre de soins. Ils m ont beaucoup aidé.
    Le début de la fin c’est quand on a choisi de se faire aider.
    Bravo pour ce témoignage ni gloque ni triste.

    Courage à toutes celles qui traversent cette maladie, n hésitez pas à vous faire aider car même si on pense pouvoir s en sortie seule: le jour d après soit on se réveille soit on est au cimetière. C est une phrase choc mais c’est ce qui m a aidé à avancer.

    1. France Tronel dit :

      Je suis d’accord avec toi, merci Mélodie pour ce témoignage ..

  26. Camille dit :

    Coucou France,

    Ce témoignage est émouvant et en même temps me permet de ne pas me sentir aussi seule à vivre de telles situations.
    Je connais les TCA depuis mes 15 ans, j’en ai aujourdh’hui 26. J’ai connu l’anorexie, la boulimie sans vomissements, l’hospitalisation, les importantes variations de poids, la dépression et depuis 4 ans, la boulimie vomitive 🙁 Une véritable addiction. Comment se sortir de cela? Je ne sais pas… Malgré un suivi psychiatrique et psycho-thérapeutique, je n’y arrive pas.
    Je pense de plus en plus à me tourner vers l’hypnose.

    Ta rubrique « témoignage » est super intéressante.

    Je te souhaite une belle journée et une bonne continuation. 🙂

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Camille 🙂 et non tu n’es pas seule !

  27. Marie dit :

    Merci France de partager ce témoignage, merci Lucie de témoigner. Merci de ne pas laisser l’anorexie aux mannequins trop maigres. C’est une maladie si difficile.

    J’en suis fatiguée.

    Aujourd’hui j’ai repris 5 kg et mon IMC s’approche des 17-18 alors tout le monde me croit guérie. Mais dans la tête c’est autre chose… Je rêve de ne plus avoir ce rapport conflictuel avec la nourriture. D’accepter d’aller manger une pizza ou un burger sans penser à comment je vais compenser cet écart. D’un autre côté je regrette mes jambes d’il y 6 mois, des baguettes… Pourquoi trouver une telle force dans ce qui n’est qu’une faiblesse?
    A qui m’adresser? Je ne sais pas quel spécialiste peut m’aider. Les TCA sont encore méconnus. Mon médecin généraliste (qui me connait depuis ma naissance) m’a toujours considérée comme une jeune fille sportive et en bonne santé donc n’associe pas mon poids qui a brusquement chuté à une maladie. Et moi je ne sais plus comment m’en sortir.

  28. Elyane dit :

    La parole se libère de + en + sur les blogs et sur les réseaux à ce sujet et je trouve ça vraiment bien. Ca permet de sentir moins seule, ce qui est super important dans ces troubles qu’on vit justement seule, qu’on cache à tout notre entourage. Alors pouvoir lire et partager ce genre d’expériences de la part d’inconnus sur internet, je pense que ça fait vraiment du bien.
    Je me souviens de mes recherches plus jeune sur internet. A trouver des forums qui parlaient de ça, mais tellement peu… J’avais l’impression d’être toute seule à vivre ça, à être un peu folle finalement de ne pas réussir à me controler de manger.
    Alors oui, merci pour ton partage France.

    Le truc c’est qu’au fur et à mesure que cette parole se libère, on se rend compte réellement du nombre de personnes touchées. C’est énorme, c’est flippant. Vraiment, quand je vais sur YouTube, Instagram & les blogs, et que je vois des témoignages toujours plus nombreux sur les TCA, je me dis « mais… il y a vraiment un problème de sensibilisation et de confiance en soi qu’on n’inculque pas assez ».

    J’ai écrit un article sur mon blog pour parler de ça justement, si tu veux jeter un oeil…

    En tt cas merci France d’écrire sur ce sujet.

    Et un grand merci à Lucie de s’être exprimée. Ton texte était vraiment touchant et bien écrit dans le sens où se reconnait vraiment dans tes différentes descriptions.

