Comment j'ai changé de vie

Maladie cœliaque, mon expérience

Je vous parlais déjà de mon quotidien sans gluten dans cet article. Aujourd’hui j’ai décidé de revenir en particulier sur la maladie cœliaque en vous parlant de mon expérience.

Revenons tout d’abord sur la définition de la maladie cœliaque.

Pour reprendre la définition donnée par l’AFDIAG la maladie cœliaque c’est ça :   » une intolérance permanente à une ou plusieurs fractions protéiques du gluten. Elle provoque une atrophie villositaire (destruction des villosités de l’intestin grêle). Il s’ensuit une malabsorption des nutriments, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique.  »

Bon concrètement c’est une maladie auto immune et chronique de l’intestin. L’ingestion de gluten entraîne ensuite une réaction immunitaire anormale dans l’intestin grêle qui peut avoir des conséquences graves (destructions des parois / malabsorption de certains nutriments voire cancer).

Comment faire le diagnostic ? 

Alors, pour poser le diagnostic de maladie cœliaque il faut :

  • rechercher les anticorps spécifiques de la maladie (anti-transglutaminase) dans le sang [ donc faire une prise de sang]
  • Si la prise de sang est « positive », pratiquer une endoscopie avec prélèvements (biopsies) sur la partie haute de l’intestin grêle.

Mais pour moi ce diagnostic a été long – très – long. Il faut dire qu’il y a 7 ans maintenant le  » sans gluten  » était beaucoup moins en vogue, la maladie cœliaque même si elle était connue, n’était pas « populaire », cela n’était donc pas un diagnostic évident.

Pendant 2 ans j’ai donc souffert de troubles digestifs permanents (vomissements, diarrhée, constipation – désolée, la maladie cœliaque n’est pas glamour), de fatigue chronique, de changements d’humeur, d’agressivité, de carences … J’ai fait tous les examens de la terre [ notamment la mononucléose, qui aurait pu expliquer cette immense fatigue / lassitude ] mais rien. Jusqu’à ce que mon médecin de l’époque ait eu un éclair de génie et pense à la maladie cœliaque. S’en sont suivis les examens cités ci dessus et le diagnostic tombe.

A ce moment là je crois que j’étais à la fois soulagée (ENFIN une réponse et une explication à mes maux) et complètement perdue. A cette époque j’étais étudiante : les pâtes, les fast food et le pain étaient la base de mon alimentation. Je vais donc aborder ici les « étapes » de ma transition vers une alimentation « no glu ».

1- La première des étapes a été de supprimer les aliments contenant du gluten. Je parle ici d’aliments évidents comme les pâtes, les fast food, le pain, les viennoiseries… J’ai très mal vécu cette période car j’ai eu vraiment l’impression de ne plus pouvoir « rien manger » et d’être complètement en décalage avec les autres personnes de mon entourage, mes proches mais surtout mes amis. Je crois que cette période est vraiment normale. En plus, il y a quelques années il existait finalement peu de substituts « faciles » et déjà transformés comme c’est le cas aujourd’hui. Aujourd’hui il existe presque tout en version « sans », alors même si je ne vous le recommande pas forcément (je vais y revenir), il faut avouer que cela facilite beaucoup les choses.

2- La seconde étape a été une sorte d’acceptation. J’ai commencé à m’intéresser de plus en plus à la nutrition, au corps, à ses rouages, à la cuisine (je n’ai pas précisé précédemment que je ne cuisinais pas du tout !), pour finalement réaliser combien il existait des alternatives riches en version « sans ». J’ai découvert les magasins bio, les fruits et légumes frais (oui, je partais de loin), je me suis mise aux fourneaux. J’ai commencé par les « bases » (le riz, les lentilles, les pois chiches à la place des pâtes, des craquottes au sarrasin à la place du pain, la farine de riz à la place de la farine de blé) et puis j’ai continué. La cuisine est devenue une passion, mon indispensable au quotidien. J’ai testé, j’ai raté (beaucoup) et j’ai finalement commencé à réaliser petit à petit les choses « maison ».

Finalement cette curiosité m’anime toujours au quotidien. C’est vraiment ce qui fait qu’aujourd’hui je cuisine, c’est ce qui me pousse à relever des défis, à tester toujours de nouvelles choses. Je crois que c’est important.

