Vie de famille et divergences alimentaires - Comment j'ai changé de vie

Vie de famille et divergences alimentaires

Vous êtes nombreux(ses) à m’avoir sollicitée pour cet article que j’ai appelé vie de famille et divergences alimentaires, ou comment concilier une vie de couple et/ou de famille avec enfants en ayant des routines et des sensibilités alimentaires différentes. 

Je vais vous parler de mon (enfin notre) expérience, du coup. Mais déjà important de remettre les choses dans leur contexte en vous faisant un état des lieux des habitudes / convictions de l’un et de l’autre.

Monsieur est : omnivore, un bec sucré (mais mange sain et en petite quantité, très mince depuis toujours , peu sportif.

Personnellement, vous le savez si vous me suivez régulièrement mais je reprécise ici : végétarienne, bec salé, toujours été en surpoids voire à la limite de l’obésité avant ma perte de 30 kg en 2014, sportive très assidue.

Alors, comment on concilie nos assiettes au quotidien ?

  • La première règle qui est valable dans notre couple pour l’alimentation comme pour tout le reste c’est le respect des convictions de l’autre. Je crois que c’est la base. Je ne cherche pas à le convaincre de devenir totalement végétarien, comme il ne me propose jamais de viande par exemple. J’ai conscience que ma vision de la chose peut heurter certains végétariens, mais c’est ma façon de faire, que ce soit dans ma vie privée comme en coachings, je ne force personne à se tourner vers une alimentation « sans », je considère que c’est un choix personnel et qu’il est important de respecter les convictions et les sensibilités de chacun. Je n’ai aucun problème avec ça sauf le fait que je ne cuisine jamais de viande ou de poisson, il est libre d’en manger, mais il la/le cuisine lui même.

 

  • Au quotidien à la maison, monsieur mange souvent végétarien, je dirais 60/70% du temps, je travaille à la maison, je m’occupe donc généralement du repas pour le midi, il est presque toujours végétarien ou alors je pars de la même base pour tous les deux et chacun  » végétarise  » ou « omnivorise » la recette.

Je m’explique : si vous faites une salade composée vous pouvez sans soucis mettre à part blanc de poulet, saumon, (ou feta, œuf, si vous êtes vegan), si vous faites des légumes farcis vous pouvez partir de la même base par exemple le légume farci de quinoa + oignons + sauce tomate et ajouter de la viande hachée ou des protéines de soja. Si vous faites une quiche vous pouvez n’en garnir de lardons que la moitié, si vous faites un gratin de légumes vous pouvez faire cuire de la viande ou du poisson à part etc etc.

Finalement c’est très simple, vraiment. Il faut juste prendre le coup. Pour avoir échangé avec beaucoup de personnes dans la même situation : certains cuisinent deux plats totalement différents ou alors chacun cuisine son plat de son côté. Chez nous cela ne colle pas. La première solution parce que cela prend du temps de cuisiner deux plats complètement différents et que le temps en étant jeune parents, et en travaillant à temps plein, cela nous manque ! La seconde parce que j’adore que l’on partage la préparation des repas le soir et le fait de manger la même base, je trouve ça beaucoup plus sympa.

Mais encore une fois, notre manière de faire n’est pas universelle, l’essentiel c’est que vous trouviez ce qui vous convient à vous, et la façon de faire qui vous permette de vivre en harmonie.

 

  • Nos familles : Vient ensuite le sujet (parfois épineux) de l’entourage familial. De mon côté beaucoup de végétariens, facile donc, de plus on mange tous sains, et mes proches s’adaptent à mon régime alimentaire sans gluten (je le rappelle, qui n’est pas un choix). De son côté, cela a été un peu plus compliqué. Il faut expliquer, sans chercher à convaincre (encore une fois), pour ma part. Tout en étant assez ferme pour dire « non ».

Cela a longtemps été le soucis dans ma vie, bien au delà de l’alimentation. Souvent lorsque les personnes qui nous entourent sentent une fragilité, une brèche, elles s’y engouffrent, elles savent cerner que vous n’êtes pas sûr de vous et en profitent pour semer (encore) plus le doute. Cela donne des choses du type  » mais le poisson tu y as droit non ? » (si vous osez dire  » euh, ben du poisson à midi, euh…), ou encore  » olala mais tu vas monter ton entreprise, mais tu as réfléchi à telle chose, cela ne te fait pas peur ?  » et les exemples sont multiples. Alors que si vous dites clairement et simplement  » non  » (merci, c’est mieux), ou que vous affirmez votre choix, l’entourage n’a souvent plus grand chose à dire.

