Flexitarisme et étiquettes alimentaires - Comment j'ai changé de vie

Flexitarisme et étiquettes alimentaires

Sur les réseaux sociaux vous êtes nombreux à me poser la question : mais en fait tu es quoi ? (traduction : végétarienne ? végétalienne ? vegan ? omni ? …)

En fait, s’il faut vraiment entrer dans une case et avoir une étiquette alimentaire, je suis « flexitarienne« .

Vous allez me dire KEZAKO ?

Mon principe alimentaire de base est que je réduis ma consommation de protéines animales (viande poisson notamment), pour n’en consommer que 2/3 fois par mois, sans pour autant me l’interdire si je suis invitée par exemple. Il en est de même pour les produits laitiers, j’en consomme très peu et majoritairement végétaux, cependant je ne m’interdis pas de manger un bon bout de fromage.

En fait, la seule chose que je ne mange pas et ce, non pas par conviction mais pour raisons de santé, c’est le gluten (je vous ai tout détaillé dans cet article). Et pour être totalement franche avec vous, je pense que si je n’avais pas la maladie cœliaque, je ne serais pas du tout intransigeante sur le fait de manger sans gluten.

Pour en revenir aux étiquettes alimentaires Je n’aime pas trop le concept de cases, globalement. Et l’alimentation ne fait pas exception à la règle. Je fais partie des personnes qui pensent d’ailleurs qu’il n’y a pas de vérité absolue. Il y a la vérité de chacun, à un moment donné de notre existence. Par exemple, il y a quelques années je mangeais beaucoup de viande, peu de légumineuses. Et puis j’ai changé, j’ai évolué, j’ai beaucoup cogité et tout cela a évolué dans ma tête. Et aujourd’hui en fait je ne cogite plus, j’agis. Je fais ce qui me semble juste et bon pour moi à un moment donné et puis j’avance comme cela. Pour autant je ne pense pas être une meilleure / moins bonne personne parce que mon alimentation a changé. J’essaye juste d’être en accord avec moi même, à ma place.

Souvent on me demande la suite ? Et du coup je ne sais pas. Dans un an je serai peut être totalement végétarienne, ou bien vegan. Ou bien au même stade qu’actuellement.

L’alimentation est très souvent un domaine dans lequel il y a finalement très peu de tolérance. Et cela me désole. Parce que l’on mange d’une façon ou d’une autre (quelle qu’elle soit) on a tendance à penser (et à sous entendre aux autres) que c’est la meilleure. Et fait, je crois que c’est erroné. Ce qui est juste pour nous ne l’est pas forcément pour la personne en face de nous. Et d’ailleurs c’est valable pour beaucoup de choses. On ne demande pas à tout le monde d’aimer les endives ou la couleur orange, soyons tolérants avec les personnes qui aiment la viande ou qui ne mangent pas bio. Je pense que c’est la base. Personnellement j’aime cette variété, cette différence. Nous sommes différents et c’est tant mieux, c’est notre richesse et je m’efforce au quotidien de respecter cela.

Lorsque nous invitons des amis j’aime que chacun trouve son compte. Nous faisons souvent des buffets où cohabite de la nourriture vegan, du sans gluten, du healthy, des chips industrielles et puis du fromage. Parce que pour moi ce qui est important c’est que tout le monde se sente à l’aise, à sa place. En coaching je n’impose pas un régime « sans », je respecte le mode de vie, les aspirations et les convictions de chacun. Par contre, bien sur, quel que soit la voie choisie je pense équilibre alimentaire, variété, diversité, plaisir.

J’ai beaucoup entendu  » être flexivore / flexitarien c’est ne pas avoir de conviction / variante : ne pas aller jusqu’au bout des choses « . Je ne sais pas, enfin si, je ne pense pas. J’ai des convictions fortes sur certaines choses, notamment sur le fait que j’aime les gens et que je les respecte, et ce peut importe leur couleur de peau, leur religion ou ce qu’ils mettent dans leur assiette. Pour moi l’important dans l’alimentation et puis au quotidien, dans mon métier, en coaching, dans la vraie vie, c’est la tolérance et la bienveillance. Et cela passe au dessus des divergences alimentaires.

Et puis j’ai une deuxième conviction : nous ne ferons jamais parfaitement ( et d’ailleurs cette notion est très subjective !). Je veux dire, on peut manger bio, local, vegan. Mais avons nous tous des toilettes sèches ou avons nous tous en place le zéro déchet ? Pas forcément.

Bref, en matière d’alimentation comme du reste, je pense qu’il faut être tolérant, ne pas porter un jugement sur les convictions / choix des autres. Après tout nous faisons tous comme nous pouvons, à un moment donné de notre vie. Et je crois vraiment et profondément que l’essentiel est de se sentir en phase avec ses choix, quels qu’ils soient. En étant conscient qu’ils ne sont pas figés dans le marbre !

Dans un tout autre registre, j’ai fait le choix il y a 2 ans d’être indépendante, de me consacrer à ce blog, et aux coachings. Je sais qu’aujourd’hui c’est ce qui me fait vibrer, vivre pleinement, ce qui me fait être vraiment moi. Pour autant je sais que ce choix n’est pas figé et que le jour où je ne prendrais plus de plaisir à créer des recettes, accompagner des personnes dans leur cheminement alimentaire ou bien à échanger et partager ici, sur le blog, je prendrais une autre route. Elle ne sera probablement ni meilleure ni moins bonne, elle sera juste différente, et plus en adéquation avec moi même à ce moment là. 

Je m’éloigne un peu du cœur du sujet mais je crois que vous avez compris là où je voulais en venir (même si j’admets volontiers que j’ai écrit avec le cœur et les tripes, et ces articles là sont rarement les plus structurés, je m’excuse donc ! )

Et vous, que pensez vous de tout cela ? N’oubliez pas, ce blog c’est aussi un lieu d’échange, et ce, même (surtout !) si nous ne partageons pas les mêmes idées, je vous répondrais avec plaisir ! 

 

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