Comment j'ai changé de vie

 » Caprices  » et émotions de l’enfant

Vous êtes très nombreux au quotidien sur les réseaux sociaux (Instagram particulièrement, où je partage plus à ce sujet) à me questionner sur le sujet des « caprices » de Camille, si elle en fait et comment nous gérons au quotidien etc.
A chaque fois je réponds « elle ne fait pas de caprice ».
Je vous rassure, elle manifeste parfois de la peur, de la colère, de la frustration, mais chez un enfant de l’âge de Camille (18 mois) et encore pendant quelques années (jusqu’à 4-5 ans environ) les caprices n’existent pas.
  • En effet, il est aujourd’hui prouvé scientifiquement qu’un tout petit n’est tout simplement pas en capacité de faire des caprices comme on peut l’entendre : A savoir avec le côté « pervers » de manipulation du parent dans le but d’obtenir ce qu’il veut.
Non. Un enfant qui crie ou se roule par terre ne cherche pas à faire du mal à son / ses parents, encore moins à le manipuler (ouf). 
Je crois qu’il est important de comprendre que l’enfant, de même qu’il n’a pas atteint sa taille d’adulte (ça parait logique) n’a pas atteint la maturation de son cerveau nécessaire pour « bien » gérer ses émotions. Le cortex préfrontal qui est le siège du contrôle des émotions ne devient mature qu’entre 5 et 7 ans environ. Jusque là, le tout petit est tout simplement physiquement incapable de prendre du recul et de se « calmer » sans l’aide et l’accompagnement de l’adulte (et c’est tout à fait normal). De même, les émotions de l’enfant nous paraissent souvent exacerbées, disproportionnées et pour des choses qui nous paraissent insignifiantes à nous, adultes.
Je vous assure, être conscient de cela permet d’être beaucoup plus zen au quotidien et de gérer les crises (appelons les comme ça) avec beaucoup plus de distance, et d’apaisement. En effet, personnellement, depuis que j’ai pris conscience que ces crises n’étaient pas dirigées « contre » moi, ou qu’elles n’avaient pas pour but de me manipuler cela me permet de lâcher prise et de gérer tout cela beaucoup plus sereinement.
En fait, je crois que l’on part trop souvent du principe que l’adulte doit avoir un ascendant sur l’enfant dans toutes les situations. Si l’enfant ne se « soumet pas » à l’autorité du parent et qu’il se « rebelle » alors il fait un caprice. Cela peut être le cas pendant le repas par exemple. Ou au moment du coucher. Ou pour enfiler tel ou tel vêtement.
Mais changeons d’angle.
Avez vous toujours le même appétit ? A la même heure ? Avez vous toujours un sommeil paisible et parfaitement réglé ? Auriez vous envie d’enfiler une tenue qui vous est imposée ?
Je pense qu’avec Camille nous évitons beaucoup de situations de crises potentielles en étant simplement souples sur ces choses là. Je m’explique. Elle a faim, elle mange. Elle n’a pas faim, elle ne mange pas. Elle est en lit au sol depuis ses 4 mois et depuis 8/9 mois maintenant elle gère totalement son sommeil à savoir qu’elle se couche lorsqu’elle en ressent le besoin, idem pour l’heure de lever. Pour être honnête, ce n’est pas forcément un rythme qui nous « arrange » (généralement elle se couche et se lève tôt – exit les grasses matinées) mais c’est son rythme, que nous devons respecter.
Le matin elle choisit ses vêtements (généralement je propose 2 hauts, 2 bas, 2 paires de chaussures, 2 manteaux). Cela permet de l’impliquer, de lui donner une petite autonomie, de ne pas la frustrer. Je ne vous cache pas que ce n’est pas toujours idéalement assorti, mais clairement, c’est le dernier de mes soucis. L’important pour moi c’est que le matin soit serein. 
Changer de lunettes et se demander comment nous réagirions nous adultes à la même situation est généralement un excellent exercice.
Non notre enfant n’agit pas pour nous nuire. Et non, nous ne sommes pas obligés d’être en conflit permanent. (Ouf, bis)
  • Une autre chose qui induit beaucoup de frustration (et donc de crises) chez les tous petits est que l’environnement n’est généralement pas pensé pour eux. Je m’explique une nouvelle fois. Ils ont envie de découvrir mais n’ont accès à rien (ou presque), ils ont envie d’apprendre ou d’essayer des choses mais ils sont souvent considérés comme « trop petits » (par rapport à quoi ?). On interdit systématiquement (ou presque) toute tentative de découverte parce que nous, adulte, avons des peurs et angoisses.
Idem de ce côté là, je pense que nous « évitons » beaucoup de frustrations parce que nous avons pensé notre environnement pour Camille. Tout (ou presque) est à sa portée, elle peut se servir seule de ses jouets, ses livres, tout est à hauteur de « bébé ». Des qu’elle a su se mettre debout vers 8 mois elle a pu accéder à ses jouets, ses livres, et à toutes les expérimentations qui vont avec (bien sur, cela nécessite de sécuriser absolument la maison / appartement). Idem pour la motricité.
Paradoxalement peut être nous l’avons toujours accompagnée et encouragée dans ses découvertes (même celles considérées comme « dangereuses »). Les escaliers par exemple. Elle a essayé de les monter vers 8 mois. Au lieu de la barricader / de lui interdire nous l’avons accompagnée afin de la sécuriser et de lui apprendre à descendre en sécurité. C’est un exemple parmi d’autres. Je crois qu’un enfant a besoin de faire ses expériences. De manger seul, d’être libre de ses mouvements. Cela demande un peu d’énergie (et de ménage !) mais c’est très chouette de les voir se dégourdir et être fiers / heureux de faire seul(e). L’enfant veut apprendre. Faire à sa place même si cela part d’un très bon sentiment (c’est généralement le cas !) peut entraîner des crises énormes.