Si vous êtes cœliaque (ou que vous devez supprimer un aliment ou un autre de votre alimentation) essayez de ne pas penser  » SANS « mais » DIFFÉRENT« . Déjà c’est beaucoup plus positif (et cela permet de garder le moral !) et ensuite c’est vrai. J’ai découvert un nombre incalculable d’ingrédients, de produits, de façons de faire depuis le diagnostic de ma maladie. Choses que je n’aurais jamais découvertes si j’étais restée dans ma « zone de confort » à consommer des aliments « classiques », finalement). Je sais que dans un premier temps il est vraiment difficile de prendre ce genre de choses pour une chance, mais croyez moi, après 7 ans de régime je peux vous dire qu’aujourd’hui je suis absolument ravie de mon alimentation. J’aime en discuter avec mes proches, transmettre, faire tester. Si vous voulez, ce qui était une contrainte au départ est devenu un « jeu », un défi. Je vous l’accorde il faut un peu de temps mais je pense qu’il est important de le voir comme cela pour ne pas déprimer !

Mes TRUCS et ASTUCES pour un régime sans gluten réussi (et gourmand)

  • Bizarrement peut être la première chose qui me vient à l’esprit c’est ANTICIPATION. Je crois que cela a été l’une des choses les plus compliquées pour moi : anticiper notamment lors des déplacements en train, en avion, dans un pays étranger. Il existe aujourd’hui de plus en plus de produits et restaurants « sans » ce qui n’était pas (du tout) le cas encore 5 années en arrière mais je vous conseille tout de même de partir avec un petit encas lorsque vous voyagez, de regarder les restaurants « sans » (ou d’appeler avant de vous y rendre) etc. C’est un peu contraignant c’est vrai, mais on prend vite le pli !
  • Le fait maison : Alors si vous me suivez sur le réseau vous savez que je fais quasiment tout maison. Le pain, les yaourts et laits végétaux, les purées d’oléagineux, les gâteaux… Pour plusieurs raisons : La première c’est que vous êtes sur de ce que vous mettez dedans [ les produits sans gluten transformés sont très souvent bien pires nutritionnellement que la version « avec » car bourrés d’additifs en tous genre ] et la seconde que cela revient – beaucoup – moins cher. Il ne faut pas l’oublier le sans gluten est devenue une mode qui est très lucrative pour l’industrie agro alimentaire… Vous allez me dire  » ça prend du temps « . C’est vrai (difficile de dire le contraire !) mais honnêtement, il s’agit surtout de prendre le coup de main et surtout de s’organiser. Beaucoup de choses se gardent, se congèlent…
  • DIVERSIFIER : Ici encore je crois que c’est vraiment important pour ne pas se lasser. Pour moi le plaisir est la clef de l’alimentation. Lorsque l’on mange tout le temps la même chose on se lasse et c’est finalement bien normal. C’est là que la frustration s’installe (d’ailleurs il en est de même pour un rééquilibrage alimentaire) et qu’il y a danger. Mon conseil donc : variez et soyez curieux. Il existe une multitude de produits, de blogs, de trucs et astuces qui vous aideront à mieux vivre votre intolérance. Prêtez aussi attention au visuel, aux couleurs, c’est vraiment important !
  • Apprendre à gérer le regard des autres : Personnellement je n’ai pas eu trop le problème. Lorsque j’ai été diagnostiquée, l’intolérance au gluten n’était pas encore une mode, je n’ai donc pas eu besoin de me justifier sur quoique ce soit et j’ai eu la chance d’être très entourée. Ma famille et mes amis ont tout de suite fait très attention (même si évidemment, il y a eu quelques « boulettes » – et oui, la farine dans une béchamel, ça compte aussi pour du gluten :D). Mais évidemment aujourd’hui beaucoup de gens regardent de façon suspicieuse les intolérants. Sans rentrer dans un débat stérile, je crois qu’il est vraiment important de se dire que finalement il s’agit de santé.  Et que c’est à nous et non aux autres de savoir ce qui est bon pour nous ou ce qui, au contraire, nous fait souffrir. Pour la petite anecdote, j’ai eu quelques mois après la suppression du gluten, une période ou je ne supportais plus rien (ou presque) : ni les fruits et légumes crus, ni le sucre, ni le mais, ni les repas un peu plus consistants, ni le lactose et les PLV – et la liste est encore longue – bref, un vrai calvaire, pour moi au quotidien bien sur mais surtout lorsqu’il fallait expliquer « aux autres » que plus rien ne passait et qu’il fallait que je sois vigilante à une multitude de choses. Mais je me suis recentrée sur moi parce que finalement ce n’était pas ma sœur, ma cousine, ou ma meilleure amie qui passaient ensuite 1 heure à se « vider » aux toilettes (retour du glamour, désolée !) et 3 jours ensuite avec des douleurs colossales au ventre. J’ai appris à connaitre mon corps petit à petit. Ce qu’il supportait et ne supportait pas. En l’occurrence, la maladie cœliaque abîme les intestins et les rend beaucoup plus sensibles à une multitude de choses il suffit parfois d’une période de stress par exemple pour -re-déclencher chez moi un processus immunitaire et inflammatoire.