    1. France Tronel dit :

      Oui c’est effrayant le nombre de personnes touchées .. Merci beaucoup

  29. Nolwenn dit :

    Cette maladie ne ma pas épargnée, elle résume 7 ans de ma vie, mis à part le fait que j’ai plongé dans l’anorexie-boulimie vomitif à cause de soucis familiaux et non de mon apparence, elle relate assez bien ce que j’ai traversé.

    Et je pense que c’est grâce à une volonté personnel qu’on s’en sort. Ça fait 6 ans que tout ça est terminé ou presque, car je pense que c’est une maladie qui laisse des traces et un rapport à la nourriture différent de ce qu’il devrait être et que même aujourd’hui je pense encore être guérie qu’à 99%.

    Mais fière de m’en être sortie grâce à ma volonté

    1. Nolwenn dit :

      et si mon histoire intéresse pour aider d’autres personnes, je veux bien la raconter

      Bonne guérison à toutes
      Le chemin est long mais il en vaut la peine

  30. Hélène dit :

    Merci pour ce témoignage. Bravo à Lucie pour son parcours… J’imagine à quel point le chemin est difficile à parcourir… Je vis des moments de souffrance face à la nourriture, je n’ai pas confiance en moi, et ce genre de témoignage donne de l’espoir et nous rappelle à quel point la vie est importante ! Merci ❤️

  31. FitnessGourmandises dit :

    Beau témoignage… bravo à Lucie pour le combat qu’elle a mené et pour le récit de son histoire.

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup pour elle 🙂 (et d’avoir pris le temps de nous laisser un mot :))

  32. Camille dit :

    Bonsoir France, Bonsoir Lucie,
    Bonsoir à toutes et à tous,
    Je tiens à vous remercier pour votre partage et votre bienveillance.
    Ce témoignage, Lucie, il est bouleversant. Il bouleverse mes émotions (la fragilité déconcertante d’une jeune femme de 21 ans souffrant de troubles alimentaires) mais il bouleverse surtout mes pensées. Il fait réfléchir, il soutient et surtout, il ravive l’espoir. En lisant ces lignes, je me suis rappelée que je n’étais pas seule. Je me suis souvenue pourquoi je mourrais d’envie d’aller mieux, de me soigner, de me guérir.
    Les tca, chez moi, ça a aussi été cet hyper-contrôle, puis l’euphorie de la perte de poids, la fierté de parvenir à maîtriser mon corps, tandis que la plupart des femmes que je croisais chaque jour se plaignaient de leurs formes. Je me tuais simplement à devenir et rester telle que j’imaginais les gens autour de moi se représenter la fille/femme parfaite. Comme vous l’exprimer si bien Lucie, ce n’est pourtant pas normal de se couper du reste du monde, de refuser chaque sortie entre amis de peur d’être gênée par la nourriture, d’angoisser plusieurs jours avant un repas de famille parce qu’il faudra trouver une solution pour ne pas « se gaver » sans que cela paraisse bizarre… J’avais conscience que la nourriture m’obsédait, mais je n’avais absolument pas l’impression de me restreindre.
    Puis j’ai fini par petit à petit manger de nouveau à ma faim, en faisant attention à ce qu’il y avait dans mon assiette et sans excès mais suffisamment pour revenir très progressivement à un poids « normal », ce fameux poids qui vous fait croire que vous n’êtes plus malade (ou bien que vous ne l’avez jamais été dans mon cas…).
    Et puis, j’ai fini le lycée, j’ai brillement réussi la PACES (mes résultats scolaires traduisant eux aussi sous une autre forme la quête vers perfection). J’étais dans mon élément, seule, autonome et performante. Bref « tout allait bien ». De là où je me voyais du moins !
    Le 1er stage hospitalier (dans le même hôpital que celui dans lequel votre mari finit son internat, France) m’a catapulté hors de ma zone de confort. L’inconnu, la peur de décevoir, l’impression d’être inutile. J’ai consolé tout ce stress en mangeant. Je l’ai épongé en m’autorisant tout ce que je ne m’étais plus autorisé depuis des années. J’ai mangé, mangé, mangé. Puis vomi, quelques semaines après, parce qu’il ne fallait pas que je grossisse plus, parce que je me dégoutais et parce que je n’ai pas trouvé d’autre moyens que de manger pour calmer toutes les craintes qui étaient apparus dans ma nouvelle vie quotidienne.
    Je suis donc devenue boulimique. Aujourd’hui, cela fait plus de 2 ans. J’ai mis un an et demi à comprendre et accepter que j’avais besoin d’aide. J’ai cru voir le bout de mes problème cet été, pendant une longue période de vacances et après avoir travaillé longuement sur mes problèmes. Le travail n’est pas encore fini. Ma progression a été ralentie par la reprise de l’année scolaire, le début de l’externat.
    Alors merci, merci pour ce témoignage. Merci de me rappeler, ce soir, que mon combat peut trouver une issue convenable, viable, et heureuse. Merci de me rappeler que je ne suis pas toute seule. Merci d’avoir le courage et la générosité de donner toutes ces notes et issues positives à votre histoire. Merci de nous partager le soutien qu’il a parfois dû vous manquer en route.
    Douces pensées,
    Camille