A la maison on agit de la sorte : on la laisse faire en lui disant que nous sommes là si elle a besoin d’aide. Très souvent elle se débrouille seule. Parfois elle nous demande « t’aide ».
Je crois que l’enfant apprend en faisant, par l’expérience. Il a besoin de toucher, manipuler, expérimenter. Le défi ? Le sécuriser tout en ne cédant pas à nos peurs parfois irrationnelles. Cet été Camille a fait du paddle et du canoë. Elle avait 15 mois. J’étais d’abord terrorisée de la voir partir sur la petite planche au large avec mon mari, mais elle était demandeuse et objectivement en sécurité avec un gilet à sa taille. Alors pourquoi pas ? Elle y est allée et est revenue très fière, heureuse, lumineuse, ravie de son expérience. Grandie.
Il est parfois difficile de faire la part des choses entre nos peurs créées / construites et le danger bien réel, mais je crois que se poser la question est l’une des clefs.
(Il est évident par exemple que je ne l’aurais pas laissée à 8 mois seule en présence de cacahuètes, ou de petites piles etc).
Au fil des mois j’ai appris d’une part à la laisser expérimenter et vivre. D’autre part a lui faire confiance. Généralement si elle est demandeuse pour faire quelque chose c’est qu’elle se sent et en est capable. 
  • Ensuite, de la même façon qu’un enfant n’a pas la possibilité de se calmer, ou au contraire de manipuler consciemment, il n’est pas non plus capable de se projeter et de comprendre la finalité de son.ses actions. Il vit dans le moment présent. Ce qui induit beaucoup de mécompréhensions / potentielles crises.
Schématiquement, un enfant n’est pas capable de comprendre la finalité de son action (« si tu sautes dans la flaque, tu vas te mouiller, et après il faudra te changer etc etc». Il expérimente de sauter dans la flaque, point).
De même qu’il n’est pas capable de comprendre qu’on l’interrompe brutalement dans son jeu / son activité / sa découverte parce que l’on doit partir au travail.
Mais vous allez me dire «  on a quand même besoin de partir au travail ». Et c’est vrai.
Alors comment on gère au quotidien ?
Personnellement j’anticipe toujours, je préviens. « Camille on va partir à la crèche, tu termines telle chose, on range et on y va » / idem pour les tours de manège je lui dis systématiquement avant combien, puis lorsque c’est le dernier tour que c’est le dernier. Nous n’avons jamais eu de crise. Mais si c’est le cas, la « solution » se mettre à hauteur de l’enfant et lui expliquer que l’on avait fixé les « règles » ensemble avant (j’ai oublié de préciser, nous impliquons Camille du style « on va faire 2 tours de manège, tu es d’accord ? ». « C’est le dernier tour, tu as bien compris? »), que l’on comprend qu’il ait envie de continuer mais que ce n’est pas possible. Puis détourner son attention sur autre chose (un pigeon, des jets d’eau…). L’avantage d’un tout petit c’est qu’ils sont intéressés et donc distraits par beaucoup de choses.
Mon « truc » en partant du square par exemple au retour de la crèche c’est de l’impliquer « on va acheter le pain, tu veux une pièce ? C’est toi qui demande le pain ? Allez on y va ». Donner des petites taches / missions. Cela marche très bien sur Camille, je pense que cela leur permet de fixer leur attention sur autre chose et de les valoriser. Depuis plusieurs semaines du coup Camille rentre fièrement dansla boulangerie avec son euro à la main, demande « pain siplé » puis « maci ».
Le square est déjà loin.
  • Un autre « facteur » courant de crise est la sur (ou au contraire la sous) stimulation.
Les environnements bruyants / fort volume sonore / lumineux etc comme les fêtes foraines, les supermarchés etc sont des endroits où les crises sont souvent plus fréquentes. Encore une fois, parce que le cerveau de l’enfant n’est pas assez mature pour gérer autant de stimuli.
Notre façon de faire ? Déjà éviter ce type d’endroit, et.ou le faire dans de bonnes conditions. A savoir lorsqu’elle est en forme (éviter la fin de journée par exemple). Et lui donner encore une fois une « mission » pour fixer son attention, lui donner une responsabilité, la valoriser. En ce moment je lui donne un petit panier et on cherche ensemble les pommes, les œufs etc (en plus cela lui permet de reconnaître les fruits, légumes etc). 
Dans tous les cas, garder en tête que la crise de l’enfant est une conséquence, non la cause. 
Alors, voici quelques « conseils » ou plutôt pistes, que je pense importantes à évoquer (et à creuser)
  • Rester calme : En tant que sophrologue j’accompagne au quotidien des personnes dans la gestion de leurs émotions. Et je crois que c’est LA clef. Comment aider un enfant à se calmer si vous même vous êtes en train de hurler / pleurer etc ? . Travailler sur ses émotions (à soi, adulte) est quelque chose de long, de déstabilisant parfois, mais je crois que c’est vraiment important afin de mieux gérer son quotidien, et les émotions / le quotidien avec des enfants.