Voici quelques conseils digestifs qui m’ont beaucoup aidée personnellement (n’hésitez pas à me noter les votres en commentaires, nous sommes tous dans la même galère alors autant se serrer les coudes !)

  1. Limiter les graisses car ce sont les (mauvaises) graisses que l’estomac évacue en dernier. Elles sont très longues à digérer et ont donc tendance à stagner et à provoquer de multiples désagréments. Eviter donc les viandes trop riches, la charcuteries, les plats en sauce, l’excès de beurre etc.
  2. Ne pas consommer de fruits crus en fin de repas : Les fruits crus en fin de repas vont avoir tendance à stagner au dessus de l’estomac et à provoquer des flatulences, des maux de ventre et autres désagréments digestifs. Privilégier donc les fruits crus en dehors des repas (collation) ou des fruits cuits en fin de repas.
  3. D’autres aliments fermentent dans le système digestif et provoquent des ballonnements : Il s’agit notamment du chou, de l’oignon, des haricots blancs. Mais vous pouvez être plus ou moins sensibles à divers aliments. Pour les légumineuses je vous conseille de les faire tremper une nuit avant de les faire cuire, cela réduira grandement le risque d’inconfort digestif si vous y êtes sensible.
  4. Consommer des super aliments : Personnellement  ces compléments ont vraiment changé ma vie de cœliaque. Transit régulé, meilleure absorption des nutriments, confort digestif que je n’avais plus connu depuis (trop) longtemps.
  5. Consommer des fibres : Elles se trouvent dans les fruits, les légumes, les oléagineux. Elles vont faciliter le transit et aider à la digestion.
  6. Boire beaucoup : En hiver j’aime beaucoup les tisanes, infusions. L’été j’opte pour de l’eau (parfois aromatisée). Cela va permettre de faire travailler le système digestif en améliorant l’efficacité des fibres notamment. Il est donc important de combiner fibres + boisson. C’est le combo gagnant
  7. Attention aux quantités : Les quantités sont évidemment primordiales. Il est important de manger à satiété. Mais attention de ne pas confondre satiété et « trop plein » ! Ne pas hésiter si besoin à fractionner vos repas, cela vous aidera aussi très probablement à mieux digérer car cela ne surchargera pas votre système digestif.
  8. Ralentir le rythme à table : Il est primordial de bien mâcher vos aliments et de ralentir le rythme. Cela vous permettra d’atteindre plus aisément la satiété mais aussi de mieux digérer.
  9. Ralentir sur le café : La caféine augmente l’acidité gastrique et donc les désagréments digestifs.
  10. Maintenir une physique régulière qui va permettre de booster votre métabolisme, de réguler votre appétit et de régler votre transit
  11. Certaines infusions comme les infusions à la verveine, la camomille ou encore la réglisse permettent de soulager les troubles digestifs. Personnellement j’utilise aussi beaucoup le gingembre lorsque j’ai du mal à digérer quelque chose.

 

Et vous, avez vous des intolérances ? Comment les vivez vous ? Quels sont vos conseils et vos trucs et astuces ? 