  33. mademoiselle_souffre dit :

    Oh Lucie merci ❤
    Merci pour ces jolis mots qui réchauffent le coeur. En te lisant je me retrouvais en toi sur tellement de points … la boulimie vomitive hante ma vie et celle de mes proches depuis 8 ans maintenant. Je ne suis pas non plus tout à fait guérie mais de même je reviens de loin. De 3 crises par jour je suis aujourd’hui à une ou deux par mois, voire pas du tout quand je vais bien. Et je progresse sans arrêt, de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois, d’année en année. J’essaie de limiter les comportements compensatoires, de me faire plaisir, mais ça reste encore extrêmement difficile. Faites vous aider les filles. La prise en charge psychologique est la seule chose qui puisse vous sortir de ce puits sans fonds. D’énormes baisers à toutes ❤

    1. France Tronel dit :

      Oh bravo pour ton chemin, vraiment. Et merci pour ton mot 🙂

  34. Élodie dit :

    Juste un mot bravo et merci pour ce témoignage très émouvant . Bravo pour ton combat et ton courage et merci de nous transmettre ton parcours ça aide à prendre conscience de beaucoup de chose .De reconnaître qu’on a « un problème » c’est déjà un grand pas pour pouvoir aller de l’avant .
    Et merci France de nous faire partager tout ça je te suis depuis un moment et je t’admire

  35. Lucie dit :

    Témoignage très touchant. L’histoire de mon adolescence/jeune adulte, heureusement, ça n’a pas duré 10ans. Cette maladie touche trop de personnes, et souvent, de très belles personnes qui s’ignorent. Mon déclic pour m’en sortir, la rencontre avec mon mari, à 23ans. Aujourd’hui maman d’une fille (encore bébé ), je ferais tout pour qu’elle soit bien dans sa peau et en paix avec elle même, la seule chose qui compte vraiment à mes yeux

    1. France Tronel dit :

      c’est un peu pareil pour moi 🙂 c’est ce que j’ai de plus précieux 🙂

  36. Marie dit :

    Témoignage très touchant mais je n’ai pas été surprise ou choquée en lisant car j’ai l’impression d’avoir vécu un schéma identique..
    Je pense sincèrement comprendre ce combat psychologique, cette impression de retomber constamment à 0 et d’être incomprise par l’entourage.
    Les derrières lignes, sont une lueur d’espoir pour moi et je pense que même si on ne sera jamais réellement guéris on peut réapprendre à vivre et à manger.
    Merci beaucoup d’avoir mis des mots là dessus, j’ai compris qu’on était loin d’être seule dans cette situation..

    1. France Tronel dit :

      Non marie, malheureusement c’est trop courant. Mais oui, son témoignage est beau, parce que malgré tout elle avance et elle a cette fureur de vivre qui est essentielle et qui est la clef de voûte de tout. Bravo et plein de courage pour ton combat

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