 

  • Se déculpabiliser : je vous rassure, nous avons tous nos émotions, nos difficultés, nos coups de moins bien ou de fatigue. Parfois on ne réagit pas tout à fait de la façon dont on aimerait, on est affecté par quelque chose d’extérieur etc. On ne fait pas parfaitement et c’est OK. Je crois que l’important est, plus que de chercher à faire parfaitement bien, d’essayer de se remettre en question, d’analyser les situations à posteriori (à tête reposée) afin de comprendre ce qu’il s’est passé et comment cela a pu jouer sur telle ou telle chose (par exemple : la crise au supermarché, que s’est il passé exactement ? A quel moment ? Comment ai je réagi ? est ce que cela a aidé ou plutôt aggravé les choses. Etc). C’est un petit peu long et parfois pénible, mais le fait d’analyser et de se remettre en question permet vraiment de mieux comprendre son enfant (en tous cas c’est notre cas).

 

  • PARLER : Tout comme je suis persuadée que le dialogue est la clef de la vie de couple, je pense sincèrement que c’est aussi l’une des clefs de la vie de famille : Se parler. Verbaliser, ses émotions, le bien, le moins bien. Camille a seulement 18 mois et elle est déjà capable de verbaliser ses émotions (« dodo », « tiste » – triste , « peur ») je pense parce que nous lui avons exprimé les nôtres. Il est tout à fait normal d’être parfois fatigué, triste, en colère, c’est humain et il faut s’autoriser à le vivre et à le dire. Même à son enfant, oui oui. Je suis à 7 mois de grossesse et il m’arrive régulièrement en ce moment de lui expliquer « mon cœur, je suis fatiguée, tu sais, j’ai un bébé dans le ventre je m’allonge un petit moment juste à côté, si tu as besoin je suis juste là ». Et de la voir (ou la sentir) me faire un bisou et me caresser les cheveux. Un enfant, même s’il n’est pas capable de tout exprimer, comprend, tout. Alors, nous avons pris le parti de tout lui dire, avec des mots d’enfant, évidemment, mais sans lui cacher quoique ce soit. 

