Renaissance - Comment j'ai changé de vie

Renaissance

Nous avons deux vies : la deuxième commence le jour où l’on réalise que nous n’en avons seulement qu’une ! – Confucius

C’est si vrai.

Le tournant dans ma vie cela a été de comprendre que tout pouvait s’arrêter, du jour au lendemain, d’une seconde à l’autre même. Que la vie pouvait basculer en une fraction de seconde. Qu’un coup de téléphone pouvait bouleverser à jamais l’existence.

J’ai conscience que dit comme ça c’est un peu angoissant. Mais quand on l’intériorise au plus profond de son être, c’est une vraie renaissance.

D’ailleurs, j’ai toujours eu conscience que tout pouvait s’arrêter d’un moment à l’autre. Ma mère est partie très jeune, alors forcément je savais que c’était possible. Et puis des amies proches, aussi. Du coup, pendant longtemps j’ai été tétanisée. J’avais peur de tout.

Peur que mon amoureux me trompe, peur d’être malade, peur de mourir, peur de traverser la rue et puis même peur de sortir de chez moi  une fois la nuit tombée [ et puis peur de me mettre en maillot de bain à la piscine, peur de courir seule, peur de ne pas pouvoir avoir d’enfant, peur aussi de rater mon permis de conduire, de ne pas trouver un emploi, peur de rater ma tarte au chocolat ou encore de perdre un match, enfin vous voyez]

Et puis ce jour là, où j’ai réalisé que la peur n’empêchait pas le danger.

Autrement dit que le fait d’avoir peur de mourir ne rendait [malheureusement] pas immortel [sinon croyez moi, il aurait fallu supporter mes tribulations sur ce blog pendant encore quelques centaines d’années].

Ce jour là j’ai donc décidé de prendre la chose à l’envers : passer de «  j’ai peur de mourir donc je m’empêche de vivre «  à  » je sais que je peux partir à chaque instant alors je vis pleinement »

Depuis cette envie de vivre ne me lâche pas. Chaque jour j’entrouvre les yeux (très) tôt en étant consciente que c’est une chance – et puis je me jette dans l’existence à cœur perdu. Je vis à 100 à l’heure, sans concession, sans compromis. J’essaye de me satisfaire de petites choses du quotidien comme l’odeur d’un pain qui sort du four, le soleil qui se lève et qui projette ses rayons dans ma cuisine ou les ronronnements de bébé chat qui dort sur mes genoux. Je vis au présent.

Souvent sur les réseaux sociaux on me demande mon secret. Le secret de ma gnac, de mon énergie. En fait je crois que le secret il est là : j’aime vivre. J’aime passionnément ça. J’aime la vie dans son ensemble. Ses moments précieux, doux, intenses et puis ses moments de doutes, qui nous emportent ailleurs, vers du nouveau, du mieux.

 

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