 

21 commentaires sur "Maladie cœliaque, mon expérience"

  1. Mintandscones dit :

    Je me retrouve beaucoup dans ton parcours. J’ai été diagnostiquée vers mes 20 ans, après des années de soucis digestifs, articulaires, et de passages dépressifs… Je le vis plutôt bien, dans la mesure où cela m’a poussé vers la cuisine et m’a appris à manger mieux. Faut dire, c’est plus simple d’aimer la nourriture et faire à manger quand cela ne te rend pas malade…
    Aujourd’hui, ça devient assez à la mode et j’ai l’impression d’avoir plus à me justifier qu’avant. M’enfin, je m’en fiche un peu, je sais ce qu’il en est 😉

    Boire beaucoup est le super conseil je trouve. On boit vraiment trop peu, en général…

    1. France Tronel dit :

      Arf oui je suis d’accord. Le danger de cette mode est aussi que bcp de restaurateurs (notamment) ne nous prennent pas vraiment au sérieux .. et les conséquences peuvent être vraiment importantes .. Mais bon il y a aussi une multitudes d’avantages alors .. 🙂

  2. Gwendoline dit :

    Merci pour ce nouvel article dans lequel je me retrouve.
    J’avais pris 10kg en un an sans modifier mon alimentation et en pratiquant une activité physique quotidienne. En plus de ne plus reconnaître mon corps j’accumulais les petites maladies, mes allergies au pollen étaient décuplées, j’avais systématiquement mal au ventre après chaque repas jusqu’à parfois restée en position phoetale une journée complète, des maux de têtes à répétition, des humeurs changeantes.
    Les rdv avec une nutritionniste n’ont rien donné jusqu’à ce qu’une collègue (chercheuse sur la flore intestinale) de mon homme me fasse le diagnostic: intolérante au gluten et lactose.
    Plus de pâtes, ni de fromage (je suis une fan inconditionnelle de fromages!), pour moi c’était impossible.

    Depuis 6 mois, en ayant éliminé le gluten et le lactose, en repensant totalement mon alimentation et en reconstituant ma flore intestinale avec des compléments alimentaires je revis: j’ai perdu 6kg mais surtout je me sens beaucoup mieux, plus de douleurs persistantes.

    Je te remercie pour ton blog: tes articles, tes conseils et tes délicieuses recettes m’ont beaucoup apportés et m’accompagnent chaque jour.

    Merci à toi!

    1. France Tronel dit :

      Ah c’est génial … Oui quel soulagement quand les douleurs ne sont plus là (enfin !). Beaucoup de personnes sous estiment vraiment cette douleur psychologique aussi finalement. Personnellement j’avais peur de me mettre à table et de mettre quelque chose dans la bouche tellement les douleurs étaient devenues insupportables.
      Alors clairement après on revit !
      Merci 🙂

  3. Jeanne dit :

    Coucou! Je me retrouve bien dans ton expérience même si j’ai la chance de ne pas être malade! Je déteste tomate et fromage et pendant des années cela a été un calvaire: entre les restaurateurs qui s’en fichent, les copines qui zappent et qui te regardent bizarrement… eh oui, je ne suis pas allergique mais je saurais directement s’il y a de la tomate dans un plat et quelque soit le contexte, je recrache!
    Et puis au fur et à mesure, j’ai decouvert d’autres mets, j’en ai adapté d’autre… et je me suis mise à la cuisine. J’adore et je decouvre un aspect aventurier à ma personnalité qui n’existait pas avant! trop peur de ne pas pouvoir manger, trop peur d’un estomac completement vide pour finir la journee de classe…
    Quand on va chercher au delà des repas « classiques », on se decouvre une monde tellement plus riche en cuisine! il y a des choses qui ne changent pas (toujours pas de tomates…) d’autres qu’on teste et n’aime pas (coucou la betterave) et de tres bonnes surprises (j’adore completement le chou fleur!!!)

    Comme une grande partie de ces decouvertes se sont faites grâce à toi et ton blog, merci France! Le chemin est encore long pour mon reequilibrage alimentaire, mais j’ai hâte de voir les prochaines découvertes à faire!!! 🙂

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup 🙂
      Je suis exactement pareil pour les tomates (enfin moi je les mange sans problèmes cuites mais impossible de mettre dans la bouche ou même de couper une tomate crue … Ce qui est un non sens pour beaucoup de gens :D)

  4. Justine dit :

    Ton article me fait du bien! J’ai eu des maux de ventres pendant des années, je suis allée voir des dizaines et des dizaines de medecin et au final tout le monde me disait que c etait le stress. Au final c’est mon nutritioniste qui m’a parlé de l’intolérance au gluten. Je suis depuis longtemps intolerante aux oeufs et au lait mais le gluten c est le pompom. Au final je suis pas vraiment intolerante mais je ne le supporte pas du tout. Et crois moi si je n avais pas decouvert ton blog je ne sais pas comment j’aurais fait! J’ai comme toi découvert les magasins bio, les alternatives et vraiment je gère nettement mieux mes intolerances. Certes ma famille fait toujours des gaffes, et puis on me juge toujours en me disant que c est faux et juste une mode. Mais le principal c’est moi!
    Merci pour ton super blog, ca m aide tout les jours à m’accepter tel que je suis