 

  • Sécuriser : Le tout petit a besoin d’être rassuré / sécurisé. Pour ça, la routine est importante, l’l’absence de routine a contrario est source de stress pour l’enfant (stress qu’il n’est pas capable de gérer, donc).
  • Le cri / hurlement est un appel à l’aide : Encore une fois, un enfant ne crie pas pour nous embêter, nous nuire, mais pour demander de l’aide / attirer notre attention, parce qu’il n’est pas capable de gérer seul son émotions. Parfois on ne comprend pas tout à fait, et c’est ok, en revanche lui montrer que nous sommes là, présent pour lui, parler doucement, lui proposer éventuellement un câlin, sont de bonnes façons de lui signifier notre présence et notre amour.
  • Parler en positif : Idem, l’enfant n’est pas capable jusqu’à 2 ans environ de comprendre la négation. Autrement dit si vous lui dites  » ne traverse pas la route » il va comprendre « traverse la route » et va donc filer vitesse Grand V faire exactement ce que vous lui avez interdit de faire … Il ne cherche pas à vous tenir tête, à vous désobéir, il n’a juste pas compris !

Je vous assure, au quotidien, c’est une rééducation, mais cela vaut le coup. J’ai « testé » plusieurs fois Camille et en effet si je lui dis « ne mets pas à la bouche » vous pouvez être certain que dans les secondes qui suivent, elle met à la bouche. Alors que si je lui dis « garde à la main » c’est OK. On troque donc le « ne traverse pas la route » par « tu restes à côté de moi » et.ou « tu me donnes la main », etc etc. 

  • Donner du temps : Il ne s’agit pas forcément de beaucoup de temps, mais de donner autant que possible du temps qualitativement. Ce temps où nous sommes totalement à notre enfant, pas sur notre téléphone, les réseaux sociaux, en train de répondre à nos mails ou préparer le repas. Non, vraiment là, dans l’instant avec lui. L’enfant crise parfois simplement pour attirer l’attention, il ne veut pas faire son intéressant non, il a simplement besoin pour sa construction d’attention et d’amour (même si on le sait, nous, qu’on les aime de tout notre cœur, eux ont besoin de « démonstrations » d’amour, et ces démonstrations passent souvent par des petits instants).
  • L’émotion est POSITIVE : C’est un peu difficile à entendre / lire dans notre société, parce que nous sommes conditionnés depuis l’enfance à ne pas vivre nos émotions, pire, à ne pas nous autoriser à les ressentir. il faut aller toujours bien, avoir le sourire, aller de l’avant. Mais j’affirme : l’émotion (toutes les émotions) sont positives, et il est nécessaire, vital, de les exprimer. Au cabinet, je reçois des personnes qui au bout de quelques minutes de séance s’effondrent en larmes et s’en excusent. Je leur réponds, que c’est OK, et que c’est sain, d’exprimer et d’évacuer ses émotions. Un enfant qui fait une crise de colère, de frustration, est donc tout à fait normal, et je dirais même SAIN. Il faut en revanche lui apprendre (et apprendre soi même) à gérer au mieux ces crises afin qu’elles ne deviennent pas trop fréquentes / violentes et qu’elles ne soient donc pas un frein à l’harmonie, la sérénité, l’apaisement au sein du foyer. Depuis peu, j’anime des ateliers avec des enfants et, justement, l’objectif est d’arriver non pas à leur faire « maîtriser », nier, dissimuler, leurs émotions mais à leur faire les exprimer de façon approprier (c’est tout un challenge !)