Donc pour la nourriture comme pour le reste, on fait ses choix et on les assume !

  • Vie de famille et perte de poids : Vous avez aussi été nombreux à me demander comme allier vie de famille et perte de poids. Evidemment, c’est tout à fait possible. Encore une fois pour moi : pas de plats différents, tout le monde est logé à la même enseigne. Seules les quantités changent. Dans mon processus de perte de poids nous avons toujours cuisiné à deux, et mangé à deux. C’est vraiment important pour éviter la frustration. Imaginez vous manger une salade composée alors que votre cher et tendre mange des pâtes bolognaises avec 500 g de gruyère râpé (et que vous adorez littéralement les pâtes bolognaises). Evidemment vous allez résister à la frustration quelques repas, mais cela ne peut pas être durable sur le long terme.

La solution encore une fois est de partir de la même base et d’agrémenter en fonction de chacun ou à par exemple laisser à part, pâtes, riz, afin que chacun se serve selon son appétit. En coaching par exemple il m’arrive de proposer des recettes / plats dans cette configuration afin que la vie de famille soit totalement compatible avec un rééquilibrage alimentaire et que tout le monde y trouve son compte (et son équilibre).

N’oubliez pas : en terme de perte de poids il n’y a pas d’aliment interdit, ou d’aliment qui fasse grossir, il faut simplement penser quantité. C’est le trop de chocolat (ou de beurre, ou de hamburger) qui fait grossir. Pas le chocolat, le beurre…

Un autre conseil aussi : faites participer vos enfants (et votre conjoint) : c’est déjà beaucoup plus sympa et ensuite du coup tout le monde est beaucoup plus enclin à goûter lorsqu’il a participé à la préparation. Vous pouvez chercher ensemble sur des blogs culinaires un plat qui vous fait envie à tous, et vous lancer !

Dans le même esprit : faire le marché ou aller dans les magasins bio avec vos enfants, cela permet de les intéresser, de les impliquer, d’éveiller leur curiosité, d’échanger, c’est riche.

 

  • Concernant les quantités, vous le savez, j’en parle dans mon dernier ebook, et au quotidien sur les réseaux sociaux : l’important c’est de manger à satiété, ni plus ni moins. Il est très probable qu’en tant que femme vous n’ayez pas besoin des mêmes apports que votre conjoint (ou que votre adolescent de 15 ans) pour la même activité physique, si vous êtes un(e) grand(e) sportif(ve), vos apports vont être en conséquence, c’est OK. Dans ce cas ne vous fiez pas aux quantités que mange la personne en face de vous (votre compagnon, souvent), fiez vous à vos sensations à vous.Très souvent on a tendance au mimétisme, lorsque tout le monde autour de nous a un bon coup de fourchette, on a tendance à manger plus, méfiance donc.

 

  • Divergences alimentaires et vie sociale : Encore une question qui revient (très) régulièrement dans vos questions. Comment faire pour gérer une alimentation différente avec une vie sociale riche ? Alors déjà tout dépend de votre alimentation. En ce qui me concerne, l’intolérance au gluten n’est pas un choix, ma famille et mes amis s’adaptent donc : tout le monde mange « sans » ou alors proposent une multitude de petits plats, pour s’adapter à tous. Idem, lorsque je reçois à la maison je m’arrange pour que tout le monde y trouve son compte : les personnes qui mangent sain, les plus gourmands, les vegan, les omni, les intolérants. Je fais plusieurs petites préparations type brunch ou pique nique ou apéritif dînatoire et chacun pioche ce dont il a envie. Pour moi c’est ça la convivialité et le partage, je déteste imposer mon modèle, je préfère que chacun se sente à l’aise et à sa place. Concernant les restaurants, évidemment si vous avez de gros problèmes d’intolérances comme moi vous savez que c’est compliqué. Personnellement je téléphone avant, j’explique, mais nos sorties restaurants se comptent sur les doigts d’une main dans l’année ( nous habitons en Province, je suppose que sur Paris, tout est plus simple à ce sujet !)

 

Comme vous le voyez, chez nous c’est assez serein, on s’adapte dans le respect de chacun et de ses convictions.

N’hésitez pas si vous avez des questions complémentaires à les poser en commentaires, je vous répondrai et actualiserai l’article au fur et à mesure !

 

Et vous, quelle est votre expérience sur le sujet ? Des divergences ? Comment vous organisez vous ?  

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