    1. France Tronel dit :

      Arf le stress jy ai eu droit aussi … Merci 🙂

  5. Rousset Amandine dit :

    Merci de cet article ! J’ai découvert ton blog et ta page facebook depuis peu et j’en suis tres heureuse ! je n’ai pas la maladie coeliaque mais une tres forte intolérance au gluten qui m’a rendue tres malade 8 ans (j’ai 33 ans) avant de trouver car les prises de sang étaient negatives. J’ai arreté depuis maintenant 3 ans et je vais globalement mieux mais cette intolérance a fait de gros dégats psychologiques (laxophobie) que j’essaie de guerir avec l’aide d’une psy. Bref tout ca pour dire que je fais bcp de choses maison, j’ai supprimé tout ce qui est au lait de vache, je ne mange jamais industriel mais j’ai le tort de manger encore beaucoup de gateaux sans gluten tous prets et je me rends compte que j »ai bcp de mal a arreter ! je suis conscience que je mange bcp trop de sucre raffiné et que ca me rends encore malade assez souvent. J’ai vraiment l’impression que c’est une drogue ! Ton blog va m’aider a prendre la bonne direction et a changer definitivement d’alimentation pour aller mieux et recuperer possession de mon corps.
    Merci a toi de partager ton histoire ca aide !

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup Amandine :). Oui les gâteaux industriels sans gluten sont une catastrophe nutritionnellement parlant. D’ailleurs beaucoup de personnes non intolérantes en consomment en se disant que c’est mieux parce que c’est sans … C’est vraiment l’opposé, quand on a le choix autant manger un vrai pain au chocolat de la boulangerie bourré de gluten qu’un substitut sans. En plus du sucre raffiné il y a beaucoup d’additifs pour donner une texture se rapprochant (plus ou moins) de la texture « normale ».
      Mais je crois que cela se fait petit à petit, il faut se mettre en cuisine et y prendre du plaisir, ça a été un peu long pour moi mais ça vaut le coup 🙂

  6. Gwen No Glu dit :

    Très bon article, un beau partage, tu peux ajouter la mélisse dans les tisanes pour les maux d’estomac 😉

    J’aime beaucoup lire d’autres personnes dire que ce régime n’est pas « sans » mais différent ou qu’il ne les frustre pas/plus, c’est agréable car c’est vrai on a une phase comme ça, mais après… quand on s’ouvre au reste, au monde culinaire, on découvre qu’avant on se connaissait rien du tout !!! Un régime bien plus riche en variété, pourtant le mien est plein de « sans » mais… je fais avec, je vis avec et j’ai appris à composer avec 🙂

    Belle soirée !!!!

    1. France Tronel dit :

      Merci beaucoup 🙂
      Oui je crois qu’on passe tous par une phase de déni / colère et puis soit on y reste soit on essaye de trouver des alternatives, je crois qu’il faut vraiment passer le cap pour le vivre bien :).
      C’est quand même tellement agréable de pouvoir remanger sans douleur constante …
      Douce journée 🙂

      1. Gwen No Glu dit :

        Tout à fait, l’acceptation est vitale pour bien guérir, c’est une des clés de la réussite du régime « sans », car après on voit plus ça comme une contrainte mais comme une délivrance et un renouveau 🙂

        Belle journée !

  7. Adeline dit :

    Merci pour ton article, je me retrouve vraiment dans ce que tu écris! J avais toujours mal au ventre après les repas et pour finir je pensais que c était normal. Ça fait 5 mois que je suis un régime strict sans gluten et sans lactose et en diminuant le sucre. Mais depuis quelques jours, j ai à nouveau mal au ventre après les repas… Vraiment comme toi, mais j ai du mal à déterminer les aliments qui me font souffrir…
    je me suis mise aux graines de chia qui m aide beaucoup! Merci pour l astuce.
    Le plus dur pour le moment, c est les regards extérieurs: toujours devoir se justifier… les restaurateurs, dont on devine le  » encore une chiante… » la famille qui ne comprend pas que même un petit morceau de tarte va me faire du mal… les invitations qui se vont plus rares…
    mais bon le positif, c est que mon taux d anticorps a vraiment diminué et mes migraines aussi! Continue à partager ton expérience et tes bonnes recettes! Merci