 

  • EMPATHIE ne signifie pas LAXISME : L’amalgame est courant mais attention empathie, bienveillance, ne sont pas synonymes de laxisme. Ce n’est pas parce que l’on est à l’écoute de son enfant et de ses besoins que l’on cède tout (je vous en parle dans cet article)

 

Retrouvez dans cet article mes livres sur la parentalité favoris

 

Voilà,

Si vous êtes arrivés au bout de cet article (fleuve, pardon), je voulais vous préciser une chose, très importante : Je n’ai pas la prétention de dire que je sais tout, encore moins que j’agis toujours parfaitement avec mon enfant. Cet article a surtout pour but de vous transmettre ce que nous avons appris en 18 mois de parentalité, et de peut être, vous donner des pistes au quotidien. Encore une fois,

Je crois que la parentalité ne doit pas être une compétition, le but n’est pas de dire qu’il y a une « bonne » ou une « mauvaise » façon de faire [ d’ailleurs, vous avez peut être remarqué que je n’ai pas – volontairement – utilisé le terme « éducation bienveillante » tout simplement parce que le sous entendu qu’il puisse y avoir une « éducation malveillante » me hérisse ] mais d’essayer de se remettre en question, de s’impliquer, de se tromper au quotidien, et de chercher à aller simplement vers le mieux.

Photo PIXABAY

 

33 commentaires sur " » Caprices  » et émotions de l’enfant"

  1. Elodie dit :

    Bonjour France,

    Je ne laisse jamais de commentaires mais je te suis maintenant depuis plusieurs mois.
    Merci pour cet article qui me fait du bien ! Il n’est évidemment pas facile de gérer les émotions de son enfant (2ans chez moi) quand nous même ne savons pas gérer les nôtres ! Le monde actuel fait que nous sommes des parents pressés , énervés , fatigués mais ce n’est pas à l’enfant de subir !
    En tout cas je vais m’inspirer de tes conseils pour gérer autrement les petites frustrations de mon petit chat !
    Merci encore!
    Elodie

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Elodie 🙂

  2. Mariangela Bonera dit :

    merci beaucoup pour cet article très intéressant. je ne savais pas du tout qu’avant deux ans les enfants en connaissaient pas la négation, en effet. Et je confirme qu’essayer de les distraire marche très souvent, heureusement ils oublient vite 🙂
    J’avoue que par contre j’ai vraiment du mal avec les caprices des enfants plus agés, entre 6 et 10 ans disons, parce que justement là ils comprennent ce qu’ils font et c’est tellement dur de ne pas raler…

  3. Charlie dit :

    Très joli article, plein de jolis challenges pour la jeune maman que je suis car vos idées me parlent, il ne me reste plus qu’à apprendre à les appliquer !
    Et petite info au passage, le cortex pré frontal n’est réellement mature que vers 20 ans… le chemin est encore long mais tellement passionnant !!!
    Belle soirée à toi et ta petite famille

  4. Alexia dit :

    Je pleure devant ton article. Je me retrouve dans plusieurs situations, je prends du recul sur d’autres, je m’en veux d’agir de telle ou telle façon en pensant de façon erronée ou en arrivant pas à dépasser ce avec quoi j’ai été élevée et qui me vient de façon naturelle aujourd’hui. Ton article n’est pas culpabilisant bien au contraire, simplement je men veux tellement pour mon manque de patience, de recul, de ne pas prendre le temps peut être, sans doute, de faire d’une autre façon ou de m’impliquer plus peut être, de prendre le temps. Oh bien sûr je pense, comme tout le monde, faire des choses bien et vu l’évolution de ma fille et son comportement je pense qu’il y a des choses bonnes mais sur d’autres points j’ai encore besoin d’évoluer et c’est dur de se dire que c’est du temps qui ne sera pas récupéré et que j’ai ces remords en moi. La partie sur la la gestion de nos émotions à nous me touche particulièrement… Merci encore pour cet article, je vais aller méditer ça maintenant. Douce soirée

    1. France Tronel dit :

      Bonjour Alexia, ne culpabilise pas, je crois que l’essentiel n’est pas de faire parfaitement (personne ne fait parfaitement, je te rassure !) mais de se remettre en question, d’essayer de s’améliorer etc. On évolue, on change, on grandit avec notre enfant. Vous faites une équipe ! prends soin de toi, de vous,

      1. Alexia dit :

        Merci France pour tes mots, tes messages, ton partage au quotidien dont je le régale sue IG 🙂 je vais faire au mieux pour évoluer et grandir avec elle 😀

  5. Justine dit :

    Article très intéressant! Merci France pour le partage de vos visions/façon de vivre votre parentalité. Ça donne envie de mettre pleins de choses en pratique, choses qui sont à mille lieux de mon éducation…

    Belle fin de grossesse :), 7 mois pour moi aussi (1er baby pour moi), quel bonheur :). Je t’embrasse!

