Comment j'ai changé de vie

Et si on arrêtait de se comparer

Et cela n’est pas valable que pour le sport / l’alimentation. Je crois que c’est l’essence même de l’être humain de se comparer et de vouloir sans arrêt se positionner par rapport aux autres.

D’ailleurs la société ne nous aide pas. Il y a des « échelles » et des classements pour à peu près tout. Que ce soit le salaire moyen ou encore le nombre d’enfants, le mode de garde, le rapport poids / taille de la majorité de la population féminine (ou masculine), la taille du logement… Bref, tout (ou presque) est sujet de comparaison.

D’ailleurs, pour ne rien vous cacher, j’ai longtemps été sujette à la « comparativite aigue »  [ ndlr : maladie extrêmement répandue et non moins contagieuse qui consiste à se comparer de façon quasi systématique à son entourage, professionnel ou personnel ]. Et cette comparaison aboutissait (presque) toujours à la conclusion que j’étais moins bien que les autres. Je n’étais pas la meilleure de la classe en mathématiques, mon frère et ma sœur étaient plus doués que moi en dessin, lorsque je suis sortie de mon école de commerce je gagnais moins bien ma vie que les autres, je n’étais encore pas dans la moyenne lorsque l’on parlait d’âge pour passer le permis, pour terminer ses études ou bien encore pour faire sa première fois.

Bref, vous voyez, je n’ai théoriquement jamais été vraiment au dessus du panier.

Et pourtant.

Est ce que je suis moins heureuse ? plus bête ? moins susceptible d’évoluer , de progresser ? Sûrement pas.

Déjà nous avons (très souvent) tendance à comparer des choses (ou des personnes / situations) qui ne sont pas comparables. Lorsqu’une maman active de 3 enfants en coaching me raconte qu’elle n’obtient pas les mêmes résultats sur un programme que telle autre personne. Je réponds que c’est normal. Nous avons tous notre histoire (corporelle, émotionnelle, familiale …), nous avons tous nos contraintes (familiales, professionnelles). Mais elles sont différentes pour chacun d’entre nous. Et il faut en tenir compte pour comparer ce qui est vraiment comparable.

Et puis, imaginons que votre amie Monique soit plus douée que vous en tricot, en peinture (ou en je ne sais quoi d’autre). Elle jalouse peut être votre sens de l’organisation ou votre forme physique !

Nous sommes différents, uniques, et c’est en cela que nous avons tous quelque chose à apporter.

Pour cela il faut s’inspirer, c’est positif, par contre ne pas prendre pour objectif des faux modèles [ visibles notamment sur les réseaux sociaux ] qui n’existent pas dans le monde réel. ( et oui, au risque de vous décevoir … Les réseaux sociaux ne sont pas la vraie vie … Chacun se montre sous son meilleur jour, il faut en avoir conscience et en cela ne pas culpabiliser si vous, vous avez une vraie vie avec des enfants capricieux / une bouée autour du ventre / si vous êtes toujours dans le rush… ).

La seule personne qu’il faut essayer de dépasser c’est nous, le nous d’hier. Essayer de faire de notre mieux chaque jour, d’avancer, de progresser, de repousser ses limites. C’est cela dont nous devons être fier, cela qui doit nous tirer vers le haut et nous aider à progresser.

Car la comparaison ne mène généralement qu’à la mésestime (souvent injustifiée) de soi, à la dévalorisation, à la perte d’envie (et d’énergie).

Alors soyons nous même avec nos valises, nos peurs, nos doutes, nos galères et faisons de notre mieux, chaque jour pour avancer et briller !

source photo : Olivier Gomez

 

Un commentaire sur "Et si on arrêtait de se comparer"

  1. Aurore dit :

    Très bel article.
    J’ai moi-même cette «maladie». C’est juste invivable au quotidien que de ne prendre en compte l’autre que, pour ma part, sur ces critères physiques. Notamment du poids, de la peau, du fait qu’elle soit sportive.Chose que je dois faire depuis mes 10 ans.
    La relation s’en trouve souvent gâcher. Car j’ai tellement honte devant une personne plus jolie, du.moins selon mes critères. Imaginant que cette personne me dénigre constamment qd elle me parle.
    C’est un vrai handicap pour avoir et garder une vie sociale.
    Cela renvoie à soi, a ses douleurs et ses défaites.

    Merci France d’avoir mis cela en avant.

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