Comment j'ai changé de vie

Alimentation végétale

Cela fait un moment que je souhaite vous parler de ce sujet et que l’article reste dans mes brouillons sans que je ne prenne le temps de le terminer. Vous avez du le remarquer, depuis la naissance de Maxence, j’ai eu du mal à jongler entre vie professionnelle, blog et 2 enfants en – très – bas âge. Mais je crois pouvoir dire que ça y est, le rythme est pris et j’espère arriver à être beaucoup plus régulière dans les publications ici. 

— Revenons en à nos moutons —

Après ma seconde grossesse j’ai ressenti beaucoup de douleurs, inflammations, désordres intestinaux. Je ne sais pas bien comment vous l’expliquer mais j’ai ressenti au fond de moi, tant physiquement que psychologiquement, le besoin d’encore plus revenir à une alimentation (et à un mode de vie)  “naturel”. Par naturel entendez dans mon esprit “proche de la nature”, sans transformation, que ce soit au niveau alimentaire ou au niveau personnel, beaucoup plus de randonnées en forêt, beaucoup moins de bruit, d’agitation, quasiment plus d’écran.  Bref, en fait, une réelle volonté de revenir à ce qui fait mon essentiel et mon vital, à moi. Pour moi mais aussi pour ma petite tribu.

Encore une fois, je vous partage ici mon cheminement, ma façon de faire, ma vision des choses, ce n’est pas une méthode miracle, ce n’est pas la meilleure des façons de faire, certainement pas l’unique, l’essentiel, à mon sens est d’être soi même en phase avec ses choix, alimentaires, et plus généralement, de vie.

Vous l’aurez compris dans le titre : notre (je dis “notre” parce que ce sont, aussi des changements familiaux, j’y reviens ensuite) alimentation est devenue principalement végétale et – plus –  vivante.

Donc, au quotidien, ça donne quoi ? (chez nous) :

  • Une alimentation + végétale : 80% végétalienne pour moi, 80% végétarienne pour mon mari et ma fille ( à la question : quid du 100 % ?  Je ne sais pas. Ce n’est pas un objectif en soi. Notre seul objectif, à chacun c’est de manger par plaisir, sans ressentir de frustration – si demain, j’ai ( par exemple ) très envie d’un oeuf à la coque ou de poisson, j’en mangerais – j’ai un passif trop lourd de troubles alimentaires pour me priver, encore moins, me frustrer – et d’être en santé)

 

  • Des légumes crus et.ou cuits à basse température.
    • Par exemple, j’ai renoué quasiment quotidiennement avec les entrées de crudités. Je n’ai jamais vraiment eu la “culture” de l’entrée (c’est assez familial, environnemental je pense !) le seul endroit / la seule période durant laquelle j’ai consommé des entrées a été lorsque je mangeais au restaurant d’entreprise le midi il y a quelques années. Depuis, c’était plat unique. J’ai donc de nouveau renoué avec les entrées.

Pourquoi ? :

    • Manger des crudités aide à réguler la satiété, en effet, ils nécessitent une mastication plus prolongée qui va libérer de l’histamine, l’hormone de la satiété. De plus, cela augmente la durée du repas, la satiété arrive au bout d’une vingtaine de minutes de prise alimentaire, manger plus lentement et plus longtemps est donc très positif afin de renouer avec l’effet satiétant.
    • Les légumes consommés crus permettent de maintenir intacts l’apport en vitamines, nutriments et enzymes.  Enzymes qui  favorisent la bonne digestion et l’élimination des toxines. [ Je ne vous parle pas de manger uniquement cru ! ]
    • A la maison on privilégie la cuisson au four basse température ou la cuisson vapeur qui permet de conserver les nutriments des aliments

 

  • Des fruits crus et en dehors des repas : Généralement dans la matinée et au goûter. J’en consomme entre 2 et 4 par jour, surtout l’été. En dehors des repas, parce que je les digère mieux. Ma fille par exemple en mange à tous les repas (+1 dans la matinée généralement), surtout à cette période de l’année !

 

  • Des jus, en général 1 par jour, le matin à jeun, souvent un jus vert (ou un smoothie vert) dans lequel je glisse mes superaliments. 

Parfois j’en fais au goûter surtout en ce moment, avec les fortes chaleurs. J’utilise les “résidus” pour les mettre dans des yaourts ou dans des soupes (vous avez dans cet article des idées pour utiliser votre pulpe, c’est quand même trop dommage de jeter !)

 

  • Des graines (entières et germées) : généralement saupoudrées ou ajoutées dans les crudités. Je vous avez rédigé un article sur les crudités juste ici

 

  • Des épices (beaucoup beaucoup) – d’ailleurs en écrivant cela je réalise qu’il faut vraiment que je me lance dans un rangement de l’armoire (oui, carrément :D) à épices.