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Justine 🙂 belle fin de semaine à toi aussi du coup !

  6. Floriane dit :

    Merci pour cet article.. j’ai pris le même chemin que toi avec mon fils de 2 ans et demi mais depuis l’arrivée de son petit frère, cela ne fonctionne plus.. ce n’est sûrement pas une coïncidence mais c’est dur de ne plus arriver d’un coup à communiquer assez pour l’apaiser alors qu’on y arrivait si bien jusqu’a Maintenant ! D’autant plus qu’il s’exprime très bien.. bref je ne te souhaite pas de vivre la même chose à l’arrivée du 2ème mais ça m’aiderait peut être ^^ en tout cas, on persévère, même si notre petit ange s’est transformé un petit démon qui a sûrement besoin d’amour et de temps en plus, mais on est au Max.. au plaisir de te lire et bonne soirée !

    1. France Tronel dit :

      Je pense qu’à l’arrivée du deuxième bébé il y a bcp de choses qui entrent en compte .. on a anticipé on sait exactement à quoi on va faire face et surtout’ on a les parades ..c’est déjà une grande force. On verra bien mais aucune inquiétude en tous cas :).

      1. Floriane dit :

        Oh oui surtout aucune inquiétudes à avoir ! Ils sont tellement uniques et pleins de ressources qu’il ne sert à rien de faire des plans sur la comète ! Dans tous les cas, quoi qu’il se passe avec mon premier, je suis convaincue qu’il ne s’agit de rien d’autre qu’un trop plein d’emotions qu’il nous appartient à nous parents d’accompagner au mieux. Bonne journée et une nouvelle fois merci pour les messages et la positivité que tu véhicules !

  7. Sophie dit :

    Merci pour cet article, le passage à l’automne est souvent compliqué pour les adultes et c’est vrai que les bébés/enfants le ressentent aussi. L’article est vraiment très positif et constructif, j’en ressort plus assagie et ma fille de 20 mois a passé une bonne soirée grâce a toi car j’ai tout mis en pratique alors que j’etais vraiment épuisée et que malheureusement j’aurais manqué de patience comme souvent le soir où elle et moi sommes fatiguées. Belle fin de grossesse, tes articles nous manqueront mais je reviendrais les lire à chaque besoin !

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Sophie, ravie pour toutes les deux 🙂

  8. A demi Mow dit :

    Merci France pour cet article enrichissant. Je me suis retrouvée dans certaines situations et j’ai appris beaucoup de choses. Par exemple je pense mon temps à dire «  non josefine, ça ne se met pas à la bouche » je confirme elle le met à la bouche de bon cœur, me regarde et rigole ‍♀️ J’essaierai demain ta méthode ☺️

  9. Mary dit :

    Quel article passionnantmais quelle difficulté de faire comprendre à mon entourage que mon fils de 28 mois ne fait pas de caprice …et d expliquer que non il ne faut pas dire que »tu vas tomber »mais » tu riques de tomber mais je suis la pour t aider » je te fais confiance…’je vais t aider a faire tout seul « leur parait bien étrange….
    Merci de maider a me sentir moins seule dans.la facon d elever mon fils….il a marcher a 8mois parle comme un enfant de 4/5ans comme vous je privilegie la parole les explications les livres et la gestion dzs emotions….en un mot MERCI.