    1. France Tronel dit :

      Pense à ta santé 🙂 les autres finiront par s’y faire (ou pas mais à la limite tant pis pour eux !).
      C’est vrai que de notre côté on privilégie les repas à la maison, plus simple en effet que d’expliquer que oui dans les pâtes à tartes Herta il y a du gluten ;).
      Essaye de dissocier pendant les repas féculents et protéines. Par exemple le midi faire féculents et légumes et le soir protéine animale et légumes ça aide aussi généralement pour une meilleure digestion 🙂

  8. Dean dit :

    Je ne pense pas du tout avoir la maladie coeliaque… Mais en revanche j’ai bien des intolérance à certains aliments… Mais je ne sais pas à quoi, du moins, je ne suis pas sûre. Je soupçonne beaucoup certains légumes crus et produit laitier à base de petit-lait (mais pas les produits laitiers classique) mais comment être sûre ? En ce moment, je ne consomme rien que je soupçonne, poirtant je suis en pleine crise: grosse crampe tout en bas du ventre. C’est extrêmement chiant…

  9. Julie dit :

    Je me retrouve dans votre témoignage. Intolérante au lactose depuis plus d’un mois, j’apprends à conjuguer sans protéines de lait de vache, et c’est un rythme à prendre. Maiq cette semaine, de nouveau malade ( et pas les mêmes douleurs qu’avec le lait !) fu coup je pense au gluten… Il va falloir que je bataille avec mon médecin pour les examens complémentaires vu que pour le lait celui-ci m’avait dit  » pour savoir à quel point vous êtes intolérante, faut tester et voir quand ça vous rend malade! « 

    1. France Tronel dit :

      Oui je reconnais le discours de mon ancien médecin généraliste en effet …

  10. Elodie dit :

    Bonsoir France,
    En allant lire ton nouvel article sur la perte de poids je suis tomber sur celui ci , en effet je me demandais bien ce qu’était cette maladie que tu citais souvent….je lis, et ces symptômes qui ont été les tiens, ressembles bien aux miens (Maux d’estomac depuis 4 – 5 ans parfois sa passe un ou deux mois et rebelotte, constipation, diarrhée, crampes abdominales….) il n’y a quasi pas une journée où je n’ai pas au moins un de ces symptômes….. Je prend des cachets pour mon estomac, pour la constipation j’ai laissé tombé. Justement j.ai rêvé chez mon médecin vendredi matin, et lui parler de cette fameuse maladie d’intolérance au gluten voir si sa lui parle et si mes maux son ceux de cette maladie……sinon j’ai pensé aussi à la maladie du côlon irritable…… En tout cas mettre un noms sur tout ces maux serais déjà bien.
    Bonne soirée à toi et ta jolie petite famille.

    1. France Tronel dit :

      Mettre un nom sur son mal permet déjà de le soulager ( je trouve) n’hésite pas à me tenir au courant et à le solliciter si besoin !

  11. Amandine dit :

    J’ai 18 ans et j’ai été diagnostiquée coeliaque il y a 3 mois. Pendant 3-4 ans j’avais beaucoup de problèmes gastriques, des insomnies, des sauts d’humeur et j’en passe. Du coup, il y a 3 mois j’ai voulu aller donner mon sang et ils ont découvert que j’avais une anémie sévère. Tout s’est passé très vite, rendez vous chez le médecin, le gastro-entérologue, les prises de sang etc… J’ai également eu une phase où je ne voulais plus rien manger parce que j’avais plus envie de manger quoique ce soit. Mais j’ai été soutenue par mes 2 cousines qui sont aussi coeliaque depuis qu’elles sont petites. Le truc c’est que après, j’étais « jalouse » de ceux qui pouvaient manger tout et n’importe quoi (encore maintenant). Quand je veux faire des soirées avec mes amis, je dois apporter ma nourriture et du coup je suis gênée alors je n’en fais plus. Mes parents stressent quand il y a du monde à la maison qui vient manger.
    Je suis desolée pour tout ce que je viens d’écrire j’en avais besoin . Merci beaucoup pour vos conseils, il y a beaucoup de choses que je ne savais pas.

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