 

  • Des oléagineux (entiers ou en purée). J’ai reçu beaucoup de messages du type ” les oléagineux c’est trop gras” ou au contraire ” on peut en manger à volonté c’est sain”. La “vérité” (s’il y en a une ..) est entre 2. Oui les oléagineux c’est gras (puisque ce sont des plantes cultivées pour faire … de l’huile !) mais ils contiennent majoritairement des acides gras mono-insaturés et sont en plus riches en fibres et en protéines (plutôt une bonne nouvelle dans une alimentation végétale). Ensuite, oui, ce sont généralement de “bonnes graisses”. Mais, cette conclusion découle du point 1 – c’est gras donc pas ” à volonté “. D’ailleurs, aucun aliment n’est, à mon sens, à consommer ” à volonté “, la vérité ce sont vos sensations alimentaires. Trop de carottes, cela reste “trop”.

 

  • Des céréales et légumineuses (et du pain maison) : (presque) à tous les repas, voire en collation, sans “obligation”.

 

  • Quid des desserts ? Très peu voire pas. Personnellement après le plat j’ai très rarement encore faim pour un dessert. J’aime beaucoup le fromage mais je le consomme avec beaucoup plus de parcimonie qu’auparavant. Idem pour les yaourts (végétaux), je crois que les faire maison (tout comme le pain) m’aide à plus les savourer 😀 (c’est bête mais du coup je suis plus dans la “conscience” du truc). Bien sûr, 1 fois par semaine environ on fait un gâteau avec Camille (généralement le mercredi c’est pâtisserie !), là  mon plaisir c’est de le savourer en le coupant en tous petits morceaux, et avec un peu de café (là aussi, une fois par semaine, avec le gâteau, je crois que je tiens ça de ma grand mère !). Le sucré est devenu de plus en plus rare au fil des années, l’envie et le “besoin” se fait beaucoup moins grande. D’ailleurs je vous parlais “sucre” dans cet article. Vous me posez régulièrement la question : Quid de Camille ? La même chose que pour nous. Le mercredi (ou le week-end si elle est chez ses grands parents le mercredi) on prend beaucoup de plaisir à patisser ensemble, elle mange du gâteau, sans soucis, mais ce n’est pas son goûter de tous les jours, c’est aussi une inconditionnelle du chocolat (noir), là aussi elle en mange lorsque nous en avons pour la maison (et si ce n’est pas le cas, elle a des grands parents gourmands :))

 

  • Et à l’extérieur ? Je vais être honnête : on mange très peu au restaurant. Peut être 1 à 2 fois par an en moyenne – la dernière fois c’est en Avril 2018 –  (d’ailleurs, pour notre anniversaire de mariage dans quelques jours monsieur a reservé dans un très bel endroit, et s’est arrangé pour faire garder les enfants, mais chut, il ne sait pas que je sais 😀 ). On fait le choix du “peu” mais de belles tables (question de point de vue !)  Quant à notre entourage proche il se tourne de plus en plus vers ce type d’alimentation aussi mais si ce n’est pas le cas, aucun problème, le plaisir d’être ensemble passe avant tout. 

 

  • Quid du transformé ? : C’est rare, mais cela arrive. Nos producteurs de légumes font des soupes, des légumes en conserve, etc, nous en avons toujours 3/4 boites en dépannage. C’est OK ! [ Clairement, je préfère parfois ouvrir une conserve et avoir du temps pour apaiser la soirée que de faire à manger avec les hurlements des enfants en fond sonore, mais c’est rare parce que j’anticipe généralement beaucoup les repas, et surtout qu’ils sont vite faits : rien de plus simple et rapide que de mettre des asperges ou du chou fleur dans le cuit vapeur et de faire chauffer de l’eau avec des lentilles)

Bref, vous voyez rien d’exceptionnel, en fait, je crois que, comme pour tout dans notre quotidien, on essaye de revenir à l’essentiel, on simplifie, on lâche prise sur certaines choses et on se focalise sur d’autres. Cela sera peut être amené à évoluer en fonction des envies de chacun, au fur et à mesure que les enfants vont grandir. Ce n’est pas grave, au contraire c’est riche de naviguer au gré des envies de chacun et de cheminer.

 

Photo Pixabay

Un commentaire sur "Alimentation végétale"

  1. EgN dit :

    Bonjour France, avez vous une recette de yaourt végétal (par exemple au lait d’amande ou de coco) à faire en yaourtière? Testé 3 fois mais aucune prise..
    Merci
    Bien à vous
    EgN

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