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup ! on a bcp de chance avec notre entourage je le réalise de plus en plus …

  10. Maryam dit :

    Bonjour France,
    Merci pour cet article que je vais faire lire à mon conjoint.
    J’ai une fille de 4 ans régulièrement en proie avec des « tempêtes émotionnelles » (surtout le soir, quand je rentre du travail). J’essaye d’appliquer ceci (dialogue, zen attitude, empathie) et je dois dire qu’avec la pratique, je commence à vraiment intégrer ces concepts au quotidien et c’est top.
    Mon seul regret est de n’avoir pas mis cela en pratique dès sa naissance (quand j’y pense ça me serre le coeur). Mais je e dit vaut mieux tard que jamais et cela nous aidera pour toute son enfance.
    Bien à toi,
    Maryam

    1. France Tronel dit :

      Non non il n’est jamais trop tard ! elle est encore petite !
      (le soir c’est « normal » surtout avec la figure d’attachement principale qu’est la maman… ils déchargent toutes les émotions de la journée, c’est un besoin et je dirais même que c’est sain :))

  11. Pauline dit :

    Merci pour ce bel article !

  12. Camille dit :

    Article passionnant, un grand merci !

  13. Bergamote06 dit :

    Merci beaucoup pour cet article que de nombreux enseignants devraient lire !!

  14. Emilie dit :

    J’aime tellement te lire!!

  15. Stéphanie dit :

    Coucou, j’ai bien aimé ton article, contrairement à certain sur les violences éducatives ou même la parentalité positive qui me font bondir. Ce que tu racontes n’est que du bon sens. J’ajoute tout de même qu’il y a des enfants plus compliqués à gérer au quotidien que d’autres, et qu’il faut aussi sortir de cette culpabilisation. Chaque enfant est différent. Le mien fait, ou à fait parti de cette catégorie. Je travaille au quotidien avec des petits et effectivement, les techniques de bien prévenir l’enfant, de détourner son attention fonctionnent très bien… Mais nous c’est un défi parfois . Il n’aime pas jouer seul, sa chambre il n’y joue pas si on y est pas.., il a maintenant 5 ans passé pourtant, j’essaye de trouver des solutions en lui expliquant que c’est son espace, qu’il peut s’inventer des histoires, en reamenageant, en le rassurant… justement la partie ou tu expliques que tu t’allonges car tu as un bébé dans le ventre, ce qui est mon cas aussi, combien de fois je lui ai expliqué, combien de fois je me suis fâchée, parce que il me faire relever 10 fois, faire le fou à côté, à manquer de mettre un coup de pied, sauter sur le canapé… et il a plus de 5 ans, il est en âge de comprendre et c’est pareil si je suis malade, ça ne date pas de la grossesse. C’est un enfant gentil et respectueux mais c’est aussi un enfant très demandeur que l’on doit pousser pour qu’il devienne autonome car il sait faire mais n’a pas forcelent envie. Et pourtant je lui montrais depuis ses 2 ans comment on enfile un pantalon avec des jeux, on a fait énormément d’activités créatives… on a dialogué et je lui explique tout… je ne parle pas non plus des réveils nocturnes. Personnellement après maintes et maintes remise en question, il y a un moment donné ou l’on apprends à composer avec son enfant et son caractère également. Le mythe de l’enfant parfait obéissant et compagnie c’est ridicule. On a tous nos caractères et eux aussi.

    1. France Tronel dit :

      Oui , mais je ne crois pas dire le contraire. Heureusement que tous les enfants sont différents et qu’ils ont leur propre personnalité. C’est ça qui est riche

  16. Francesca dit :

    Bonjour France, merci pour votre article. J’aurai tellement aimé vous lire avant mes grossesses, je serai devenue une maman plus patiente. J’ai fait pas mal « d’erreurs » avec mes enfants et je ne me les pardonne pas. Je me rattrape maintenant.
    Belle journée.

  17. Sana dit :

    Bonjour, comment tu gères le fait de ”sécuriser” c à d avoir une routine, et de laisser Camille, manger, dormir quand elle veut ? Parce que pour moi la routine serait d’avoir une heure de repas et de coucher fixe . Merci d’avance pour votre réponse .

    1. France Tronel dit :

      non pas du tout, on a un rituel du coucher, mais pas d’heure fixe (on se couche nous même à des heures très différentes, pourquoi lui imposer quelque chose qu’on ne fait pas nous même ?)

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