changement

Etre le changement

 » Si tu cherches encore cette personne qui va changer ta vie regarde toi dans le miroir « . Roman Price.

Cette phrase m’a fait réfléchir – beaucoup.

En effet, pendant longtemps j’ai attendu (patiemment) et j’ai cru que le changement viendrait de l’extérieur. J’attendais énormément de mes relations amoureuses parce que je pensais qu’elles allaient bouleverser ma vie, la révolutionner du tout au tout. J’attendais beaucoup de mes proches (de mes parents en particulier) parce que je pensais qu’ils trouveraient la solution – miracle – à tous mes problèmes. J’attendais beaucoup de la vie en général, de la chance ou de ma bonne étoile.

Et en fait j’ai réalisé que tout changement, quel qu’il soit c’est nous qui devons l’impulser. Nous et nous seul. Nous devons en être le moteur. C’est un fait, rien ne tombe tout cuit.

Pendant longtemps j’en ai voulu à mes parents pour mon (sur)poids, avant de réaliser que j’étais maître de ce que je mettais dans ma bouche (et que le fait d’habiter seule n’avait absolument rien changé au problème). Pendant longtemps j’ai cherché dans les autres l’amour que je ne me portais pas à moi même. Pendant longtemps j’ai fait ce que les autres voulaient que je fasse. Pendant trop longtemps j’ai subi. J’ai subi en attendant une solution extérieure. Et puis le déclic un jour après des centaines de séances de psy :  » La solution est en vous ». Enfin quelque chose de censé. Cette phrase a été un électro choc. Et si c’était vrai. Et si on arrêtait de se mettre des barrières, et si on décidait de se RESPONSABILISER, de prendre des décisions, de faire ce qui était juste pour nous. Et pour nous seul.

Cette phrase balancée comme ça un peu en l’air a été une véritable révélation. J’ai compris que les limites que je me fixais jusqu’alors existaient seulement dans ma tête. Que ma volonté pouvait renaître. Que j’avais une place, une vraie place. Et que je voulais changer de vie.

Le commencement de tout.

Aujourd’hui je me sens plus adulte, plus responsable, plus sure de moi aussi, plus indépendante. J’essaye chaque jour de repousser mes limites. Les limites qui sont encore bien présentes dans ma tête – évidemment – on ne se refait pas. J’essaye de m’aimer, non pas par narcissisme, mais parce que on n’est jamais mieux servi que par soi même. J’essaye de prendre des décisions. Pour moi. Et puis j’apprends chaque jour à être tolérante avec moi même. Evidemment les changements ne se font pas en une minute / un jour / un mois. Changer des habitudes ancrées prend du temps [particulièrement lorsque ce sont de vieilles habitudes d’ailleurs – elles ont la dent dure ! ]

Alors bien sur on peut se faire aider – de mon côté le chemin a été long. Psychiatres, coach, thérapeutes (en hypnose) notamment. Mais ces personnes ne peuvent rien si NOUS n’avons pas décidé. J’ai réalisé que pendant trop longtemps j’étais allée en thérapie comme en cours de sport un peu désinvolte, pas vraiment engagée. En me disant que j’y allais et puis « qu’on verrait bien ». Sans trop y croire, sans trop vouloir m’engager par peur d’être déçue, sans trop vouloir m’investir pour me protéger. Et là, ça ne marche pas. J’ai commencé à avancer lorsque j’ai accepté mes blessures. J’ai progressé lorsque j’ai réussi à comprendre certaines choses, lorsque j’ai fait tomber le masque et fissuré l’armure que j’avais mis si longtemps à construire.

Tout cela pour dire … Nous avons tous une force en nous. Cette petite flamme qui ne demande parfois qu’à être ravivée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *